Accueil Les destinations touristiques de Thaïlande en alerte face au virus Nipah

Les destinations touristiques de Thaïlande en alerte face au virus Nipah

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Aéroport international de Phuket

La Thaïlande a renforcé la surveillance sanitaire dans plusieurs destinations touristiques, après la confirmation de cas de virus Nipah en Inde.

Les passagers en provenance de régions concernées font l’objet d’une attention particulière, même si les experts rappellent que ce virus ne se transmet pas comme le Covid-19.

Renforcement de la surveillance sanitaire à Phuket

Passagers dans l'aéroport de Phuket

Passagers dans l’aéroport de Phuket. Photo : Bangkok Post

L’aéroport international de l’île de Phuket a renforcé la surveillance sanitaire.

Le directeur de l’aéroport, Monchai Tanode, a déclaré le samedi 24 janvier 2026 qu’il avait été informé par le personnel du poste de contrôle sanitaire de l’aéroport de la situation du virus Nipah en Inde.

Selon le responsable de la quarantaine à l’aéroport de Phuket, les autorités demandent conseil au Département de contrôle des maladies afin de savoir si des mesures supplémentaires seront imposées aux postes de contrôle de l’immigration dans tout le pays.

L’aéroport de Phuket accueille actuellement entre 10 000 et 20 000 passagers par jour.

Les voyageurs en provenance d’Inde occupent la troisième place parmi les arrivées étrangères sur l’île méridionale.

Le trafic total de passagers, y compris les départs, est en moyenne de 30 000 à 40 000 par jour.

M. Monchai a déclaré que les autorités sanitaires surveillaient les passagers en provenance d’Inde, en particulier ceux des régions orientales telles que Kolkata, dans l’État du Bengale occidental, où une épidémie a récemment été signalée.

L’aéroport coordonne également ses efforts avec les hôpitaux de Phuket et de la ville voisine de Phangnga afin de déterminer si des passagers indiens ont consulté un médecin pour des symptômes pouvant être associés à l’infection par le virus Nipah.

Les premiers symptômes peuvent ressembler à ceux d’une grippe commune.

Les autorités accordent également une attention particulière aux vols d’évacuation médicale transportant des patients depuis l’Inde.

Les responsables internationaux chargés des maladies transmissibles observeront de près ces cas, a déclaré M. Monchai.

Inquiétude à Pattaya

La Walking street de Pattaya

La Walking street de Pattaya. Photo : Pattaya Sanook

Dans la station balnéaire de Pattaya, dans la province de Chon Buri, certains habitants et travailleurs ont exprimé leur inquiétude après que les médias ont rapporté que l’Inde avait confirmé cinq cas de Nipah et mis en quarantaine près de 100 personnes dans l’État du Bengale occidental.

Samedi, l’activité était normale sur la Walking Street, dans le sud de Pattaya, un haut lieu de la vie nocturne très prisé des visiteurs du monde entier, dont de nombreux Indiens, et aucune mesure préventive particulière n’a été observée.

Chatchai Khumchum, 39 ans, chauffeur de taxi, a déclaré au journal Bangkok Post qu’il était inquiet mais qu’il n’avait pas d’autre choix que de continuer à travailler avec des passagers de toutes nationalités, y compris des touristes indiens.

Il s’est dit alarmé par les mesures de confinement prises en Inde, car Pattaya accueille un grand nombre de touristes indiens.

Par mesure de précaution, a-t-il déclaré, il portait un masque facial, se lavait fréquemment les mains et ne mangeait que des aliments fraîchement préparés.

Certains habitants se sont dits alarmés par cette nouvelle, craignant une situation similaire à la pandémie de Covid-19, tandis que d’autres sont restés sereins.

Qu’est-ce que le virus Nipah ?

Zones du corps touchées par le virus Nipah

Zones du corps touchées par le virus Nipah.

Le virus Nipah est une maladie infectieuse rare mais potentiellement grave, identifiée pour la première fois à la fin des années 1990 en Asie du Sud et du Sud-Est.

Il s’agit d’un virus zoonotique, c’est-à-dire qu’il se transmet initialement des animaux à l’homme.

Les chauves-souris frugivores constituent le principal réservoir naturel du virus.

La contamination humaine peut survenir par contact direct avec leurs sécrétions, par l’intermédiaire d’animaux infectés — notamment les porcs — ou, plus rarement, par contact étroit avec une personne déjà malade.

Chez l’homme, l’infection débute généralement par des symptômes non spécifiques, proches de ceux d’une grippe : fièvre, maux de tête, douleurs musculaires et fatigue.

Dans certains cas, la maladie peut évoluer vers des atteintes neurologiques ou respiratoires sévères.

Il n’existe à ce jour ni traitement antiviral spécifique ni vaccin largement disponible contre le virus Nipah.

La prise en charge repose principalement sur des soins de soutien et sur la prévention, notamment via la surveillance sanitaire et la limitation des contacts à risque dans les zones concernées.

Le virus Nipah ne se transmet pas comme le Covid-19

Les experts en santé rappellent que le virus Nipah ne se propage pas par les gouttelettes respiratoires, contrairement au Covid-19.

La transmission interhumaine reste possible, mais uniquement par contact direct avec le sang, la salive ou d’autres fluides corporels de personnes infectées.

Voir aussi :

En Thaïlande, les maladies mortelles explosent : les chiffres sont alarmants

La Thaïlande renforce son contrôle aux frontières contre le virus de Marburg


Source : Bangkok Post

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1 commentaire

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HANSSON 25 janvier 2026 - 10 h 34 min

Les milieux touristiques et particulièrement ceux directement concernés par les établissements de divertissements à caractère sexuel thaïlandais (bars, karaokés, salons de massages, gogo-bars, etc…) ont effectivement du souci à se faire, si, comme le dit l’article, le virus se transmet entre humains par les fluides corporels, y compris le sang et les sécrétions liées aux rapports sexuels.

Si le virus Nipah s’installe dans les prochaines semaines et prochains mois en Thaïlande, via les touristes indiens ou d’autres foyers non encore déterminés, cela risque de provoquer une panique générale, étant donné qu’il n’existe pas de vaccin, ni préventif, ni thérapeutique pour combattre cette infection grave qui, dans le cas de personnes affaiblies ou en mauvaise santé peut conduire à une issue fatale…

Il faut donc prendre cette menace sanitaire avec sérieux et sans perdre de temps pour mettre la population en garde.

Si, comme je le pense, la Thailande, (étant donné le nombre élevé de touristes venant d’Inde et leur attirance pour les attraits en chair et en os de la vie nocturne thailandaise), n’échappera pas, à terme, à devoir recenser des cas de contamination sur son territoire, cela aura un impact négatif supplémentaire sur les chiffres du tourisme international, en ce début d’année 2026 alors que les autorités tablent déjà sur un retour (dés)espéré des chinois pour rebooster les chiffres moroses du secteur de 2024 et 2025…

Une tuile de plus sur la tête des responsables qui n’avaient vraiment pas besoin de ça maintenant !!!

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