Des images satellites révèlent l’ampleur des zones brûlées en Thaïlande, un phénomène directement lié à la recrudescence du smog.
Malgré le durcissement des mesures gouvernementales contre les feux illégaux, les brûlages se poursuivent et la pollution de l’air atteint des niveaux préoccupants dans plusieurs régions du pays.
Voir : Dangereuse pollution de l’air : la Thaïlande durcit le ton contre les feux illégaux
Selon l’Agence de développement des technologies géoinformatiques et spatiales (Gistda) :
« La Thaïlande a enregistré 2,26 millions de rai (3 626 km²) de zones brûlées le mois dernier, soulignant l’ampleur de la crise environnementale et son lien direct avec le smog saisonnier et la pollution aux PM2,5. »
Les autorités s’attendent à ce que les niveaux de poussière en suspension dans l’air diminuent progressivement au cours des sept prochains jours, même si certaines zones resteront sous étroite surveillance.
Selon la Gistda, les « zones brûlées » ne sont pas seulement les traces d’incendies forestiers ou agricoles, mais aussi des preuves cruciales d’un stress environnemental généralisé.
L’imagerie satellite est devenue un outil essentiel pour lutter contre les incendies de forêt récurrents et le smog saisonnier.
Cette technologie permet d’identifier l’étendue, la gravité et les coordonnées des zones touchées par les incendies, ce qui permet aux agences de réagir efficacement.
Les données sont également utilisées pour évaluer les dégâts et planifier la réhabilitation.
2,26 millions de rai brûlés

Carte satellite montrant les zones brûlées en Thaïlande. Image : Gistda
Une analyse des données du satellite Sentinel-2 couvrant la période du 1ᵉʳ au 31 janvier a montré que la superficie cumulée brûlée dans le pays atteignait 2,26 millions de rai.
La Gistda a déclaré que ce chiffre était étroitement lié à la crise des PM2,5 qui touche de nombreuses régions.
La plupart des points chauds étaient concentrés dans les régions du centre et du nord-est, reflétant les pratiques répétées de brûlage agricole pour préparer les terres au début de l’année.
Les zones agricoles représentaient la plus grande partie des terres brûlées, avec 1,43 million de rai.
Les zones de réforme agraire ont enregistré 421 000 rai, suivies par les réserves forestières nationales avec 213 000 rai.
Les zones communautaires et autres représentaient 117 000 rai, les forêts de conservation 58 600 rai et les zones le long des autoroutes 17 100 rai.
Voir aussi :
Pollution de l’air en Thaïlande : l’urgence d’une loi face à la crise des PM2,5
Thaïlande : la loi sur la qualité de l’air en danger malgré 32 000 décès annuels
Source : Bangkok Post
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2 commentaires
En examinant et regroupant les chiffres donnés, on arrive à 1 851 000 Rai (1 Rai = 1600 m²) concernant les « brûlis agricoles », loin devant les autres postes (environ 70% de l’ensemble des brûlis), comme les feux (également provoqués volontairement) de débroussaillages le long des routes et voies rapides.
Concernant ces 2 catégories, il serait intéressant, non pas de concocter une loi répressive qui responsabiliserait les propriétaires des cultures et des terrains incendiés, parce qu’elle existe déjà, mais de la mettre en application et de faire payer les mauvais élèves pollueurs.
En l’occurrence pour les terres agricoles, les agriculteurs et/ou propriétaires-loueurs des terrains et pour les abords des routes et voiries « vertes », l’État thaïlandais et plus précisément le ministère des Transports et les sections provinciales et locales chargées de l’entretien de ces voiries…
Quant aux feux de forêts accidentels, ils « pèsent » beaucoup moins (15% du total) sur l’ensemble de cette pollution récurrente qui ne baisse pas, d’année en année, bien au contraire…
Trouver les responsables et les faire payer en appliquant la loi existante et éventuellement en durcissant le montant des amendes et la durée des peines de prison dans les cas graves…
Malheureusement, depuis plus de 10 ans, on constate que même quand les autorités possèdent les outils légaux pour faire évoluer les choses positivement, rien ni personne ne bouge et donc, rien ne s’améliore et surtout pas le nombre de maladies respiratoires chroniques et de cancers des poumons, de la gorge, de la trachée…
Bien triste constat !!!
Si la police ne sait pas se servir du cadastre pour punir les propriétaires :
À quoi sert le cadastre,
À quoi sert la police ?
À quoi servent les lois, si elles ne sont pas respectées ?
À quoi servent les députés ?