23 ouvriers d’une usine de feux d’artifice de Suphanburi dans le centre de la Thaïlande ont été tués dans une explosion le mercredi 17 janvier.
La police et les autorités locales ont déclaré que l’accident s’était produit à 15 h 30 dans l’usine de Ban Khoi Ngam de la commune de Sala Khao dans la province de Suphanburi.
Les autorités pensent que les 23 ouvriers étaient en train d’assembler les feux d’artifice lorsqu’une explosion s’est soudainement produite, rasant l’usine et les tuant tous.
Les villageois locaux ont déclaré que l’usine employait normalement une trentaine de personnes, mais que mercredi, on pensait que 23 ouvriers se trouvaient à l’intérieur.
Les secouristes ont déclaré que les explosions avaient soufflé leurs corps et que des morceaux de corps avaient été retrouvés à une cinquantaine de mètres de là, et même dans les rizières.
Ils ont indiqué qu’il était difficile d’identifier les victimes.
L’accident a été immédiatement signalé au Premier ministre Srettha Thavisin, qui est en voyage officiel à Davos, en Suisse.
Le Premier ministre a exprimé ses condoléances aux familles des victimes et s’est dit choqué par le nombre élevé de morts.
L’usine avait reçu sa licence annuelle le 24 août de l’année dernière.
Traisulee a déclaré que les fonctionnaires de Suphanburi et ceux des agences gouvernementales concernées enquêtaient sur la cause de l’explosion.
Heureusement, cette usine était loin de toute habitation.
En juillet de l’année dernière, une vaste explosion dans un entrepôt de feux d’artifice dans le sud de la Thaïlande, avait tué 12 personnes et fait 120 blessés.
L’explosion s’était produite dans une zone résidentielle et avait endommagé 292 maisons de la ville de Sungai Kolok dans la province de Narathiwat.

Le quartier de Narathiwat frappé par l’explosion d’un entrepôt de feu d’artifice illégal. Photo : กู้ภัยเมตตาธรรมนราธิวาส – Facebook
Voir : 12 morts et 121 blessés après l’explosion d’un entrepôt de feux d’artifice en Thaïlande
Par la suite, l’enquête sur l’explosion avait révélé que des pots-de-vin avaient été versés à des fonctionnaires pour que des feux d’artifice puissent être stockés sans permis.
Voir : Pots-de-vin dans l’affaire de l’explosion d’un entrepôt de feux d’artifice en Thaïlande
Source : The Nation Thailand

2 commentaires
Ah le premier ministre va chez les fous à Davos… c’est bon à savoir ça…
Les licences octroyées et autorisant l’implantation et l’exploitation d’usines de fabrication de feux d’artifices montrent, en regard des accidents et des explosions qui s’y passent régulièrement que les normes de sécurité pour les travailleurs sont absolument insuffisantes et obsolètes et ne garantissent absolument pas leur sécurité au travail…
En Thaïlande, toute la chaine de fabrication se trouve dans le même bâtiment, sous le même toit, sans cloisons pare-feux ou anti-explosion, alors que chez nous, chaque phase de fabrication s’opère dans des bâtiments en béton armé, séparés entre eux par un espace extérieur de 10 mètres de tous côtés…
Le stockage des produits finis doit être fait dans des bâtiments séparés, blindés et eux aussi en quantité limitée avec des sas de sécurité pour y entrer et en sortir, la manipulation pour la mise en conditionnement avant expédition doit, elle aussi être effectuée à part…
Et tous les transports entre les différents bâtiments de phases de fabrication, d’entreposage, de mise sous conditionnement et d’expédition doivent être opérés par du personnel uniquement formés à ces tâches, tout comme les ouvriers chargés de la fabrication, ne doivent pouvoir être en charge que d’une manipulation dans toute la chaîne et par cellule, chaque bâtiment, ne permettant pas à l’ensemble des ouvriers de se retrouver dans la même aire de production.
C’est en tout cas comme cela que ça se passe en Europe…
Mais, évidemment, demandez aux thaïlandais de prendre exemple sur les normes de sécurité appliquées chez nous, reviendrait à mettre hors la loi toutes les usines de feux d’artifices du pays et à devoir les raser pour en construire de nouvelles avec des normes beaucoup plus strictes.
En attendant, des dizaines d’ouvriers sont morts, sans compter tous les accidents mortels précédents…
Les responsabilités ne sont pas à chercher au niveau du personnel de l’usine, mais au niveau politique et législatif, pour lequel le législateur est responsable de lois et de normes de sécurité absolument inefficaces à revoir de manière urgente et en mettant en œuvre des inspections régulières au niveau des conditions de travail et de respect des normes de sécurité.