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Voyager en Thaïlande malgré le conflit avec le Cambodge : ce qu’il faut savoir (mise à jour 2026)

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Voyage Thailande conflit Cambodge

Malgré le conflit avec le Cambodge, la Thaïlande reste sûre pour les voyageurs en 2026 ; seules quelques zones frontalières sont à éviter.

Malgré les tensions militaires actuelles avec le Cambodge, la grande majorité de la Thaïlande n’est absolument pas touchée par le conflit.

Bangkok, Chiang Mai, Phuket, Pattaya, Koh Samui et Krabi continuent de fonctionner normalement et aucune perturbation de la sécurité n’a été signalée.

Les combats se limitent strictement aux zones frontalières reculées le long de la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, à des centaines de kilomètres des principales destinations touristiques.

Voici ce que les voyageurs doivent savoir sur la situation en janvier 2026 s’ils souhaitent planifier un voyage en Thaïlande et dans les environs pendant le conflit avec le Cambodge.

Que se passe-t-il à la frontière ?

Le général Nattaphon Narkphanit, ministre thaïlandais de la Défense, à droite, serre la main de son homologue cambodgien, le général Tea Seiha, après avoir signé une déclaration commune lors d'une réunion du Comité général thaï-cambodgien des frontières (GBC) au poste-frontière permanent de Ban Phak Khat, dans la province de Chanthaburi en Thaïlande

Le général Nattaphon Narkphanit, ministre thaïlandais de la Défense, à droite, serre la main de son homologue cambodgien, le général Tea Seiha, après avoir signé une déclaration commune lors d’une réunion du Comité général thaï-cambodgien des frontières (GBC) au poste-frontière permanent de Ban Phak Khat, dans la province de Chanthaburi en Thaïlande, le samedi 27 décembre 2025. Photo : Armée thaïlandaise

Un conflit territorial entre la Thaïlande et le Cambodge a dégénéré en affrontements armés au milieu de l’année 2025.

Les combats ont éclaté en juillet 2025 (48 morts, 300 000 personnes déplacées), puis ont repris en décembre 2025 (50 à 60 morts, plus de 500 000 personnes déplacées).

Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 27 décembre 2025, mais il reste fragile, un incident a ravivé les tensions le 6 janvier 2026 à Ubon Ratchathani, lorsqu’un projectile a blessé un soldat thaïlandais.

Les autorités cambodgiennes évoquent un accident, affirmant que des soldats auraient brûlé un tas d’ordures contenant des munitions.

Le conflit porte sur des frontières contestées issues de traités datant de l’époque coloniale française (1904/1907).

Mais d’après plusieurs analystes et observateurs, le récent conflit serait une tentative du Cambodge pour détourner l’actuelle forte attention internationale sur ces réseaux de cyber-escroqueries.

Voir : Le Cambodge provoquerait la Thaïlande pour protéger ses centres d’escrocs

Avec les élections thaïlandaises prévues le 8 février, la question frontalière est devenue politiquement sensible, ce qui complique les efforts de paix.

Zones spécifiques à éviter

Carte indiquant les zones à éviter pendant la crise Thaïlande - Cambodge

Zones frontalières à éviter (en rouge) entre la Thaïlande et le Cambodge.

Les gouvernements internationaux, notamment ceux des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’Australie, ont émis des avertissements « Ne pas voyager » pour les zones situées à moins de 50 kilomètres de la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge dans les provinces touchées.

Cette zone d’exclusion couvre :

Provinces frontalières à éviter

  • Sa Kaeo (zone frontalière d’Aranyaprathet/Poipet)
  • Buri Ram (districts frontaliers du sud – parc historique de Phanom Rung fermé)
  • Si Sa Ket (district de Kantharalak – temple de Khao Phra Wihan/Preah Vihear fermé)
  • Surin (districts du sud – temple de Ta Muen Thom inaccessible)
  • Ubon Ratchathani (zones frontalières orientales, y compris le « Triangle d’émeraude »)
  • Chanthaburi (zones frontalières près de Pailin au Cambodge)
  • Trat (zones adjacentes à la province cambodgienne de Koh Kong)

Ces zones ont été touchées par des tirs d’artillerie, des attaques à la roquette et des échanges d’armes lourdes.

Les munitions non explosées et les mines terrestres récemment posées constituent des dangers supplémentaires.

Les temples khmers historiques situés le long de la frontière, qui sont normalement des attractions touristiques, sont actuellement militarisés et interdits d’accès.

Les postes frontières terrestres sont fermés

Si vous prévoyez un voyage entre les deux pays, sachez que tous les postes-frontières entre la Thaïlande et le Cambodge sont fermés depuis fin juin 2025 en raison du conflit.

Vous devrez donc prendre l’avion, car les déplacements terrestres ne sont actuellement pas possibles.

La question de Koh Chang et Koh Kood

Île de Koh Chang

Île de Koh Chang. Photo : Philip Roeland

Les îles populaires de Koh Chang, Koh Kood et Koh Mak, situées dans la province de Trat en Thaïlande, se trouvent techniquement dans la zone d’alerte de 50 km, mais n’ont connu aucune violence.

Les ferries fonctionnent normalement, les hôtels sont ouverts et la vie quotidienne se poursuit sans perturbation.

Le hic : l’assurance voyage

Comme ces îles font l’objet d’avis gouvernementaux de « ne pas voyager », les polices d’assurance standard peuvent ne pas offrir de couverture.

Les demandes de remboursement de frais médicaux ou d’évacuation pourraient être rejetées en raison du statut d’alerte.

Les îles se sont retrouvées prises dans la tourmente en raison de la rhétorique politique entourant le MOU 44 (développement des ressources maritimes).

Malgré les revendications nationalistes, la souveraineté de Koh Kood n’est en réalité pas contestée, mais le tourisme s’est effondré, avec un taux d’occupation des hôtels d’environ 20 %.

Si vous vous rendez sur place : vérifiez que votre assurance couvre les zones d’alerte ou souscrivez une assurance spécialisée « zone de conflit ».

Les îles sont physiquement sûres ; le risque est financier.

Les principales destinations touristiques ne sont pas affectées

Touristes sur une plage de Koh Samui

Touristes sur une plage de Koh Samui. Photo : Khaosod

Les centres touristiques thaïlandais fonctionnent normalement.

Bangkok, Chiang Mai, Phuket, Pattaya et Koh Samui restent paisibles ; aucun incident lié à la frontière ne s’est produit en dehors de la zone d’exclusion.

Les aéroports, les trains (à l’exception des lignes vers les frontières fermées) et les attractions fonctionnent comme d’habitude.

Les vols intérieurs se poursuivent normalement, bien que les aéroports d’Ubon Ratchathani et de Buriram puissent connaître des retards mineurs en raison du trafic militaire.

Le train de la ligne orientale à destination d’Aranyaprathet s’arrête désormais à Sa Kaeo ou Kabin Buri afin d’empêcher les voyageurs d’entrer dans la zone de conflit.

Conseils rapides pour les voyageurs

Touriste avec un sac à dos devant le wat Arun à Bangkok

Touriste avec un sac à dos devant le wat Arun à Bangkok. Photo : The Nation Thailand

À faire

Restez sur les itinéraires touristiques du centre, du nord et du sud de la Thaïlande, à des centaines de kilomètres de la frontière et totalement sûrs.

À ne pas faire

Visiter les marchés frontaliers, les temples ou les parcs dans les provinces de la zone d’exclusion.

Les postes de contrôle militaires refoulent les civils et le risque de tirs d’artillerie ou de roquettes est réel.

Assurance

Lisez attentivement les conditions générales.

Si vous visitez les îles de Trat, vérifiez que votre couverture n’exclut pas les zones déconseillées par le gouvernement.

Restez informé

Suivez les alertes officielles des ambassades, et non les rumeurs sur les réseaux sociaux.

Passage des frontières

Prenez l’avion entre la Thaïlande et le Cambodge.

Tous les postes de contrôle terrestres restent fermés.

Les vols Bangkok-Phnom Penh et Bangkok-Siem Reap fonctionnent normalement.

Le conflit avec le Cambodge n’impacte pas votre voyage en Thaïlande

Voyageurs dans l'aéroport international de Suvarnabhumi à Bangkok

Voyageurs dans l’aéroport international de Suvarnabhumi à Bangkok.

La Thaïlande reste un pays sûr pour les touristes qui souhaitent y voyager, et le conflit frontalier avec le Cambodge occupe moins de 5 % du territoire thaïlandais, dans des zones rurales reculées.

À moins que votre itinéraire ne comprenne les provinces frontalières cambodgiennes, le conflit n’aura aucune incidence sur votre voyage.

En respectant les zones d’exclusion et en vérifiant leur assurance pour les îles de Trat, les voyageurs peuvent profiter en toute confiance de la Thaïlande tout au long de l’année 2026.

Plus de 95 % du territoire thaïlandais reste totalement hors zone de conflit.

Voir aussi :

La Thaïlande accuse le Cambodge de crimes de guerre

Cybercriminalité au Cambodge : Trip.com met fin à son partenariat

Conflit Thaïlande–Cambodge : l’armée dit viser les cybercriminels et les casinos


Source : The Thaiger

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