La police a arrêté deux Australiens surpris par une caméra de vidéosurveillance en train de taguer le mur d’un temple bouddhiste de Chiang Mai.
Voir : Thaïlande : des étrangers recherchés pour avoir tagué un temple à Chiang Mai
Phra Kru Palad Preeda Jaiboon, l’abbé du Wat Dok Euang dans la commune de Sri Phum à Chiang Mai, a déposé plainte auprès de la police le mardi 3 février 2026, en présentant une vidéo montrant un couple en train de taguer le mur extérieur vers 1 heure du matin le 30 janvier.
L’abbé a déclaré que le temple avait dépensé des dizaines de milliers de bahts pour repeindre le mur, mais que de nouveaux graffitis réapparaissaient toujours peu après.
Une traque engagée après l’analyse des images de vidéosurveillance

Un moine devant les graffitis du mur du temple Wat Dok Euang à Chiang Mai et photo des tagueurs étrangers.
Le colonel Prachya Tisala, chef du poste de police de Chiang Mai, a déclaré le samedi 7 février :
« Les enquêteurs qui ont visionné la vidéo ont déclaré que le couple était retourné dans un hôtel situé sur Chaiyaphum Road Soi 1 et ont ensuite confirmé auprès de l’hôtel qu’ils s’étaient rendus dans la ville de Pai à Mae Hong Son. »
Vendredi, la police a appris que les deux personnes revenaient à Chiang Mai et que leur véhicule devait s’arrêter sous un pont dans la commune de San Phisuea.
La police touristique et les agents d’immigration, agissant sur la base de ces informations, ont arrêté les suspects, identifiés uniquement comme Joshua, 32 ans, et Gabrielle, 27 ans.
Le duo a avoué avoir tagué le mur du temple vieux de 400 ans.
Des poursuites engagées en vertu de la loi sur la propreté publique

Photo tirée d’une vidéo de surveillance montrant les deux taggeurs étrangers
Ils ont été remis aux enquêteurs et encourent des amendes en vertu de la loi sur la propreté publique, a déclaré le colonel Prachya.
Dans une affaire comparable de novembre 2018 en Thaïlande, des touristes accusés d’avoir tagué un mur ancien à Chiang Mai risquaient jusqu’à 10 ans de prison et une amende équivalant à environ 40 000 dollars.
Au final, et après une hésitation du juge sur une peine d’un à deux ans de prison, les touristes concernés dans cette affaire ont finalement été condamnés à une amende de 100 000 bahts (2 689 euros selon le cours du jour).
Voir aussi :
Thaïlande : polémique après des photos de touristes en bikini devant un temple
Un touriste provoque un scandale en Thaïlande après un simple trajet en bus
À faire et ne pas faire lors de la visite d’un temple bouddhiste en Thaïlande
Source : Bangkok Post
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3 commentaires
Ça la fout mal des tags quand les moines veulent ramener des escortes dans leur BMW et fumer du yaba.
Je cite : « Dans une affaire comparable de 2018, des touristes (…) risquaient jusqu’à 10 ans de prison et une amende d’environ 40 000 dollars. » Fin de citation.
Alors, faut-il faire un exemple et condamner ce couple d’Australiens à la peine maximale ?
Ce serait cher payé pour ceux-ci et je ne suis pas certain que cela servirait d’exemple à l’avenir…
Tout dépendra du retentissement médiatique de ce fait divers en Australie et au-delà, auprès de potentiels touristes à venir…
Car, au final, dans l’affaire évoquée précédemment, les auteurs d’un graffiti (également à Chiang Mai) ont donc échappé de justesse à une peine de prison entre 1 et 2 ans et s’en sont sortis à bon compte avec une amende d’environ 2 700 euros…
Dans ce genre de problématique sociétale, environnementale et culturelle, l’annulation de l’autorisation de séjour ou du visa, l’expulsion immédiate, assortie éventuellement d’une interdiction de 3, 5, 10 ans, ou à vie dans les cas de vandalisme aggravé (sanctions prises séparément ou cumulées) me semblent être un message qui porterait ses fruits à court, moyen et long terme…
Comme dans toutes mesures répressives, la police thaïlandaise ne peut jamais se permettre de relâcher la pression et de faire preuve de laxisme…
Ce n’est malheureusement pas toujours le cas !!!
Quand aux mesures préventives, au risque de paraître vieux jeu et ringard, je reste persuadé qu’un dépliant reprenant les principes essentiels du « bien-vivre », respect des traditions, interdictions majeures, rappels des infractions les plus courantes dont les touristes se rendent coupables ainsi que leurs conséquences pénales, avec un lien internet renvoyant à un site plus détaillé du Ministère du Tourisme, et distribué à l’arrivée dans tous les aéroports internationaux du pays serait une bonne initiative…
Un(e) homme (femme) prévenu(e) en vaut 2 !!!
Lourde amende, expulsion et blacklistés !
C’est quoi tous ces tar… qui vont à l’étranger pour commettre des exactions ?
Y’avait pas assez d’alcoolos et de drogués, voilà maintenant des taggueurs…