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Il est temps de réorganiser le tourisme en Thaïlande

par Redaction Thaïlande
Il est temps de réorganiser le tourisme en Thaïlande

Un constat sur la situation du tourisme en Thaïlande, les points positifs et ce qu'il faudrait faire pour rendre le voyage des étrangers plus facile et sécuritaire.

Un éditorial du journal Bangkok Post :

Dans l'espoir de donner un coup de pouce au tourisme dans l'ère post-pandémique du 1er octobre, le gouvernement a révisé ses règles en matière de visas, prolongeant la validité de certains visas pour inciter les touristes étrangers à se rendre dans le royaume.

Mais cette mesure, bien que remarquable, reste insuffisante.

Selon la porte-parole du gouvernement, Traisulee Traisornkul, les règles qui entreront en vigueur le 1er octobre permettront aux détenteurs d'un passeport ayant droit à un visa à l'arrivée (VOA) de rester jusqu'à 30 jours au lieu de 15 actuellement.

Dans le même temps, les séjours sans visa pour les personnes originaires de pays ayant conclu des accords bilatéraux avec la Thaïlande (dont la France, la Belgique, la Suisse et le Canada) passeront de 30 à 45 jours.

Voir : La Thaïlande allonge officiellement la durée des visas à l'arrivée

Ces changements, bien accueillis par le secteur du tourisme, resteront en vigueur jusqu'au 31 mars.

De toute évidence, il s'agit d'une excellente occasion de revivifier le tourisme, moteur essentiel de l'économie.

Avant que Covid-19 ne frappe en janvier 2019, le secteur représentait 12 % du PIB.

Agoda, la plateforme de voyage en ligne axée sur l'Asie, a noté que la Thaïlande se classe parmi les premiers pays d'Asie pour un rebond du tourisme après la pandémie.

Il y a des signaux positifs de la part des voyageurs étrangers ainsi que des voyageurs nationaux suite à l'assouplissement des restrictions connexes.

Voir : Le tourisme en Thaïlande renaît prudemment selon Agoda

Le taux de recherche des voyageurs potentiels est en hausse depuis le début de l'année, ce qui constitue une lueur d'espoir pour les opérateurs touristiques.

Mais l'État ne doit pas s'arrêter là.

Il doit investir davantage dans l'amélioration des infrastructures liées au tourisme, notamment dans le secteur des voyages.

Pour commencer, il est de notoriété publique que voyager à Bangkok peut être une expérience frustrante en raison des embouteillages et de la pollution atmosphérique.

De nombreux touristes se plaignent d'avoir été arnaqués par des chauffeurs de taxi qui refusent d'allumer leur compteur, sans parler des fréquents dépassements de prix pratiqués par les tuk-tuks.

Le dernier cas d'un conducteur de tuk-tuk qui a été condamné ce mois-ci à une amende pour avoir été impoli et agressif envers un couple de Singapour n'est qu'un exemple flagrant de ce malaise.

Voir : Un chauffeur de tuk tuk sanctionné après avoir agressé des touristes en Thaïlande

Pour le résoudre, il faut que les autorités appliquent strictement la loi.

Sinon, ce genre de mauvais comportement sapera la réputation de la Thaïlande en matière d'hospitalité de premier ordre et entachera l'image du pays.

Voir : La police touristique de Thaïlande lance la chasse aux taxis malhonnêtes

Pendant ce temps, les services de bus publics à Bangkok ne sont pas non plus à la hauteur : manque de ponctualité, horaires vagues et absence de données sur les itinéraires en anglais.

L'orthographe incohérente des destinations pose également problème, ce qui peut provoquer des malentendus et rendre difficile pour les touristes de planifier l'itinéraire de leur journée.

Les provinces touristiques comme Phuket, où les bus et les autres formes de transport public sont rares, sont connues pour exploiter cette situation afin de soumettre les touristes à des prix abusifs.

En outre, c'est un secret de polichinelle que la "mafia des taxis" contrôle ses territoires respectifs et ne supporte pas la concurrence.

À long terme, l'État devrait envisager de mettre en place, ou du moins d'améliorer, des transports de rabattement tels que les bus dans les provinces, ce qui profiterait grandement aux voyageurs étrangers comme aux habitants.

La Thaïlande sert également de porte d'entrée aux pays voisins.

Les agences et les autorités devraient coopérer avec leurs homologues de l'autre côté de la frontière afin de mettre en place un réseau de transport sans faille et un système de rabattement plus efficace pour stimuler les arrivées.

La sécurité est une autre question clé.

Si une surveillance stricte de la part des autorités est importante, le gouvernement doit impliquer les communautés locales pour s'assurer que leurs zones sont sûres pour tous.

Car lorsqu'il s'agit d'hospitalité, il ne peut y avoir de compromis.


Source : Bangkok Post

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2 commentaires

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Christopher 23 septembre 2022 - 15 h 45 min

Ce n’est qu’un espoir bien intentionné.

Mais il ne faut pas se leurrer, il ne réalisera pas avec une junte au pouvoir qui a montré son incompétence et son incompréhension dans tous les domaines.
L’ouverture et la fermeture du pays sont un exemple.
Y a-t-il des études pour savoir combien d’expatriés sont partis pour ne pas revenir.?
C’est au-dessus de compétence très certainement.

Réponse
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Germain 25 septembre 2022 - 14 h 37 min

Beaucoup, et ce n’est pas fini avec l’assurance obligatoire qui augmente au 1er octobre.

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