La Thaïlande veut stimuler l’économie rose en attirant les personnes âgées LGBTQ+ internationales qui cherchent un endroit pour prendre leur retraite.
Une conférence intitulée « La Thaïlande se prépare à devenir une destination clé pour les retraités LGBT » a été organisée à Bangkok le 31 août.
Lors de cette rencontre, le Dr Chaiwat Songsiriphan, fondateur et directeur médical de la Safe Clinic, une clinique privée spécialisée dans le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et les maladies sexuellement transmissibles (MST), a déclaré :
« La Thaïlande pourrait être une destination clé pour les retraités LGBTQ, car les habitants du pays font preuve d’une grande tolérance à l’égard de la diversité des genres.
Nous sommes également connus pour être une destination touristique pour les LGBTQ, pour les fêtes LGBTQ et pour les divertissements nocturnes ».
Toutefois, pour devenir une destination de retraite pour les LGBTQ, il faudra davantage de spécialistes de la santé, ainsi que des cliniques spécialisées dans le VIH et les MST.
« Nous avons moins d’unités de soins de santé spécialisés pour les LGBTQ.
Ce problème doit être résolu », a-t-il déclaré.
Il a ajouté que le système de santé publique doit également faciliter l’accès aux médicaments antirétroviraux tels que la prophylaxie pré-exposition (ou PrEP) et la prophylaxie post-exposition (PEP) pour prévenir l’infection par le VIH.
Brendan Berne, ancien ambassadeur d’Australie en France et auprès de la Coopération économique Asie-Pacifique (Apec), et économiste, a déclaré que les retraités LGBTQ du monde entier aiment voyager à l’étranger et investissent dans leur retraite.
Ils recherchent une communauté de retraités qui leur permette de fonder leur propre famille.
Selon lui, la croissance du nombre de retraités LGBTQ s’accentuera au cours des prochaines décennies, à mesure que la génération Z (née entre 1997 et 2012) atteindra l’âge de la retraite.
Environ 18 % des membres de la génération Z s’identifient comme LGBTQ, ce qui est beaucoup plus élevé que les 4 % de la génération des baby-boomers (nés entre 1946 et 1964) qui s’identifient comme tels.
« Avec l’essor des LGBTQ, la Thaïlande pourrait être le premier pays à rattraper cette tendance et à créer un nouveau secteur, celui des retraites LGBTQ.
Le soutien du gouvernement sera essentiel pour que l’économie rose prospère en Thaïlande », a-t-il déclaré.
Voir aussi :
Des milliers de personnes LGBTQ+ ont participé à la Gay Pride de Bangkok ce dimanche
Comment les séries gays thaïlandaises ont renforcé le soft power de la Thaïlande
Source : Bangkok Post
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2 commentaires
Nonobstant le fait que la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles au sein des établissements hospitaliers et cliniques spécialisées thaïlandaises peut, comme partout ailleurs, être améliorée, je peux rassurer le Docteur/professeur Chaiwat Songsiriphan qui, il me semble, lors de sa conférence et son discours du 31 août dernier évoqué dans cet article, a enfoncé une porte ouverte !
Il y a en effet, bien longtemps, que les retraités LGBT+ et autres personnes ouvertes à toutes les formes de sexualité épanouissantes dans un cadre légal thaïlandais se sont progressivement installées dans le pays, sans compter les quelques millions de touristes temporaires qui y viennent chaque année en vacances, pour y trouver ici, un cadre libertin, une législation adaptée et des habitudes de vie sociale tolérante, leur permettant de vivre leur orientation sexuelle personnelle de manière plus libérale et libertaire que dans le quotidien de leur pays d’origine.
Certes, cela a eu pour conséquence inévitable que, pour une toute petite minorité (et c’est chanceux) la Thaïlande fut à une certaine époque (et encore aujourd’hui, dans de très rares occasions) un refuge pour des déviances et obsessions sexuelles de certains individus poursuivis et condamnés dans leur pays, notamment dans la problématique d’appartenance à des réseaux pédophiles…
Il est heureux que les autorités politiques et judiciaires aient intensifié depuis une bonne dizaine d’années et dans le cadre de mandats internationaux, le niveau des recherches, des poursuites et des condamnations dans ce domaine en emprisonnant ou en renvoyant chez eux ces individus indésirables, installés incognitos parfois depuis des années au fin fond d’un village thaïlandais pour se faire oublier de la justice…
Mais en dehors de cet aspect bien particulier, dont la Thaïlande s’efforce d’améliorer l’efficacité de sa répression criminelle, il est clair, qu’étant donné la réputation du pays concernant la tolérance et les habitudes sociales d’intégration des personnes LGBT+, la Thaïlande attirera de plus en plus de vacanciers et de retraités orientés vers une sexualité particulière, ainsi que d’autres étrangers résidents permanents au cours des décennies qui vont suivre, notamment parmi les populations de pays qui appliquent encore aujourd’hui et de manière systématique, de lourdes peines de prison, des tortures morales et physiques dignes d’un Moyen Âge reculé, primaire et inculte et même la peine de mort envers toutes les formes sexuelles de vie commune et de couple autre que l’union d’un homme et d’une femme 100% hétérosexuelle…
Les problèmes de visa annuels seront les mêmes que pour les hétérosexuels.
À moins que le gouvernement fasse un nouveau visa discriminatoire.
Ici, tout est possible !