Face à une concurrence touristique de plus en plus vive avec le Vietnam, la Thaïlande a décidé de mettre en place une cellule de crise.
- La Thaïlande s’inquiète d’une concurrence touristique accrue du Vietnam, notamment sur les marchés européens et russes.
- Le gouvernement prévoit la création d’une cellule de crise touristique avec le secteur privé.
- Le baht fort et les nouvelles offres vietnamiennes pèsent sur la compétitivité du tourisme thaïlandais.
Les hôteliers thaïlandais préviennent que la concurrence avec le Vietnam va s’intensifier cette année, car davantage de touristes européens et russes devraient affluer vers le pays voisin.
Une cellule de crise touristique associant État et secteur privé

Vue de Hô Chi Minh-Ville au Vietnam. Photo : Lê Minh Phát
Cette situation oblige le nouveau gouvernement à mettre en place une cellule de crise touristique en collaboration avec le secteur privé afin d’élaborer une stratégie touristique proactive.
Thienprasit Chaiyapatranun, président de l’Association thaïlandaise des hôtels (THA), estime que le gouvernement et le secteur privé doivent revoir leur approche.
Il appelle à une analyse plus approfondie des concurrents, notamment le Vietnam, afin de définir une stratégie visant à relancer le tourisme et à attirer de nouveaux investissements en 2026.
Les marchés européens et russes se tournent vers le Vietnam

Une pagode décorée de millions de pièces en céramique attire les visiteurs dans la ville de Da Lat, dans les hauts plateaux du centre du Vietnam. Photo : Huy Thoai
D’après des discussions informelles avec des représentants de Yango Ads, une société de technologie publicitaire numérique ciblant les Russes, le nombre de visiteurs de ce marché au Vietnam a doublé pendant la haute saison, selon le président de la THA.
Certains hôtels thaïlandais ciblant les marchés européens ont également constaté une baisse du nombre de touristes en groupe, notamment ceux provenant de Pologne, qui se sont tournés vers le Vietnam.
Baht fort et nouvelles offres vietnamiennes : un désavantage croissant

Hausse du baht thaïlandais. Illustration : Kaohoon International
Ces changements sont attribués aux nouveaux hôtels et attractions au Vietnam, ainsi qu’à la vigueur persistante du baht par rapport aux devises étrangères, a-t-il déclaré.
Voir : Le baht trop fort menace le tourisme et les exportations thaïlandaises
« La Thaïlande compte encore de nombreux voyageurs dépensiers et fidèles, mais on ne sait pas dans quelle mesure ce segment va diminuer et se tourner vers le Vietnam à l’avenir », a déclaré M. Thienprasit.
« Nous avons besoin d’une cellule de crise touristique soutenue par des opérateurs privés pour planifier la stratégie hors saison et à long terme. »
En ce qui concerne les perspectives pour le premier trimestre, les performances globales des hôtels devraient être similaires à celles de l’année dernière, tant en termes de taux d’occupation que de prix des chambres, a-t-il déclaré.
Des perspectives contrastées selon le standing des hôtels

Hôtel à Phuket. Photo : Hoyastyle.
Selon le dernier rapport de la THA, qui a interrogé 107 hôtels en décembre 2025, les établissements quatre étoiles et ceux situés dans les provinces du sud devraient pouvoir augmenter leurs tarifs au premier trimestre 2026 par rapport à la même période l’année dernière.
Cependant, les hôtels trois étoiles et moins sont moins susceptibles d’augmenter leurs tarifs que les segments plus haut de gamme.
L’enquête suggère également qu’au cours du premier trimestre, plus de la moitié des hôtels s’attendent encore à une baisse du nombre de clients chinois par rapport à l’année précédente, bien que le nombre de clients long-courriers continue d’augmenter de manière constante.
La THA prévoit que les hôtels du pays afficheront un taux d’occupation de 74 % en janvier, soit une légère baisse par rapport aux 76 % enregistrés en décembre 2025.
Touristes chinois : reprise attendue mais incertaine début 2026

Célébration du Nouvel An chinois à Phuket.
M. Thienprasit a déclaré que, comme le Nouvel An chinois de 2026 tombera à la mi-février, le nombre de touristes chinois pourrait augmenter le mois prochain.
Voir : Nouvel An chinois en Thaïlande en 2026 : l’année du cheval de feu
De nombreux hôtels enregistrent encore peu de réservations provenant du marché chinois par rapport aux années précédentes, car leurs fenêtres de réservation sont très courtes.
Les hôtels devront attendre fin janvier ou début février pour avoir une vision plus claire de la situation, a-t-il déclaré.
Voir aussi :
Baht trop fort : la Thaïlande perd du terrain face au Vietnam
Vietnam : le nouveau tigre économique qui menace la Thaïlande
La Thaïlande détrônée : le Vietnam devient le 2e exportateur de riz
Tourisme, économie : le Vietnam en passe de dépasser la Thaïlande
Voyager en Thaïlande ou au Vietnam ? Le guide
Source : Bangkok Post
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4 commentaires
Remake de la fable : La cigale et la fourmi !!!
C’est intéressant de voir comment ils font en Thaïlande.
– Il assouplissent les règles pour attirer plus d’étrangers
– Ils ont assez d’étrangers alors remettent des règles contraignantes
– Le tourisme baisse
– et on recommence
Après la campagne promotionnelle de charme « Lalita », qui, lancée depuis septembre 2025, ne semble pas attirer les centaines de milliers et millions de touristes supplémentaires entre septembre 2025 et septembre 2026, voilà que le gouvernement démissionnaire, avec des élections qui risquent soit de rebattre fondamentalement les cartes ou de remettre les mêmes acteurs sur leur fauteuil parlementaire, au choix des électeurs et des accords politiques et « compromis de couloirs » entre partis, voilà donc que l’on va créer, en pleine fin de mandat politique pour le pouvoir actuel, une cellule de crise pour « analyser » la situation touristique, un des pans essentiels de l’économie malade thailandaise et pour connaître les raisons qui font que l’herbe est plus verte et le sable plus blanc chez le voisin vietnamien qu’en Thailande !!!
Et je suppose qu’après de grandes analyses par des groupes de spécialistes économiques grassement rémunérés, on en arrivera à informer les médias de ce que l’on sait déjà des causes et conséquences d’une politique commerciale basée sur une monnaie sur-évaluée, d’une perte de confiance chronique des touristes internationaux en ce qui concerne leur sécurité et plus globalement sur l’incapacité des autorités politiques et des forces de police à ramener un niveau de sécurité dans l’espace public en général, nécessaire au retour notamment des touristes chinois et dans les régions à forte densité touristique en particulier, egalement en cause la politique adoptée en mode « miroir » en ce qui concerne les mesures prises au niveau des séjours sans visa pour plus d’une septantaine de pays dans le monde, et des directives plus ou moins appliquées selon l’appréciation personnelle des agents de l’immigration à accepter ou refuser l’accès à certains « touristes » de longue durée, faute à une législation incomplète et inadaptée…
En cause aussi, et qui font reculer certains dans le choix du pays comme destination de vacances, l’insécurité des routes et des transports publics et privés routiers, la corruption généralisée, rencontrée sur les sites touristiques, dans l’usage des tuk-tuks, taxis, lors de contacts avec des policiers, les tarifs prohibitifs des soins de santé en hôpitaux privés, les risques courus et le manque de mesures de sécurité sur certains sites touristiques très fréquentés, les conflits à l’intensité et aux actions frontalières armées imprévues avec la Malaisie, la Birmanie et le Cambodge… et j’en oublie certainement et des meilleures !
Bref, il ne faut, à mon avis, rien attendre de cette cellule de crise qui fera, lors de ses conclusions des recommandations habituelles aux autorités compétentes (???) et qui enfoncera des portes ouvertes, comme d’habitude !
Probablement aurons-nous droit à des initiatives et nouvelles campagnes publicitaires pour vanter pour la Xᵉ fois, les qualités d’un tourisme échaudé qui recherche des rêves monégasques, d’une population accueillante, mais qui a depuis longtemps, perdu son légendaire sourire…
De plus en plus, protégeons notre bulle, profitons de la vie avec les petits bonheurs du quotidien, et regardons avec une bonne distance tout ce monde politico-économique qui se débat comme des récifs de moules dévastées par des crabes affamés à marée basse…
C’est consternant, le gouvernement, la THA, etc. ne prennent pas la mesure de l’ampleur de « l’exode » des touristes.
Toujours la même rengaine : le bath fort, une revue en profondeur de la stratégie touristique, bla bla bla.
Mais comme toujours il ne se passera rien.
Revoir en profondeur c’est revenir sur leur désir d’attirer des touristes de qualité (terme officiel utilisé par le gouvernement pour désigner les riches…)
Au minimum c’est du mépris pour les autres (moi, je le prends comme une insulte).
Bref, ils ne veulent que des riches qui séjournent et consomment que dans les hôtels 5*, mangent dans les restos haut de gamme, font leurs achats dans les grands magasins.
Mais au final ils ne sont qu’une minorité et pas forcément des touristes fidèles.
Qui fait tourner l’économie touristique ?
Ma réponse ce sont les touristes à revenus plutôt moyens, la très grande majorité en fait.
Ceux qui vont dans les hôtels standards jusqu’à 3*, les bungalows, ceux-là même qui se restaurent dans les petits restos locaux pas seulement pour le prix, font des achats dans les petites boutiques aussi pour le plaisir de rencontrer les locaux et participer en même temps que les vacances à la vie locale.
Pourquoi maintenant aller au Vietnam par exemple, tout simplement parce qu’en Thaïlande dans les zones touristiques même les petits hôtels ont doublé leur prix (parfois triplé) en 2/3 ans sans rénover quoi que ce soit.
J’ai comparé les hôtels que je connaissais, en général des 3* avec piscine et je suis tombé par terre quand j’ai vu les prix l’année dernière et encore pire cette année.
Je retournerai en Thaïlande c’est sûr car j’aime ce pays, j’y ai des amis thaïlandais qui m’attendent mais pas cette année, quand ce gouvernement redescendra sur terre, ça ne devrait pas tarder s’ils veulent éviter d’être totalement et définitivement dépassé par d’autres pays dans la région, du moins j’espère.
Bref j’ai annulé la Thaïlande cette année, moi petit pauvre, pas le bienvenu en Thaïlande j’irai dépenser mon budget de 3 000€ pour 3 semaines en Malaisie en cherchant comme toujours à rencontrer les locaux et à faire tourner les petits commerces, là où je me sens le plus à l’aise.