Des responsables de la santé publique en Thaïlande se sont engagés à annoncer ce mois-ci les résultats de l’enquête.
La chaîne de télévision taïwanaise TVBS a révélé qu’un touriste taïwanais gravement blessé lors d’un accident de la route survenu le 7 décembre, avait été refusé par un hôpital privé situé à 500 mètres des lieux de l’accident.
L’hôpital aurait refusé le patient dans un état grave, car il n’était pas accompagné par un membre de sa famille qui aurait pu payer.
Le voyageur est mort sur le chemin du deuxième hôpital situé à plus de 10 km.
Cela a provoqué un énorme scandale qui a entaché un peu plus l’image des hôpitaux privés de Thaïlande connus pour demander des prix exorbitants aux patients et pratiquer une double tarification pour les étrangers.
Voir : Suite aux scandales, la Thaïlande demande aux hôpitaux privés de revoir leurs prix
Le sous-lieutenant Karun Sriwattanaburapa, porte-parole adjoint de l’Institut national de médecine d’urgence (NIEM) a déclaré :
« Des inspecteurs de l’Institut national de médecine d’urgence et du Département de soutien aux services de santé (DHSS) ont interrogé des témoins mercredi (13 décembre). »
« En vertu de l’article 28 de la loi sur la médecine d’urgence et de l’article 36 de la loi sur les établissements de santé, les hôpitaux doivent fournir des services médicaux aux patients en cas d’urgence, indépendamment de leur assurance médicale ou de leur situation financière », a-t-il déclaré.
Le ministre de la Santé publique, Cholnan Srikaew, a ordonné l’ouverture d’une enquête après que la nouvelle de l’incident se soit répandue dans la presse internationale et sur les médias sociaux.
Le voyageur tué par un chauffard ivre

Les secouristes tentent de réanimer Chen. Photo : The Nation Thailand
Selon les rapports en ligne, le touriste taïwanais identifié comme Chen a été gravement blessé dans un accident de voiture.
Selon les médias taïwanais, l’homme a été renversé par un conducteur en état d’ébriété qui ne s’est pas arrêté.
Un sauveteur bénévole de la Ruamkatanyu Foundation a indiqué que Chen avait été retrouvé au milieu de la route à Phatthanakan Soi 50 à 1 h 50 du matin le 8 décembre.
Il a été transporté dans un hôpital privé situé à 500 mètres du lieu de l’accident, car il était inconscient après avoir reçu une réanimation cardio-pulmonaire, a indiqué le secouriste dans un commentaire sur Facebook.
Cependant, un superviseur et une infirmière du service des urgences de l’hôpital lui ont refusé l’admission et ont suggéré de l’emmener dans un hôpital public, selon le commentaire.
Les deux membres du personnel auraient déclaré que le traitement de Chen, un étranger non accompagné de parents, pourrait entraîner des dépenses que l’hôpital ne serait pas en mesure de récupérer.
Les intervenants ont alors décidé d’emmener Chen à l’hôpital Sirindhorn, mais il a succombé à ses blessures pendant le trajet.
Le sous-lieutenant Karun a déclaré que l’hôpital privé avait peut-être refusé d’admettre Chen parce qu’il était entièrement occupé ou qu’il était limité dans l’accueil de nouveaux patients.
« Avant que l’ambulance n’arrive à l’hôpital, le centre médical d’urgence (centre Erawan) a dû appeler pour confirmer qu’il était en mesure d’admettre Chen.
L’hôpital aurait informé le centre Erawan qu’il ne pouvait pas le faire », a-t-il déclaré.
L’ambulance a tout de même décidé de se rendre à l’hôpital privé en raison de sa proximité avec le lieu de l’accident, a-t-il ajouté.
Karun a déclaré que les autorités examinaient également d’autres raisons qui auraient pu empêcher l’hôpital d’admettre l’homme.
Selon le NIEM, les patients inconscients sont considérés comme des patients en situation d’urgence critique qui nécessitent un traitement immédiat après avoir été secourus, quel que soit le type d’hôpital où ils sont emmenés.
S’il est reconnu coupable dans cette affaire, le personnel de l’hôpital privé risque une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à deux ans et/ou une amende pouvant aller jusqu’à 40 000 bahts (1 051 euros).
Comme on le rappel souvent, dans les nombreux articles concernant des personnes qui ont eu un accident en Thaïlande et qui ont du mal à payer le montant des factures élevées, il est conseillé d’avoir une bonne assurance lors d’un voyage en Thaïlande.
Il faut aussi respecter les règles, comme porter un casque, et s’abstenir de consommer de l’alcool ou du cannabis, car sinon, les assurances refuseront de payer en cas d’accident.
Voir aussi :
La facture exorbitante d’un hôpital privé en Thaïlande suscite l’indignation
Les vacances d’un touriste en Thaïlande se transforment en cauchemar dans un hôpital
Les hôpitaux de Thaïlande dépassés par la surpopulation
Source : Bangkok Post
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5 commentaires
Encore un mauvais point pour le tourisme…
Triste situation…
Je cite : « Le sous-lieutenant Karun a déclaré que l’hôpital privé avait peut-être refusé d’admettre Chen parce qu’il était entièrement occupé ou qu’il était limité dans l’accueil de nouveaux patients. » Fin de citation.
J’espère que l’enquête ne va pas se diriger vers des arguments « bidons » qui semblent déjà émerger dans les propos de ce sous-officier.
Quoiqu’il en soit et étant donné l’équipement dont disposent les hôpitaux privés, je doute que cet hôpital qui a refusé l’admission de ce blessé grave nécessitant des soins d’urgence ait été soudainement « full »…
je suis certain que s’il s’agissait d’un blessé thaïlandais, la question ne se serait pas posée…
Je suis très curieux de connaitre les conclusions de cette enquête et, malheureusement, je dois avouer subjectivement que je n’exclus pas que des arguments pour déresponsabiliser l’hôpital et son personnel ne soit avancé pour justifier (!) l’attitude des responsables du département des urgences qui ont pris la décision de renvoyer la victime mourante dans un hôpital distant de 10 kilomètres…
Même dans le cas où il aurait fallu le stabiliser, et ainsi lui éviter une issue fatale en le gardant sur le brancard de l’ambulance, n’importe quelle antenne d’urgentistes dignes de ce nom et respectueux avant tout de la vie humaine l’aurait fait !!!
Une seule chose est à retenir dans ce dossier : il est clairement établi que la responsable et infirmière en chef de ce service a refusé l’admission de ce blessé grave, car il n’avait pas de garantie financière pour payer les soins auxquels il avait droit (la loi est très claire à ce sujet), le condamnant ainsi à une mort certaine dans les 20 minutes qui ont suivi ce refus…
Tout le reste, c’est du bla-bla inutile et tendancieux…
Elle (l’infirmière chef de service) ne devrait déjà plus être en fonction à l’heure actuelle !!!
Est-ce que l’on a des précisions sur le nom et la localisation de cet hôpital privé ???
S’il s’agissait d’un patient thaïlandais !!!
Ce n’est pas une question de nationalité, mais de FRIC…
Oui, Luc 555, je suis d’accord, c’est avant tout une question de FRIC !
Mais, je ne suis pas certain que même un Thaïlandais sans garantie financière aurait été rejeté comme l’a été ce Taïwanais, car en plus, l’infirmière en chef des urgences l’a déclaré unilatéralement « non solvable », alors qu’elle n’en savait strictement rien…
Cet homme pouvait très bien être fortuné…
On peut échafauder toutes les hypothèses possibles, mais malheureusement pour lui, il est trop tard !
C’est quoi le nom de l’hôpital privé situé à 500 mètres.
On attend la suite….
Et, au fait, la personne qui s’est fait arracher une jambe sur un escalier roulant à l’aéroport Dong Muang, c’en est où ? affaire déjà oubliée ?