Le voyage de rêve d’un touriste en Thaïlande s’est transformé en une lutte désespérée pour sa survie et pour payer la facture d’hôpital.
Il serait confronté à une leucémie présumée dans des conditions d’hospitalisation désastreuses.
Avec des lits imbibés de sang et une facture imminente de 11 594 euros, le calvaire de Dean Penson est devenu un cauchemar auquel ses amis sont déterminés à mettre fin.
Penson, un citoyen britannique de Southend-on-Sea, qui se réjouissait d’un séjour heureux sur l’île de Phuket, dans le sud de la Thaïlande, se retrouve aujourd’hui piégé dans le cauchemardesque hôpital Vachira de Phuket.
Un cas suspect de leucémie a transformé son voyage de rêve en une lutte désespérée pour sa vie, aggravée par les conditions choquantes de l’établissement médical géré par le gouvernement.
Ben Page, le meilleur ami de Penson, brosse un tableau terrible des conditions de l’hôpital, le décrivant comme un lieu ressemblant à une zone déchirée par la guerre.
« On se croirait dans le tiers-monde.
Il y a du sang partout sur le lit de Dean.
Il y a du sang sur la couverture depuis qu’il est arrivé.
Il n’y a pas de papier hygiénique, on se lave avec un tuyau d’arrosage ».
Effectivement, en Thaïlande de nombreuses toilettes publiques n’ont pas de papiers toilettes, juste un jet d’eau pour se nettoyer, ce qui est plus hygiénique quand on sait l’utiliser.
Voir : Comment utiliser des WC sans papier toilette, avec juste de l’eau pour se nettoyer
« Il est choquant de constater que les colocataires de Penson succombent à leur maladie à quelques mètres de là, sans aucune intimité ni dignité dans leurs derniers instants. »
La situation désastreuse de ce citoyen britannique est aggravée par l’absence d’assurance voyage, une décision qui le hante désormais, lui et ses amis.
Pressé par son ami Page de s’assurer avant le départ, Penson a hésité en raison d’une blessure préexistante au genou, ce qui lui a valu des factures médicales astronomiques.
Dans une tentative désespérée de ramener leur ami à la maison, Page et d’autres ont lancé une campagne de crowdfunding, espérant récolter environ 10 000 livres (11 594 euros).
La détérioration de l’état de santé de Penson a commencé vers le 15 novembre, ce qui l’a conduit à se rendre d’urgence dans un hôpital local.
Avec une numération sanguine alarmante, il a subi de nombreuses transfusions pendant dix jours, a révélé M. Page.
« Il va de plus en plus mal, il est vraiment anémique…
Son taux sanguin est si bas qu’il pourrait s’agir d’une leucémie ».
Bien que l’on espère que Penson sera bientôt en état de voler, la facture de l’hôpital est énorme, ce qui alourdit le fardeau financier, a rapporté le journal The Mirror UK.
M. Page, qui est brièvement retourné au Royaume-Uni avant de rejoindre son ami, s’est inquiété de l’augmentation des frais d’hospitalisation.
« Jusqu’à présent, l’hôpital a facturé environ 5 000 euros.
Il est évident qu’il a accumulé une facture qu’il n’a pas les moyens de payer ».
La situation s’aggrave car Penson prévoit une nouvelle visite au service des urgences à son retour, ce qui ne fera qu’aggraver ses difficultés financières.
Si vous souhaitez faire un don pour permettre à ce Britannique malade de rentrer chez lui, cliquez ici.
L’hôpital Vachira de Phuket est un hôpital public qui a priori ne devrait pas pratiquer la double tarification, mais d’après certains témoignages de voyageurs étrangers, les prix pour certaines opérations sont beaucoup plus élevés que dans les hôpitaux privés de pays voisins.
Dean Penson a eu raison de choisir un hôpital public comme il n’a pas d’assurance, car, malgré le fait qu’il y a beaucoup moins de confort, il aurait pu avoir à payer jusqu’à 4 fois ce prix, voire beaucoup plus, s’il avait choisi un hôpital privé.
Les hôpitaux privés pratiquent non seulement une double tarification pour les étrangers, mais en plus, d’après Sonthirat Sonthijirawong, un ancien ministre du Commerce, les médicaments peuvent coûter de 70 à 400 fois plus cher que le prix normal.
Le gouvernement précédent voulait agir contre cela, mais il semble que rien n’ait été fait pour privilégier le tourisme médical.
Voir : Le gouvernement veut faire baisser les tarifs pratiqués dans les hôpitaux privés
C’est pour cela qu’il est vivement conseillé de prendre une bonne assurance avant un voyage en Thaïlande.
Voir aussi :
Un touriste tombé d’un balcon en Thaïlande lutte pour sa vie, sa famille lutte pour payer l’hôpital
Pourquoi l’appel aux dons est le dernier recours pour des touristes accidentés en Thaïlande ?
« Achetez une assurance » exhorte une touriste après un accident en Thaïlande
Le double châtiment d’une touriste en Thaïlande après un accident de moto
Un hôpital privé en Thaïlande a facturé 30 000 baht (840 euro) le traitement d’une diarrhée !
Source : The Thaiger
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9 commentaires
Bien triste pour ce touriste, mais on le répète encore et encore : prendre une assurance voyage est peut-être pour certains de l’argent en moins en vacances, mais s’il vous arrive ce genre de problème, ça vaut le coup de sacrifier un peu de son budget pour sa santé, vous ne pensez pas ?
J’ai séjourné dans cet hôpital il y a une 15ᵉ d’année.
Une personne à négocier pour moi et la facture et tomber de moitié.
Effectivement l’hygiène n’était pas au top.
Et j’ai vu 5 mortes partir en 10 jours.
J’ai fait une dépression et était attaché à mon lit pendant 3 jours.
Je ne souhaite à personne un séjour dans cet hôpital.
Mr Page, l’ami de Mr Penson fait de l’hôpital une description digne d’un hôpital militaire de campagne en Ukraine ou dans la bande de Gaza…
Je compatis évidemment aux déboires financiers et surtout aux problèmes de santé de Mr Penson qui, d’après les affirmations de son ami, Mr Page se trouve dans un état plus que critique dans un hôpital public qui ne semble pas être équipé pour traiter au mieux et avec les dernières technologies médicales, des affections aussi graves qu’une leucémie.
De plus, malgré le fait que l’hôpital soit un établissement public (donc en principe peu coûteux, car accessible à toutes les couches sociales de la population thaïlandaise) la facture de Monsieur Penson atteint, avec le temps et l’accumulation des soins et des transfusions sanguines, des montants beaucoup trop importants pour ce genre d’hôpital…
Il y a là quelque chose d’anormal, mais évidemment, on manque de données pour pouvoir juger objectivement sur ce point !
Il faut espérer que malgré le discours pessimiste de Mr Page, son ami malade pourra être rapatrié prochainement et le plus tôt sera le mieux, car l’hôpital ne peut manifestement pas faire plus que ce qu’il ne fait pour le moment…
Il faut savoir que l’hôpital Varicha de Phuket est le plus grand hôpital public de l’île, mais aussi le plus vétuste…
Tous les thaïlandais(e)s victimes d’accidents ou simplement enrhumés, grippés, se retrouvent tous les jours dans cet hôpital et font la file durant des heures en consultation pour être vu par l’un des 70 médecins de l’établissement qui doivent aussi s’occuper des 500 malades ou accidentés hospitalisés en traitement post-traumatique ; et bien souvent, tous les lits disponibles sont occupés dans des salles communes de plusieurs dizaines de lits, avec très peu de chambres à 2 lits ou individuelles, d’où la description alarmiste de Mr Page sur la situation de Mr Penson.
Il n’est pas rare que des cas bénins nécessitant des soins basiques soient allongés sur des lits de camps, faute de lit d’hôpital disponible.
Néanmoins, dans ce contexte quelque peu alarmiste, le suis certain que le staff médical et infirmier font le maximum pour soigner les patients dans les meilleures conditions possibles…
Mais l’hôpital Varicha reste un hôpital public, avec, comme c’est souvent le cas dans cette catégorie de cliniques, des moyens limités en matière de matériel de diagnostic et de multi-thérapie, notamment au niveau de l’imagerie médicale, des IRM, scanners et des traitements par immunothérapie et radiothérapie par laser, notamment en cancérologie ou lors d’interventions chirurgicale vitale, la machinerie médicale en usage dans les hôpitaux publics dans leur majorité datant de plusieurs dizaines d’années et ne sont plus adaptées pour soigner efficacement avec des thérapies récentes et technologiquement à la pointe des progrès de la médecine curative.
J’espère que Mr Penson va s’en sortir, au sens propre comme au sens figuré…
C’est une honte de republier un article comme ça.
Il n’a pas d’assurance, il a au moins des soins.
Il y a d’autres pays notamment en Afrique centrale ou cette hôpital ferait des envieux.
Pourquoi critiquer le système de santé public thaï ?
On a le confort que l’on veut, il n’avait qu’à prendre une assurance, point.
« Ces touristes qui viennent sans assurance » devraient être le sujet de cette article.
ABE.
J’ai été dans cet hôpital pour une consultation, car on m’avait dit que j’avais besoin d’une 2ᵉ opération après un accident de moto dans un autre pays qui n’était pas couvert par l’assurance.
Après 3 heures d’attentes, j’ai vu un médecin moins de cinq minutes, puis l’ai revu ensuite 5 min après les radios et il m’a proposé une opération en me disant de voir le service « pour les étrangers » afin d’obtenir le prix.
Ensuite après une longue attente, la secrétaire discutait avec la famille d’un étranger décédé dans l’hôpital, on m’a dit que cela allait me coûter 600 000 bahts soit plus de 15 000 euros, avec en plus les antibiotiques.
J’ai demandé une estimation pour les antibiotiques, mais ils ne pouvaient pas me la donner.
Je ne savais pas, comme le dit Michel, que l’on pouvait marchander !
Enfin, cela coûtait trop cher, alors je suis rentré en France.
Après de nombreux examens et scanner… les médecins m’ont dit que je n’avais pas besoin d’une opération.
Enfin cela m’a coûté cher, un aller-retour en France + 2 semaines d’hôtel à Paris, pour avoir des examens sérieux.
C’est dommage qu’ils pensent tant à l’argent plutôt qu’aux soins pour les patients.
Qu’est-il parti faire en Thaïlande ?
Si ce n’est pas pour le travail et s’il n’était pas en couple, mais seul, peut-être est-il allé pour une chose interdite en France ?
N’importe qui sait qu’il faut une assurance quand on part à l’étranger sinon en cas de maladie, c’est la douloureuse.
Il y a deux Thaïlande, la Thaïlande des Thaïlandais simples, bouddhistes, accueillant et chaleureux, qui compose la majeure partie de la population, et il y a l’autre côté obscure, les plus riches ou privilégiés, leurs religions, c’est l’argent.
Ils sont racistes, malveillants, méprisants envers les étrangers, mais aussi envers les autres Thaïlandais moins aisés, et ont les trouvent dans les ambassades, au gouvernement, chez les hauts gradés de la police et dans les hôpitaux.
Même avec une bonne assurance, il vaut mieux éviter les hôpitaux en Thaïlande, car les médecins n’hésiteront pas à mettre vos vies en danger pour gagner plus d’argent, ils vous bourrent de médicaments dangereux et inutiles juste pour faire grimper votre facture.
Ils prennent plaisir à gonfler les factures des étrangers dont l’assurance refuse de payer ou qui n’en ont pas, ils n’ont aucune morale.
Il vaut mieux aller dans les hôpitaux au Vietnam, où les médecins s’intéressent vraiment à la santé des patients et non pas seulement à l’argents qu’ils pourront vous soutirer !
Tourisme médical non, je dirais plutôt mafia médicale…
Tu m’étonnes que beaucoup d’assureurs refusent de payer les accidentés en Thaïlande, ils demandent plus d’argents que dans les pays occidentaux !
Dans ces hôpitaux, on ne parle pas de patients, mais de clients et comme tout dans ces pays les prix sont faits à la tête du client.
Ils ont tous raison, quelle que soit la destination.
Il faut prendre l’assurance rapatriement accident et maladie.
Bons séjours à tous.
Bonjour,
Je trouve votre article, comment dire, je n’arrive pas à le qualifier, mais je vais vous dire ce que je pense.
Déjà la facture n’est pas du tout exorbitante pour plus de 10 jours d’hospitalisation, en Europe ou en France, c’est ce que ça vous coûte par jour si vous avez des opérations et des radios, et des traitements etc.
De plus même sans assurance santé spécifique, si cette personne possède une carte de crédit tous les frais sont couverts qu’il ait payé avec ou non, et son rapatriement est pris en charge, alors je ne comprends pas ce genre d’article ou d’individu qui reste soi-disant bloqué dans un pays.
Et je parle en connaissance de cause, j’ai eu un grave accident en Thaïlande avec 5 fracture dont une ouverte au fémur, et l’assurance de la carte de crédit à tout pris en charge avec le rapatriement, bien sûr après l’assurance se retourne vers votre propre assurance de Sécurité sociale ou mutuelle pour se faire rembourser les frais médicaux hors rapatriement, mais au moins à l’étranger vous n’avancer rien et les facture d’hôpitaux sont pris en charge également.
Bien sûr, faut-il encore avoir une assurance santé dans son pays ensuite.