Le ministère thaïlandais du Travail rappelle que certains emplois restent interdits aux étrangers, même avec un permis de travail valide.
Cette réglementation vise à protéger certaines professions considérées comme faisant partie du patrimoine culturel, artisanal ou économique du pays.
Des emplois réservés aux citoyens thaïlandais

Les activités de sécurité et de surveillance figurent parmi les professions réservées aux citoyens thaïlandais et ne peuvent pas être exercées par des travailleurs étrangers. Photo : The Nation Thailand
De nombreux étrangers pensent qu’une fois titulaires d’un visa et d’un permis de travail, ils peuvent exercer librement n’importe quelle activité professionnelle en Thaïlande.
Or, le décret d’urgence sur la gestion du travail des étrangers prévoit plusieurs restrictions et interdit aux ressortissants étrangers d’occuper certains emplois.
Selon le ministère du Travail, ces professions sont réservées aux travailleurs thaïlandais afin de préserver les opportunités d’emploi locales et certains savoir-faire traditionnels.
Les 10 professions interdites aux étrangers

Les activités de manucure, d’esthétique et de coiffure font partie des professions réservées aux citoyens thaïlandais et ne peuvent pas être exercées par des travailleurs étrangers. Photo : The Nation Thailand
Voici les principales activités que les étrangers ne peuvent pas exercer, même avec un permis de travail :
- Vente ambulante : vente de marchandises ou de billets de loterie sur les marchés ou dans la rue.
- Courtage et activités d’agence : à l’exception du courtage lié au commerce international.
- Coiffure, esthétique et manucure : coupes de cheveux, coiffure, soins esthétiques et manucure.
- Massage thaï traditionnel : considéré comme un savoir-faire culturel thaïlandais.
- Conduite de véhicules : taxis, minibus, bus, tuk-tuks et autres véhicules de transport public, à l’exception notamment des chariots élévateurs dans certaines industries.
- Guide touristique : accompagnement de touristes et organisation de circuits.
- Services juridiques : avocat, conseil juridique ou représentation devant les tribunaux, à l’exception de certaines activités d’arbitrage autorisées par la loi.
- Tissage manuel : filage, dévidage et torsadage manuel de fibres ou de soie.
- Artisanat traditionnel : sculpture sur bois, orfèvrerie, argenterie, fabrication de poupées thaïlandaises et autres métiers d’art.
- Agent de sécurité : surveillance de sites et protection des biens ou des personnes.
La Thaïlande compte en réalité davantage de professions protégées

La vente ambulante fait partie des professions réservées aux citoyens thaïlandais et ne peut pas être exercée par des travailleurs étrangers.
Ces dix métiers figurent parmi les professions les plus fréquemment concernées par les contrôles des autorités.
Cependant, la réglementation thaïlandaise est plus large.
Plusieurs dizaines d’activités sont soumises à des restrictions ou réservées aux citoyens thaïlandais, notamment dans les domaines de l’artisanat, de l’agriculture, des services ou encore de certains métiers manuels.
Les étrangers souhaitant travailler en Thaïlande ont donc intérêt à vérifier précisément les activités autorisées par leur permis de travail avant de commencer une activité professionnelle.
Voir : La Thaïlande traque les expatriés qui exercent des métiers interdits
Des sanctions pouvant aller jusqu’à l’expulsion
Le ministère du Travail prévient que les infractions sont sanctionnées même lorsque l’activité interdite est exercée de manière occasionnelle ou comme activité complémentaire.
Pour les travailleurs étrangers :
- amende comprise entre 5 000 et 50 000 bahts (132 à 1 314 euros)
- expulsion du territoire thaïlandais ;
- interdiction de demander un nouveau permis de travail pendant deux ans.
Pour les employeurs :
- amende de 10 000 à 100 000 bahts par travailleur concerné ;
- en cas de récidive, peine pouvant aller jusqu’à un an de prison ;
- amende de 50 000 à 200 000 bahts ;
- interdiction d’employer des travailleurs étrangers pendant trois ans.
Employeurs et salariés invités à vérifier leur permis de travail

Travailleurs dans une usine en Thaïlande. Photo : Khaosod
Les autorités recommandent aux entreprises de vérifier régulièrement que les tâches réellement exercées par leurs employés étrangers correspondent exactement à celles autorisées par leur permis de travail.
Une différence entre l’activité déclarée et le travail effectivement réalisé peut suffire à entraîner des poursuites, des sanctions financières et la perte du droit de travailler légalement en Thaïlande.
Voir aussi :
La Thaïlande autorise les étrangers à travailler ou à investir dans 18 nouvelles industries
Source : The Nation Thailand
Liens utiles pour préparer votre voyage en Thaïlande
Souscrire une assurance voyage
Réserver bus, train et bateau en Thaïlande
Gérer son argent en voyage avec Wise
Voyage sur mesure avec Evaneos
Vous pouvez nous suivre sur :
Twitter, LinkedIn, Facebook, Google News
1 commentaire
Dans les 10 interdictions énumérées, il y en a 3 qui m’ont fait sursauter !
3 interdictions auxquelles j’ai été confrontée lors de mes années de résidence ou de mes voyages à Phuket, Pattaya et Krabi (Koh Phi Phi) : les 6, 7 et 10…
En effet, j’ai eu l’occasion personnellement de constater à de nombreuses reprises, parfois de manière régulière et même permanente sur plus de 10 ans, que le métier de guide touristique, certains bureaux de conseils juridiques et des agences de sécurité sont, très certainement sous couvert de prête-noms thaïlandais (méthode elle-même illégale mais tellement répandue qu’elle en est presque intégrée dans la légalité « payante » liée à la corruption des administrations et des autorités policières et juridico-judiciaires), dirigés par des personnes étrangères et qui n’ont donc pas la nationalité thaïlandaise (ce qui est très rare…).
J’ai notamment côtoyé des guides de groupe de touristes chinois, qui pullulent dans les grandes villes touristiques du pays, armés de leurs prospectus et de leur petit drapeau que suit leur groupe comme le troupeau de moutons suit la cloche du bélier….
Curieusement le guide parle évidemment le chinois, mais pas le thaï, au mieux il se débrouille avec un accent très peu « thai »…
Je ne vais pas m’étendre sur le nombre d’agences de services juridiques qui comptent parmi leurs rangs dirigeants ou employés, des juristes ou anciens juristes français, russes, et depuis peu israéliens…
Et il en va de même pour certaines agences de sécurité qui comptent parmi leurs agents d’anciens policiers ou gendarmes européens ou anglais et américains à la retraite…
Très discrets, mais néanmoins prêts à intervenir au besoin, on peut les rencontrer à l’intérieur des boîtes de nuit, discothèques et autres lieux de divertissements nocturnes propices à de nombreux excès bien arrosés, bagarres et autres justifiant les interventions d' »armoires à glaces », de barbouzes, d’anciens légionnaires ou encore d’anciens lutteurs, boxeurs ou catcheurs professionnels…
Certes, ces cas vécus sont minoritaires et ces « rencontres du 3è type » se sont étalées sur une dizaine d’années, néanmoins cela témoigne de l’existence de cette illégalité et ce n’est que mon expérience personnelle, principalement observée à Pattaya dans 70% des cas…
En quelque sorte : la partie émergée de l’iceberg… il va sans dire que le contournement des lois, la corruption de fonctionnaires et les pots-de-vin alimentant l’obtention illicite des permis de travail et des certificats de sociétés font partie du décor…
Comme il est courant de le constater dans de nombreux autres domaines de la législation thaïlandaise, il y a la théorie des lois et les pratiques d’application de celles-ci; et en Thaïlande, il y a souvent un ravin, un gouffre entre ces 2 concepts…