Pour de nombreux touristes étrangers, le plus grand danger en Thaïlande n’est pas la criminalité, la maladie ou les arnaques, mais bien la route.
- La route est le premier danger pour les touristes en Thaïlande, bien devant la criminalité ou les arnaques.
- Les longs trajets nocturnes, la fatigue des chauffeurs et les minibus peu réglementés multiplient les risques.
- L’accident mortel de Wang Nam Khiao illustre les failles structurelles du transport touristique.
- Les routes de montagne comme l’autoroute 304 restent parmi les plus dangereuses du pays.
Malgré l’image de paradis de vacances décontracté que renvoie le pays, la Thaïlande se classe régulièrement parmi les pays les plus meurtriers au monde en matière d’accidents de la route.
Voir : Les accidents de la route en Thaïlande causent 48 décès par jour
Les longs trajets nocturnes, les conducteurs épuisés, les minibus peu réglementés et les autoroutes de montagne dangereuses constituent un cocktail risqué que les visiteurs comprennent rarement avant qu’il ne soit trop tard.
L’accident de Wang Nam Khiao révèle les failles du transport touristique

Accident sur la route de Wang Nam Khiao dans la province de Nakhon Ratchasima (Korat) dans le nord-est de la Thaïlande.
L’accident de Wang Nam Khiao, survenu le 5 janvier, en est un exemple typique.
Une camionnette de transport de passagers non régulière a quitté Pattaya avant l’aube, a parcouru plus de 200 kilomètres, s’est arrêtée brièvement, puis a continué sur l’une des courbes descendantes les plus dangereuses de l’autoroute 304.
Le conducteur a par la suite admis s’être endormi au volant.
Deux passagers sont décédés, quatorze ont été blessés.
Pour les touristes étrangers, ce scénario est profondément troublant, car il semble systématique et non exceptionnel.
Et cela ne concerne pas uniquement les minibus, voir :
Les accidents de bus publics en Thaïlande augmentent de 46,5 %
Minibus non réguliers : des chauffeurs épuisés et peu encadrés

Accident de minibus à Chiang Mai en novembre 2023. Photo : Mgronline
De nombreux visiteurs supposent que les chauffeurs professionnels sont strictement réglementés, bien reposés et surveillés de manière professionnelle.
En réalité, les minibus non réguliers opèrent souvent dans une zone grise : longues heures de travail, salaire lié au nombre de passagers, repos minimal et itinéraires qui incluent certains des terrains les plus dangereux de Thaïlande.
Et c’est sans parler des chauffeurs qui utilisent des drogues comme le Yaba (métamphétamine) pour lutter contre la fatigue.
Les routes de montagne comme l’autoroute 304, en particulier dans des régions telles que Wang Nam Khiao, sont tristement célèbres, même parmi les habitants.
Les virages en descente serrés, les vitesses élevées, les camions lourds et la fatigue se combinent pour former un cocktail mortel.
Des panneaux d’avertissement existent, mais l’application de la loi, le contrôle de la vitesse et les contrôles de fatigue des conducteurs restent insuffisants.
Ce que les touristes découvrent trop tard sur les routes thaïlandaises

Touristes sur une moto en Thaïlande. Photo : Nomadtrips
Pour les étrangers, en particulier ceux qui visitent le pays pour la première fois, la prise de conscience arrive tardivement :
La partie la plus dangereuse d’un séjour en Thaïlande n’est peut-être pas la vie nocturne ou les sports d’aventure, mais le trajet entre les différentes destinations.
Tant que les heures de travail des conducteurs ne seront pas strictement contrôlées, que les itinéraires dangereux ne seront pas redessinés et que le transport ne sera pas correctement réglementé, le nombre de décès sur les routes continuera de hanter habitants et touristes.
Ce sont eux qui, chaque jour, confient leur vie à ce système.
Et lorsque l’accident implique un véhicule loué et que le voyageur ne dispose pas d’une assurance personnelle solide ou que sa prise en charge est refusée, le drame ne se limite plus aux blessures.
Le cauchemar devient aussi financier : les frais des hôpitaux privés, très élevés, peuvent rapidement atteindre des montants insoutenables pour les étrangers sans assurance.
Voir : En Thaïlande, le moindre accident coûte une fortune et GoFundMe paie la note
Source : Pattaya Mail
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1 commentaire
Concernant plus particulièrement les conditions de travail des conducteurs de véhicules de transports de personnes (du mini-bus 10/12 personnes aux bus et cars jusqu’à 52/60 places) ainsi que l’entretien et la maintenance technique de ces véhicules, tout cela fait effectivement l’objet d’un laxisme de la part des autorités responsables, des infrastructures de contrôle technique et de leur personnel, dont une partie se laisse corrompre par quelques billets pour fermer les yeux sur des aménagements interdits ou défaut de réparations nécessaires…
Il suffit de s’en rendre compte quand on passe avec sa propre voiture lors du contrôle annuel pour les voitures de plus de 7 ans…
Pour y assister, j’ai vu des cars de tourisme entrer et sortir de leur contrôle en moins de 15 minutes, alors que chez nous, cela prend environ entre 40 et 50 minutes par véhicule avec des points de contrôle bien plus nombreux et plus stricts et des refus de conformité beaucoup plus fréquents…
Un autre aspect, parmi tant d’autres des situations qui provoquent le décès entre 23 000 et 30 000 personnes chaque année sur les routes de Thailande…
Aucuns changements fondamentaux à l’horizon pour s’attaquer aux nombreuses lacunes concernant la sécurité routière ne seront prises par le prochain gouvernement et son futur ministre des Transports…
J’en mettrais ma main à couper !!!