Le ministre des Finances thaïlandais alerte sur la chute des investissements et appelle à des réformes pour relancer la croissance économique du pays.
Le ministre des Finances, Pichai Chunhavajira, a prononcé un discours liminaire lors de l’ouverture du « Forum sur l’investissement en Thaïlande 2025 : la Grande Dépression » ce samedi 7 juin.
Il a présenté les mesures budgétaires prises par le gouvernement pour relancer l’économie, renforcer la confiance des investisseurs et redynamiser le marché des capitaux thaïlandais.
Ce forum, organisé par Krunthep Turakij, Thansettakij et Post Today, a permis au ministre Pichai de présenter sa vision sous le thème :
« Faire avancer la Thaïlande : mesures budgétaires pour relancer l’économie, renforcer la confiance et redynamiser le marché des capitaux thaïlandais. »
Une stratégie claire est essentielle pour la confiance des investisseurs
Le ministre Pichai a souligné l’importance cruciale de définir des stratégies et des orientations nationales claires afin de rassurer les investisseurs.
Il a insisté sur le fait que toute mesure introduite doit avoir des objectifs transparents visant à stimuler véritablement le progrès économique et la croissance durable.
Le ministre des Finances a souligné le rôle du gouvernement dans le renforcement de la confiance des investisseurs, qu’il a identifié comme fondamental pour augmenter les niveaux d’investissement et stimuler l’économie thaïlandaise.
L’investissement : au cœur de la croissance économique
S’appuyant sur des données historiques, le ministre a illustré la corrélation directe entre les niveaux d’investissement et la croissance économique.
Il a évoqué les périodes de forte croissance économique de la Thaïlande, soulignant que les bons résultats économiques (tels qu’une croissance du PIB atteignant 10 % ou plus) coïncidaient généralement avec un ratio investissement/PIB de 40 à 50 %.
Ces exemples historiques montrent comment des investissements importants, qu’ils proviennent du secteur privé ou public, créent un cercle vertueux qui se traduit par une augmentation de l’emploi, de la consommation et, par conséquent, du PIB.
Cependant, la situation actuelle présente un contraste frappant.
Le ministre des Finances a révélé que le ratio investissement/PIB de la Thaïlande est tombé à environ 6 %, ce qui est nettement inférieur aux niveaux historiques et bien en deçà de la norme mondiale de 30 à 40 %.
Cette réduction spectaculaire des investissements a un impact direct sur le potentiel de croissance global de l’économie.
Relever les défis en matière d’investissement
Pichai a reconnu que la baisse des niveaux d’investissement en Thaïlande représente un problème systémique de longue date plutôt qu’un revers temporaire.
Il a souligné plusieurs domaines clés nécessitant une intervention urgente du gouvernement afin de créer un environnement plus propice à l’investissement :
Le gouvernement doit revoir et moderniser la législation obsolète qui entrave l’investissement, en rationalisant les procédures et en facilitant les processus pour les investisseurs nationaux et étrangers.
Les investissements publics dans les infrastructures essentielles, notamment les systèmes de transport, les réseaux énergétiques et la connectivité numérique, sont essentiels pour soutenir les nouveaux investissements et renforcer la compétitivité du pays.
Les investissements doivent se concentrer sur les secteurs à fort potentiel qui correspondent aux objectifs de développement national, tels que les industries de haute technologie, la transformation agricole et le tourisme, afin de créer de la valeur ajoutée et de mieux répartir les revenus.
Voir aussi :
Face à la crise, les bœufs sacrés offrent un signe d’espoir à la Thaïlande
Crise imminente en Thaïlande : le marché immobilier vacille
Tourisme en crise : la Thaïlande répond aux critiques des voyageurs étrangers
Thaïlande : crise dans la restauration face à une chute du pouvoir d’achat de 40 %
Crise du crédit : la Banque de Thaïlande tire la sonnette d’alarme
Vers une crise financière majeure en Thaïlande ?
Source : The Nation Thailand
Préparez votre voyage en Thaïlande
Souscrire une assurance voyage
Réservez bus, train, bateau en Thaïlande
Gérer son argent en voyage avec Wise
Voyage sur mesure avec Evaneos
Si nos actualités, nos informations touristiques ou culturelles vous ont été utiles et que vous souhaitez nous remercier :
Vous pouvez nous suivre sur :
Twitter, LinkedIn, Facebook, Google Actualités
Ou installer notre application :
Installez l’application de Toute la Thaïlande sur votre smartphone
2 commentaires
Comment voulez-vous que les investissements soient au vert en Thaïlande quand le pays subit la rage taxatoire de Donald Trump sans avoir les outils et les armes nécessaires pour contrecarrer les effets de ces mesures qui plombent les exportations vers les États-Unis ?
Et ce n’est évidemment qu’un aspect du problème global, avec entre autres soucis liés à l’économie et aux finances de l’Etat, un Bath fort, éternellement au-dessus de sa valeur réelle par rapport au marché international des échanges boursiers, mal adapté aux réalités économiques du pays et artificiellement surévalué par des décisions unilatérales sur fond de désaccord et de bras de fer entre la direction de la Banque centrale de Thaïlande et le gouvernement Shinawatra pour maintenir cette politique, et qui ne favorise pas la balance des exportations manufacturières dans les domaines de l’alimentation et de l’ensemble des biens de consommation exportés, des secteurs industriels de la robotique et des technologies de l’IA, des produits finis et pièces détachées dans l’automobile, la technologie informatique, les industries de transformations, etc, etc…
Ajoutez à cela la situation géopolitique régionale, les problèmes de santé publique et d’environnement toxique de la faune, de la flore et de l’habitat rural des populations des provinces à la frontière avec la Birmanie, et les tensions militaires avec le Cambodge qui flirtent dangereusement avec un conflit régional armé pour quelques dizaines de mètres d’une frontière mal délimitée depuis des dizaines d’années, et dont l’enjeu dérisoire en comparaison des risques encourus est constitué de quelques arpents de terrain entre jungle montagneuse économiquement stérile et vieilles pierres en ruines d’un temple mythique…, et nous voilà avec le triste bilan actuel d’une Thaïlande qui perd ses eaux (en attendant les prochaines inondations !) et qui d’ici quelques semaines va accoucher d’un bilan économique du premier semestre 2025 pour lequel personne ne débouchera le champagne !
Économiquement, la Thaïlande ne se « vend » plus, la Thaïlande est devenue un pays « coûteux », la Thaïlande, qui a perdu depuis la crise Covid dont elle ne s’est jamais vraiment redressée, tous ses atouts qui favorisaient les nombreux investissements étrangers dans tous les domaines…
Même le tourisme international (ne parlons pas du tourisme national moribond, étant donné la dette colossale des ménages et la baisse tout aussi importante du pouvoir d’achat des thaïlandais, jusqu’à 40 % pour certains produits de consommation), que l’on croyait revenu en pleine gloire de ses années « pré-covid », subit en cette année 2025, qui aurait dû être l’année de nouveaux records, des revers en cascade, conséquences d’une politique orientée vers des horizons de choix de société au-dessus de ses moyens et de mesures fiscales, sociales et d’immigration mal adaptées à la réalité thaïlandaise, creusant ainsi encore un peu plus le fossé existant entre les rêves (cauchemars) des élites politiques et autres responsables gouvernementaux et économiques d’une part et la population active dont les moyens de prospérité et d’investissement ont fondu comme neige au soleil, conséquences d’un gaspillage des finances publiques dans des opérations de « soutien » de l’économie intérieure qui n’ont fait que vider les caisses de l’État en augmentant la dette publique et placer le PIB 2025 au bord un déficit historique !!!
Et le gouvernement, jamais à court de déclarations mettant en avant les solutions à mettre en œuvre en théorie seulement (après le constat des mesures prises depuis le bilan économique de 2024), se retrouve plus que jamais à l’échéance proche d’un 1ᵉʳ semestre très pessimiste par rapport aux ambitions affichées et sans pouvoir mettre en chantier une refonte totale nécessaire de son économie globale par manque de moyens financiers gérés en bon père de famille.
Comment voulez-vous dans ces conditions que des investisseurs, qu’ils soient thaïlandais ou internationaux, trouvent des raisons d’investir dans l’avenir d’un pays dont la prospérité semble s’éloigner de mois en mois ???
Reste une question fondamentale qui apparaît peu dans toute la presse spécialisée du pays : le gouvernement en place compte-t-il dans ses rangs ministériels les bonnes personnes compétentes et élites économico-financières capables de relever le pays du marasme économique dans lequel il surnage depuis fin 2024 ou la Thaïlande a-t-elle atteint son seuil maximal de cerveaux « HPI » (haut potentiel intellectuel) sans disposer des ressources d’un ou de plusieurs « supermen » sauveurs de la nation et capables de redresser le gouvernail d’un Titanic thaïlandais ???
Un iceberg dans votre Mojito, Miss Shinawatra ?
Abrège frère !