Une nouvelle crise de pollution atmosphérique se profile en Thaïlande, avec une hausse attendue des particules fines PM2,5 jusqu’au 25 janvier.
- Les autorités thaïlandaises alertent sur une hausse généralisée des particules fines PM2,5 jusqu’au 25 janvier.
- À Bangkok, au moins 15 districts ont déjà atteint un niveau de pollution de l’air jugé nocif pour la santé.
- Le nord, le centre et le nord-est du pays figurent parmi les régions les plus touchées, avec des dépassements des normes de sécurité.
- Des dizaines de provinces enregistrent des niveaux de PM2,5 supérieurs aux seuils recommandés, selon les autorités.
- La pollution atmosphérique est devenue la première préoccupation environnementale des Thaïlandais, devant le changement climatique.
Hausse généralisée des PM2,5 annoncée jusqu’au 25 janvier
Le Centre d’information sur la qualité de l’air de Bangkok et le Département de contrôle de la pollution (PCD) ont déclaré :
« Les prévisions pour la période du 19 au 25 janvier indiquent une augmentation généralisée des particules fines : Bangkok, les plaines centrales, le nord et le nord-est étant les régions les plus exposées. »
Bangkok déjà classée à un niveau de pollution nocif pour la santé
À Bangkok, au moins 15 districts ont déjà enregistré une qualité de l’air de « niveau orange », considérée comme nocive pour la santé, notamment Ratchathewi, Pathumwan, Bang Rak, Chatuchak, Lat Krabang et Sathon.
Le nord, le centre et le nord-est parmi les régions les plus touchées
Au niveau régional, le nord-est et le centre sont les plus touchés, avec des concentrations de PM2,5 dépassant les normes de sécurité dans presque toutes les zones surveillées.
Le nord-est a enregistré des niveaux atteignant 66 microgrammes par mètre cube, tandis que certaines parties du nord et de l’est ont également commencé à dépasser les limites de sécurité.
Le sud reste la seule région où la qualité de l’air est globalement bonne.
Des dizaines de provinces dépassent les normes de sécurité
Le Centre de communication sur la réduction de la pollution atmosphérique a déclaré que lundi, des niveaux de PM2,5 supérieurs à la norme avaient été détectés dans des dizaines de provinces.
Notamment à Bangkok et ses environs, à Pathum Thani, Nonthaburi, Ayutthaya, Khon Kaen, Nakhon Ratchasima et Chon Buri.
La pollution devrait s’intensifier à nouveau à Bangkok et dans les provinces environnantes les 24 et 25 janvier.
La pollution de l’air, première inquiétude environnementale des Thaïlandais
Dans un contexte de détérioration des perspectives, l’Institut thaïlandais pour l’environnement (TEI) a publié les résultats d’une récente enquête nationale sur les crises environnementales.
Cette enquête, qui a porté sur plus de 1 000 personnes, a révélé que plus de 88 % d’entre elles subissaient des effets modérés à graves liés aux problèmes environnementaux.
La pollution atmosphérique est arrivée en tête des préoccupations, citée par 42 % des personnes interrogées, suivie par le changement climatique (22 %) et la pollution par les déchets (15 %).
Voir : Les cancers du poumon augmentent en Thaïlande à cause de la pollution de l’air
Une pression croissante sur les responsables politiques
Le directeur du TEI, Wijarn Simachaya, a déclaré que le public souhaite que les partis politiques accordent la priorité à une loi sur la qualité de l’air, à une gestion intégrée de l’eau et à des systèmes zéro déchet.
Il a ajouté que le TEI soumettra des propositions politiques au prochain gouvernement avant les prochaines élections.
Cette attente intervient alors que les épisodes de pollution se multiplient d’année en année.
Voir aussi :
Thaïlande : smog toxique dangereux dans 45 provinces jusqu’au 23 janvier
Thaïlande : la loi sur la qualité de l’air en danger malgré 32 000 décès annuels
La Thaïlande adopte 7 nouvelles lois pour lutter contre la pollution de l’air
Source : Bangkok Post
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1 commentaire
Il est triste de constater qu’année après année, ces épisodes de pollution sont toujours présents au même moment et aux mêmes endroits.
Les causes sont multiples: absence de vent et de pluie, rizières et champs que les paysans brûlent pour les nouvelles récoltes, usines construites sans filtre antipolluants et trop grand nombre de voitures sont les causes qui alimentent ce phénomène.
Personne ne dit que résoudre ce problème sera facile mais il faut que ça devienne un vrai sujet lors des prochaines élections.
Car il faut un cadre législatif, de l’argent et une volonté forte pour attaquer ce fléau qui tue des dizaines de milliers de Thaïlandais chaque année.
Remarquez il faudrait aussi une politique de l’eau et de traitements de déchets aussi mais s’attaquer à la pollution est vraiment prioritaire.
Et de l’argent il va en falloir beaucoup, jugez plutôt:
— Les Thaïlandais n’abandonneront jamais leur voiture donc favorisons la voiture électrique en augmentant drastiquement le nombre de points de recharge et en incitant les automobilistes à changer de véhicules.
Par exemple tous les dimanches ou les jours de grande pollution, seules les voitures électriques peuvent rouler.
Prime au remplacement d’un véhicule à essence ou diesel par une voiture électrique.
Mais ça suppose d’investir dans des infrastructures de production d’électricité et de bornes.
— Imposer aux usines de mettre des filtres antipolluants sur leurs cheminées.
Certains fermeront mais d’autres ont les moyens.
— Les paysans sont le sujet le plus délicat car il s’agit d’une pratique ancestrale et la plupart n’ont pas l’argent pour acheter des engrais pour remplacer la technique du brûlage.
Il faut donc éduquer et créer un fond d’aide pour vendre des engrais non nocifs à bon marché.
Il a sûrement d’autres solutions et je ne doute pas que les Thaïlandais puissent en trouver car il ne manque pas d’idée sur le sujet.
Reste la volonté politique.
Ces mêmes politiques qui sont persuadés que leurs appareils IQ Air les protègent des effets de la pollution.
Hélas mes bons messieurs vos Iq air sont impuissants contre les fines particules de pollution, il faudrait vous enfermer dans des pièces étanches avec des appareils de filtration de l’air comme dans les bunkers anti-atomiques pour que vous soyez protégés.
Donc vous et vos enfants respirez la même mer… que nous.