La Thaïlande a lancé un nouvel avertissement contre les incendies illégaux, évoquant de lourdes peines de prison et des amendes.
- La Thaïlande durcit la répression contre les feux illégaux responsables des PM2,5.
- Le brûlage de déchets, agricole ou forestier expose à de lourdes peines de prison et à des amendes élevées.
- Les incendies de forêt peuvent être punis jusqu’à 20 ans de prison et 2 millions de bahts d’amende.
- Les autorités appellent le public à signaler tout feu illégal via des numéros d’urgence.
Face à l’aggravation de la pollution de l’air, les autorités ont renforcé la surveillance et la répression des incendies illégaux dans les forêts, les terres agricoles et les espaces ouverts, et le gouvernement a mis en garde contre des sanctions sévères.
Voir : Bangkok asphyxiée : appel au télétravail face à un pic de pollution dangereuse
Une répression renforcée contre les feux illégaux responsables des PM2,5

Rizières dans la province de Nakhon Nayok, après un incendie massif qui a aggravé la pollution de l’air à Bangkok en janvier 2026. Photo : Thai PBS World
Les autorités ont demandé à tous les organismes concernés de surveiller de près les conditions de smog et de PM2,5 et d’appliquer strictement les lois réglementant les feux à ciel ouvert et les feux dans les zones contrôlées.
La porte-parole adjointe du gouvernement, Airin Phanrit, a déclaré que les mesures d’application couvrent plusieurs formes de brûlage qui contribuent à la pollution de l’air et aux risques pour la sécurité publique.
Brûlage de déchets et feux à ciel ouvert : des sanctions pénales déjà en vigueur
Le brûlage de déchets ou d’autres matériaux sur une propriété privée ou dans des zones publiques qui causent une nuisance publique peut entraîner jusqu’à trois mois de prison, une amende pouvant atteindre 25 000 bahts (668 euros), ou les deux, en vertu de la loi sur la santé publique.
Les autorités locales ont le pouvoir d’ordonner l’arrêt de ces activités, et des sanctions s’appliquent si l’ordre est ignoré.
Le brûlage le long des routes ou à moins de 500 mètres d’une voie publique, lorsque la fumée ou les conditions associées mettent en danger la sécurité routière, est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 1 000 bahts (26,74 euros) en vertu de la loi sur la circulation routière.
Brûlages agricoles : jusqu’à sept ans de prison en cas de danger

Feu de canne à sucre en Thaïlande.
Les feux dans les zones agricoles, tels que les champs de canne à sucre ou les chaumes de riz, sont punis par le Code pénal d’une peine pouvant aller jusqu’à sept ans d’emprisonnement et d’une amende pouvant atteindre 140 000 bahts (3 744 euros), ou les deux.
Incendies de forêt : des peines pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison
Des sanctions sévères s’appliquent aux incendies de forêt.
Les infractions commises dans les parcs nationaux ou les réserves naturelles sont punies d’une peine d’emprisonnement de 4 à 20 ans et d’une amende de 400 000 à 2 millions de bahts (10 697 à 53 486 euros).
Dans les zones forestières nationales protégées, les sanctions vont de 1 à 10 ans d’emprisonnement et de 20 000 à 200 000 bahts (534 à 5 347 euros) d’amende, pouvant aller jusqu’à 4 à 20 ans d’emprisonnement et 2 millions de bahts d’amende si la superficie brûlée dépasse 25 rai (40 000 m2).
Le gouvernement a appelé les agriculteurs et le public à coopérer en s’abstenant de brûler afin de contribuer à réduire la pollution par les PM2,5, qui présente de graves risques pour la santé à court et à long terme et affecte l’économie et la société.
Signalement des feux illégaux : les autorités appellent à la coopération du public
Les personnes qui sont témoins d’incendies de forêt, de brûlage de déchets ou de feux à ciel ouvert sont invitées à signaler ces incidents via des lignes d’assistance téléphonique disponibles 24 heures sur 24.
Notamment le Département de la prévention et de l’atténuation des catastrophes au 1784, le Département des parcs nationaux, de la faune et de la flore sauvages au 1362, le Centre Damrongtham au 1567 et la police au 1599.
Récompense pour trouver les responsables de l’incendie criminel qui a asphyxié Bangkok

Pollution de l’air à Bangkok. Photo : The Nation Thailand
Une récompense de 10 000 bahts est proposée par l’administration provinciale de Nakhon Nayok pour toute information permettant l’arrestation des auteurs d’un incendie criminel de grande ampleur dans le district de Pak Phli.
Le feu a ravagé environ 1 520 hectares de rizières déjà récoltées, provoquant un important nuage de fumée qui a assombri le ciel au-dessus de Nakhon Nayok et de Bangkok, dégradant fortement la qualité de l’air et accentuant la pollution aux PM2,5.
Face à la situation, le gouverneur de Bangkok, Chadchart Sittipunt, a dépêché des équipes de secours comprenant des camions de pompiers à haute pression, des camions-citernes et du personnel spécialisé pour appuyer les opérations d’extinction.
Les autorités locales ont indiqué que les incendies avaient été maîtrisés, tout en maintenant une présence sur le terrain pour prévenir tout nouveau départ de feu.
Source : NBT World, Thai PBS World
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1 commentaire
Je cite : « Une récompense de 10 000 bahts est proposée par l’administration provinciale de Nakhon Nayok pour toute information permettant l’arrestation des auteurs d’un incendie criminel de grande ampleur dans le district de Pak Phli. » Fin de citation.
Une solution, imparfaite, je le reconnais, quand on établit une responsabilité légale de fait, serait de rendre les propriétaires des rizières responsables de l’entretien de leurs cultures et notamment du traitement des paillis post-récolte.
Dans le cas évoqué dans cet article et la photo à Nakhon Nayok, facile de retrouver le propriétaire !
Je ne suis pas ingénieur agronome, mais les Thaïlandais ont-ils déjà essayé au moins une fois, comme nos fermiers le font pour certaines cultures d’engraissement du sol, de retourner les terres agricoles directement après la récolte du riz et du foin (de septembre à fin octobre) pour enfouir et mélanger les déchets organiques avec la terre au lieu de les brûler ?
L’enfouissement et la saison des pluies à partir d’avril achevant le travail avant le repiquage en juillet des jeunes plants et la prochaine récolte…
Ça vaudrait le coup d’essayer, non ?
Peut-être utiliser l’argent des amendes pour le redistribuer aux fermiers qui appliqueront cette politique agricole du « zéro brûlis » ?
Question d’éducation « agricole » et de changement de mentalité de la population rurale aussi !
Mais bon, je ne suis pas thaïlandais, donc, forcément, je fais fausse route et je n’y connais rien… nada… que dalle !!!