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Un documentaire sur le tourisme sexuel à Pattaya inquiète la Thaïlande

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La Walking street de Pattaya

Les responsables du tourisme thaïlandais s’inquiètent de l’impact que pourrait avoir un récent documentaire sur le tourisme sexuel à Pattaya.

L’image de Pattaya comme destination de tourisme sexuel a été amplifiée par un documentaire allemand et le secteur privé s’inquiète des conséquences que cela pourrait avoir sur l’ensemble du marché du tourisme.

Le documentaire a été publié par Deutsche Welle (DW) sur YouTube, mais son contenu a été bloqué en Thaïlande.

Voir aussi : Pattaya, la sulfureuse station balnéaire : le guide

Marisa Sukosol Nunbhakdi, présidente de l’Association des hôtels thaïlandais (THA), qui est également propriétaire de trois hôtels à Pattaya, a expliqué qu’un incident similaire concernant le tourisme sexuel dans la ville avait été signalé en Allemagne, il y a environ 20 ans.

Mme Marisa a déclaré :

« À l’époque, cet incident avait gravement entamé la confiance dans le tourisme, le nombre de voyageurs en provenance de ce marché ayant chuté de manière significative.

Les autorités concernées devraient améliorer l’application de la loi, qui est le principal problème de Pattaya et de nombreuses destinations en Thaïlande depuis des décennies, afin de s’attaquer au problème des travailleurs du sexe illégaux.

Même si Pattaya a développé divers produits touristiques pour les familles et le segment Mice (réunions, incitations, conférences et expositions), et qu’elle n’est plus seulement célèbre pour son quartier chaud comme par le passé, il est difficile et peut-être impossible d’effacer totalement la perception du tourisme sexuel de la ville. »

Voir aussi : La prostitution en Thaïlande, ce qu’il faut savoir

« Les solutions que l’administration locale et le secteur privé pourraient mettre en œuvre pour résoudre ce problème comprennent la promotion systématique d’autres produits et activités qui attirent d’autres segments et le remplacement progressif du tourisme sexuel par d’autres attractions.

Pattaya est un creuset qui accueille différents segments, quelle que soit leur nationalité.

Elle compte des communautés locales qui peuvent régulièrement attirer des touristes, comme la communauté touristique de Takhian Tia.

La ville est également l’un des centres les plus performants pour les Mice, car elle dispose de centres de congrès, d’un aéroport et du projet EEC (Corridor économique oriental) à proximité immédiate ».

Mme Marisa a ajouté qu’elle était d’accord avec les opérateurs touristiques de Pattaya pour dire que les heures d’ouverture tardives jusqu’à 4 heures du matin ne devraient pas être appliquées à l’ensemble de la province.

Voir : La Thaïlande prolonge les heures d’ouverture des bars pour stimuler le tourisme

La municipalité de Pattaya devrait plutôt réglementer un zonage approprié pour les divertissements afin de s’assurer que les autres segments qui visitent la ville pour d’autres raisons, en particulier les familles avec enfants, ne soient pas dérangés par un bruit trop fort.

« Tout le monde ne visite pas Pattaya pour se divertir ou pour le tourisme sexuel.

Autoriser tous les lieux de divertissement à ouvrir jusqu’à quatre heures du matin affectera certainement la majorité des habitants de la ville », a déclaré Mme Marisa.

Selon elle, la ville devrait être plus stricte en ce qui concerne le maintien de la qualité des infrastructures.

« Pattaya, qui peut percevoir des impôts et utiliser son propre budget, devrait améliorer les infrastructures publiques, en particulier celles qui concernent l’environnement, comme les systèmes de traitement des eaux usées », a conclu Mme Marisa.

Voir aussi :

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Source : Bangkok Post

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3 commentaires

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HANSSON 5 décembre 2023 - 13 h 40 min

Bon… plusieurs points à préciser dans cet article avant d’aborder le reportage proprement dit de la Deutche Welle sur la prostitution à Pattaya.

Tout d’abord, la prostitution a fait de Pattaya ce qu’elle est aujourd’hui et cela a son origine pendant la guerre du Vietnam, il y a donc une cinquantaine d’années, quand les troupes américaines stationnées à U-Tapao ont fait d’une paisible village de pêcheurs, une station balnéaire sulfureuse, attirant une multitude de jolies jeunes femmes pauvres, la plupart venues d’Issan, elles-mêmes attirées par les gains faciles et élevés de relations sexuelles tarifées avec les soldats américains en « congé », venant se détendre et oublier les horreurs de la guerre sur la plage la plus proche de leur base : Pattaya !

Et depuis, le phénomène s’amplifiant et échappant à tout contrôle officiel (!!!) des autorités locales et de la police (ceux-ci y tirant directement et indirectement des profits conséquents par la corruption et la main mise à caractère mafieux sur les établissements utilisant des prostituées pour attirer la clientèle), les problèmes liés à ce commerce illicite en Thaïlande (légalement la prostitution est INTERDITE en Thaïlande !!!) se sont multipliés, à savoir la traite des êtres humains, la prostitution de jeunes filles et jeunes hommes de moins de 18 ans et la pédophilie…

La Thailande a dû faire le ménage dans les années 90 pour mettre fin officiellement à ces excès, attirant les pédophiles, criminels et obsédés sexuels de toutes nationalités.

Mais le ver était dans la pomme et Pattaya est resté une plaque tournante internationale du commerce du sexe, tout comme Manille aux Philippines…

En 2017, le PM de l’époque le général Prayut Chan-O-Cha avait donné l’ordre de « décimer et détruire » la prostitution à Pattaya pour en faire une ville « propre »…

Autant dire qu’avec le nombre de policiers corrompus et mêlés à la prostitution et au trafic de « yaba » dans la ville, cette détermination de façade n’a en rien altéré le commerce de dame nature… même le covid qui avait fait de Pattaya une ville « zombie » n’est pas parvenu à déraciner la prostitution de la ville.

C’est même le premier secteur commercial qui a ressuscité de ses cendres… les bars avec chambres aux étages et les petits hôtels peu regardant sur les couples mixtes d’un soir thai-farangs ont été les premiers à accueillir le retour des touristes et à recruter de nouvelles serveuses fraîchement débarquées de leurs provinces économiquement dévastées par la pandémie !!!

En 2019, sur les 39,9 millions de touristes internationaux, 12 millions ont séjourné à Pattaya… si on y ajoute les touristes thaïlandais, cela fait 1 touriste sur 4 qui passe ses vacances dans la ville, reconnue au niveau international comme la « capitale mondiale des sexes »… et ce n’est pas pour y apprendre à faire du tricot ou de la broderie !

Tout cela pour affirmer que la prostitution est un phénomène mondial qui existe depuis l’Antiquité et les civilisations anciennes, grecques, égyptiennes et romaines… et il n’y a pas de raison qu’il en soit autrement à notre époque.

Donc, les autorités, tout en combattant comme il se doit les excès de cette « profession » interdite (pédophilie, proxénétisme, traite des êtres humains et faits de corruptions à divers niveaux institutionnels et mafieux) mais qui fait vivre directement et indirectement plusieurs centaines de milliers de Thaïlandais et thaïlandaises, doivent vivre avec cette réalité sociale et sexuelle, présente dans toute la ville.

Car contrairement à ce que Mme Marisa voudrait, et je la cite :

« créer des zones de divertissements bien spécifiques pour éviter aux touristes « non sexuels » de trouver des points de rencontres et de séjour où des familles avec enfants pourraient séjourner en dehors de cette atmosphère érotiquement festive »(sic), il faudrait pour arriver à ce résultat dépeupler tout le centre de Pattaya de ses 850 à 1000 bars et de sa population de travailleurs et travailleuses du sexe, car ceux-ci sont partout en ville et occupent des kilomètres carrés, le long des avenues, des « soi », des « carrés » exclusivement dédiés au commerce des divertissements nocturnes, rencontres sexuelles, karaokés-shows érotiques, salons de soap-massages et autres gogo-bars, depuis la Soi 4 en bordure de Pattaya-Nord jusqu’à la Soi 13/3 jouxtant l’entrée de la Walking Street et de ses petites ruelles tentaculaires, sans oublier Soi Buakhao, la Beach Road et tout l’espace urbain situé entre ces 2 avenues…

Bref, si Mme Marisa veut arriver à ses fins, il faudrait créer de véritables zones de « ghettos » à vocation sexuelle et reconnaitre par là la vétusté d’une loi interdisant la prostitution qui fait aussi peur qu’une tablette de chocolat !!!

J’imagine déjà le chancre urbain que cela créerait avec des zones de « non-droit » livrés aux clans et aux bandes organisées criminelles, que la police (du moins ses éléments non corrompus) ont déjà actuellement les pires difficultés à contrôler.

Et pour en venir à ce reportage issu de la presse médiatique allemande sur internet, il s’agit en gros de la narration d’une expérience professionnelle d’un couple, femme Thai et compagnon anglais qui ont exploité la prostitution de jeunes femmes employées par leurs soins, dont une ou plusieurs mineures d’âge dans leur « Cobra Beer Bar » de Bang Lamung, et qui ont fait l’objet d’une enquête en septembre dernier ayant eu pour conséquence la fermeture du bar et leur arrestation.

Depuis, l’enquête de la police a aussi conduit à l’arrestation d’un client du bar, un Allemand qui aurait eu recours aux services sexuels d’une fille mineure, employée par le couple anglo-thai.

Ce suspect allemand a ensuite été remis en liberté contre une caution de 500.000 baths, et convoqué au tribunal le 14 novembre dernier…

Mais le 7 novembre, il aurait selon la police locale « disparu », et dans la perspective qu’il aurait pu bénéficier d’aide de policiers corrompus pour quitter la Thaïlande, le Colonel Surachate, réputé incorruptible, a ordonné une enquête sur d’éventuelles facilités qu’aurait obtenu le suspect allemand pour échapper à la justice, moyennant la « confiscation » des 500.000 baths versés (en réalité, ce serait 1 million de baths qui aurait été versé).

Le colonel Surachate a d’ores et déjà souligné que si des officiers de police étaient impliqués dans cette affaire avec corruption de fonctionnaires prouvée, ils seraient poursuivis, car ils nuisent de manière grave à l’image de la police et aux efforts que font les policiers incorruptibles pour redonner à la police thaïlandaise une image de respectabilité et de professionnalisme intègre notamment dans la lutte contre la porno-pédophilie et l’exploitation sexuelle de mineur(e)s.

(voir l’article et dépêche du média « The Nation »).

On le voit avec ces développements, cette affaire sort largement du cadre de départ de propriétaires « hors-la-loi » d’un bar de Pattaya et prend des proportions qui atteignent les milieux policiers et judiciaires de Bangkok !

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SPARTACUS974 6 décembre 2023 - 11 h 51 min

Que serait Pattaya sans le tourisme sexuel ?

Une plage immonde et une ville sans intérêt.

Personne n’est dupe.

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pilou 9 décembre 2023 - 11 h 16 min

Beaucoup viennent voir les deux par curiosité, même des couples et cela ne freine en rien le tourisme.

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