Alors que la Thaïlande veut remettre le cannabis sur la liste des stupéfiants, une pétition a obtenu plus de 100 000 signatures pour sa recriminalisation.
Voir : La Thaïlande va reclasser le cannabis comme stupéfiant
Le 6 juin 2024, le ministre thaïlandais de la Santé publique, Somsak Thepsuthin, a de nouveau évoqué la possibilité de reclasser le cannabis dans la catégorie des stupéfiants de type 5.
Malgré les discussions et annonces, le cannabis est encore légal en Thaïlande et si le gouvernement modifie la loi, il ne devrait pas y avoir de changement avant 2025.
Voir : Le cannabis est-il encore légale en Thaïlande ? Ce que les touristes doivent savoir
Un groupe anti-cannabis connu sous le nom de « Youth Network Against Cannabis (YNAC) » (Réseau des jeunes contre le cannabis) a transmis une pétition proposant de rendre la consommation de cannabis illégale, sauf pour des raisons médicales et de santé.
La pétition aurait obtenu plus de 100 000 signatures.
Somsak a indiqué que le gouvernement était enclin à adopter cette approche.
Déjà en mai 2024, un sondage avait révélé que plus de 60 % des personnes interrogées étaient favorables à la réinscription de la marijuana sur la liste des stupéfiants.
Voir : 60 % des Thaïlandais favorables au reclassement du cannabis en stupéfiant
Bien que les précédentes tentatives de dépénalisation du cannabis n’aient pas été largement acceptées, le ministre de la Santé promet de réduire les tensions entre les factions pro et anti-cannabis.

Cannabis café à Pattaya.
Interrogé sur l’appel d’un groupe pro-cannabis en faveur d’un débat public ou d’un vote sur la reclassification, une démarche qui n’a pas encore été entreprise, M. Somsak a réaffirmé son engagement en faveur de l’équité.
Toutefois, il n’a pas expressément confirmé s’il lancerait un débat ou un vote public.
En réponse aux inquiétudes concernant l’impact potentiel sur l’industrie du cannabis après la légalisation, le ministre a assuré que les opérations conformes aux directives médicales et sanitaires seraient toujours considérées comme légales.
Voir : Le marché du cannabis en Thaïlande pourrait perdre 10 milliards de bahts
Il s’est empressé d’ajouter que, bien qu’il soit prévu de reclasser le cannabis comme stupéfiant, il ne sera pas excessivement difficile ou coûteux d’utiliser légalement le cannabis à des fins médicales.
En revanche, l’utilisation du cannabis à des fins de loisir serait considérée comme une infraction.
Si la loi est changée, on s’imagine qu’il suffira d’aller voir un docteur en se plaignant de stress ou d’insomnie, pour obtenir une ordonnance permettant d’acheter du cannabis n’importe où.
Que ce soit pour traiter de réels problèmes de santé ou pour se défoncer, n’importe qui devrait pouvoir obtenir le sésame, ce qui ne changera pas grand-chose, à part enrichir des médecins.
En ce qui concerne la prochaine manifestation « Shaping the Future of Thai Cannabis » (Façonner l’avenir du cannabis thaïlandais) prévue le 9 juin au siège du gouvernement, Somsak a indiqué qu’il n’était pas au courant, mais qu’il était prêt à répondre aux préoccupations du groupe.
Les manifestants exprimeront leur désapprobation à l’égard de la récriminalisation du cannabis et mettront en doute l’équité et la crédibilité de la pétition présentée par les groupes d’opposants.
Voir aussi :
Menace sur le cannabis en Thaïlande : les groupes pro-marijuana font pression
La volte-face de la Thaïlande sur le cannabis suscite des critiques
Problème sur une île de Thaïlande : pas assez d’eau douce et trop de cannabis
Interdiction du cannabis à usage récréatif en Thaïlande : rien n’est encore décidé
Source : ASEAN Now
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1 commentaire
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USA et Europe dans une impasse.
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