Le Bureau de l’immigration de Thaïlande a annoncé les dernières arrestations d’étrangers qui ont commis des crimes à l’étranger ou dans le royaume.
Le général Phakphoomphat Sajjaphan, qui dirige le Bureau de l’immigration, a donné, lors d’une conférence de presse, des détails sur les dernières arrestations d’étrangers.
Des criminels chinois, taïwanais et français ont été retirés des rues thaïlandaises.
Mais des questions subsistent quant à la manière dont certains ont été autorisés à entrer dans le royaume alors qu’ils étaient recherchés, compte tenu du système « biométrique » du Bureau de l’immigration, à la fois sophistiqué et controversé, d’une valeur de 2 milliards de bahts.
Tous les noms cités dans cet article sont fictifs.
Le premier cas concerne un Chinois nommé uniquement M. Ma, 31 ans.
M. Ma faisait partie d’un gang qui dirigeait une entreprise de location et d’achat de voitures.
Après avoir fait de la publicité en ligne, il a tout simplement disparu avec 100 millions de bahts (2 751 679 euros) et s’est réfugié en Thaïlande.
Il a été arrêté le 15 mars à Soi Ratchaprarop pour dépassement de séjour.
De nombreux documents ont été trouvés pour prouver sa culpabilité, a rapporté le journal Bangkok Business News.
Le deuxième cas concerne des ressortissants français.
Les médias ont déclaré qu’ils venaient du « pays du parfum ».
Huber, 35 ans, était recherché pour 32 infractions liées au trafic de drogue et à la mise en place d’une organisation criminelle en France.
Il était arrivé en Thaïlande le 9 janvier via l’aéroport de Suvarnabhumi et avait été autorisé à séjourner en exemption de visa jusqu’au 22 février.
Il a été arrêté à Patong sur l’île de Phuket.
Son compatriote Gael, 61 ans, était entré en Thaïlande en mai 2016 avec un visa de longue durée et avait demandé un visa d’affaires lui permettant de rester jusqu’en mars de cette année.
Il était recherché pour fraude.
Tous deux étaient cités dans des notices rouges d’Interpol et étaient recherchés par les autorités françaises.
Gaël a été arrêté lors d’une réunion d’affaires à Rawai le 7 mars et son visa a été immédiatement annulé.
Les deux hommes seront expulsés.
Voir aussi : Bagarres, actes délictueux, les délinquants français se lâchent en Thaïlande
Le troisième cas concerne un Taïwanais du nom de Cherng, 37 ans, qui se cachait dans un appartement de Pattaya.
Il avait fait exploser un centre de jeux d’argent à Xitun parce qu’il était furieux de s’être fait arnaquer de l’équivalent de 50 millions de bahts (1 375 817 euros).
Cela s’est passé en décembre dernier.
Après son arrestation, il s’est éclipsé en Thaïlande, mais retournera bientôt à Taipei.
Le quatrième cas est celui d’un homme appelé Lu, 52 ans, qui a été arrêté à la sortie d’un restaurant à Bang Plee à Samut Prakan.
Lu a admis qu’en Chine, il avait évité de payer 100 millions de bahts (2 751 679 euros) de taxes sur l’importation de matières plastiques.
Il était en situation irrégulière en Thaïlande depuis dix ans.
Un contrôle biométrique a révélé que son dernier tampon officiel datait de 2013, il n’y en avait plus depuis et il n’avait pas de passeport.
Le dernier cas concerne un Chinois de 47 ans, Yang, qui a commis son crime à Bangkok.
En décembre, il avait emmené une compatriote manger dans un restaurant de Sukhumvit Road, à Bangkok, dans le quartier de Phrakhanong.
Il l’a abreuvée de boissons et l’a tellement saoulée qu’elle a perdu connaissance.
Il l’a ensuite emmenée dans un hôtel de Sri Nakharin Soi 59 et l’a violée.
La victime s’est rendue à la police de Prawet et un mandat a été délivré.
Les médias ont déclaré que toutes ces arrestations avaient été effectuées à la demande des premiers ministres Prayuth et Prawit, dans le cadre de la rhétorique habituelle, la chasse aux « mauvais étrangers ».
Voir aussi : Touristes dangereux tremblez, la police thaïlandaise est prête à vous recevoir
Source : ASEAN Now
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1 commentaire
On peut effectivement se poser pas mal de questions au vu de ces différentes situations illégales et du séjour parfois excessivement long de personnes étrangères ou ayant la double nationalité qui sont recherchées dans leur pays d’origine et font l’objet de mandats d’arrêts internationaux !
Il faut croire que la Thaïlande, malgré les déclarations des autorités concernant ces dernières arrestations, a une solide réputation de havre de paix et de pays pouvant accueillir des délinquants en tout genre avec une bonne part d’immunité ou de risque de se faire arrêter à court ou moyen terme.
Il est force de constater que ces arrestations médiatisées sont très probablement la partie visible de l’iceberg et que le nombre de criminels fuyant leur pays et s’installant en Thaïlande est évidemment inconnu des services de police, puisque ces délinquants notoires et souvent récidivistes passent sans encombre le contrôle des passeports et autres procédures d’identité, photos et biométrie lors de leur arrivée dans le pays, que ce soit par terre, air ou mer.
Ajoutez à cela les facilités accordées par des policiers corrompus par quelques billets de 1000 baths glissés discrètement dans le passeport pour fermer les yeux…
Il y a donc là des lacunes graves dans le système de contrôle des procédures d’identification de la police de l’immigration qui doivent être revues et mieux coordonnées et connectées avec les systèmes internationaux tels qu’Interpol et autres partages de fichiers inter-polices.
Si les hauts responsables de la police de l’immigration à Bangkok pouvaient déjà recenser, au vu des cas vécus, les différentes manières et les raisons qui ont permis à ces criminels de rentrer et de séjourner illégalement en Thaïlande parfois plusieurs années sans être inquiétés en aucune manière et sans être sujets à aucun contrôle, il serait déjà possible de résoudre les failles du système actuel afin que les mailles du filet se resserrent…
Mais, vont-ils y penser et remédier à ces erreurs ?
Les années futures nous l’apprendront peut-être, le jour où la Thaïlande ne sera plus, aux yeux des malfrats du monde entier, une destination « discrète et laxiste » pour se faire oublier de la justice de leur pays…