Une Française affirme que son garçon de 7 ans a subit des attouchements à Koh Samui et que la police l’a arrêté pour avoir giflé le responsable.
Article mis à jour le 11 octobre avec l’apparition de nouveaux témoins qui confirme le témoignage de l’enfant.
Mina, la mère française de l’enfant, âgée de 30 ans, a déclaré sur Twitter que son fils de sept ans, avait été agressé sexuellement par un Thaïlandais alors qu’ils étaient en vacances à Koh Samui, une île de la province de Surat Thani, dans le sud de la Thaïlande.
La française a ajouté que l’homme thaïlandais avait ensuite porté plainte contre elle pour l’avoir giflé, et que son passeport avait été confisqué par la police thaïlandaise.
Mina a déclaré que la police thaïlandaise et l’ambassade de France ont refusé de l’aider et qu’elle ne peut donc pas retourner en France.
Le Thaïlandais accusé a nié les faits, affirmant qu’il avait seulement giflé les fesses du garçon parce qu’il le trouvait mignon.
La police a également nié avoir confisqué le passeport de la Française.
Le surintendant du poste de police de Bor Phud, Yutthana Sirisombat, a déclaré au journal thaïlandais Naew Na que l’affaire était traitée par le poste de police.
Yutthana a déclaré qu’il avait interrogé l’accusé thaïlandais à ce sujet et que Pramote avait nié l’allégation.
Selon Yutthana, Pramote a expliqué qu’il revenait d’un entraînement le matin et qu’il s’apprêtait à prendre une douche lorsque le jeune Français est entré dans son magasin.
Il a insisté sur le fait qu’il n’était pas du tout nu.
Il était torse nu, mais portait un short qu’il avait recouvert d’une serviette lorsqu’il a rencontré le garçon.
Pramote a affirmé qu’il n’avait pas pu communiquer avec le garçon en raison de la barrière linguistique.
Il pensait que le garçon voulait une boisson, il lui a pris la main et l’a emmené au réfrigérateur.
Le garçon ayant refusé d’acheter quoi que ce soit dans le réfrigérateur, il lui a demandé de partir et l’a exhorté à retourner auprès de sa mère.
Pramote a admis qu’il avait donné une légère tape sur les fesses du garçon une fois pendant qu’il se rendait au réfrigérateur et une autre fois avant que le garçon ne parte.
Il a insisté sur le fait qu’il n’avait pas l’intention de harceler sexuellement le garçon, mais qu’il l’avait fait parce qu’il le trouvait gentil.
Il a déclaré qu’il s’agissait d’une pratique normale pour un adulte qui aime les enfants.
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Des témoignages contradictoires

L’enfant français avec les policiers lors de la reconstitution de l’agression à Koh Samui.
Pramote a déclaré qu’il était confus lorsque Mina est entrée dans son magasin et l’a giflé.
Elle a également détruit ses affaires dans le magasin, et il a donc porté plainte contre elle.
Le surintendant Yutthana a ajouté que les officiers ont demandé à Mina de produire son passeport pour confirmer les accusations d’agression à l’encontre de Pramote.
Cependant, les officiers n’ont pas gardé le passeport et l’ont rendu à Mina.
Yutthana a déclaré que les officiers veilleraient à ce que justice soit rendue aux deux parties.
Ils ont déjà déposé une plainte contre Pramote pour agression sexuelle sur des enfants de moins de 15 ans et attendent les résultats de l’examen médical du garçon à l’hôpital de Koh Samui.
Le témoignage de Mina sur X
Mina, la mère du garçon, a raconté l’affaire sur son compte X : @Princessemondi2.
Bloquée en Thaïlande, retrait de passeport pour avoir giflé un pédophile
Je vous explique :
Je suis coiffeuse, et j’ai 30 ans, j’ai bossé comme une malade toute l’année, pour pouvoir offrir à mon fils de sept ans, des vacances inoubliables au bout du monde
Donc nous avons passé un mois formidable.
Tout le monde était gentil.
Mon fils est émerveillé.
Nous avons passé les meilleures vacances de notre vie.
Il nous restait donc une semaine pour rentrer en France.
Nous avions un hôtel un peu excentré avec vue sur la jungle.
Le jour de notre départ de cet hôtel, nous avions une excursion prévue, donc levé tôt.
Nous sommes allés prendre un café dans l’épicerie qui se situe à 10m de l’hôtel en attendant le personnel afin de leur remettre les clés de la chambre.
Nous sommes retournés à l’hôtel après avoir pris notre café, mais en arrivant à la réception de l’hôtel, je me suis rendu compte que les clés que j’avais laissées n’étaient plus sur la table.
Les femmes de ménages sont arrivées avec des boissons achetées dans cette même épicerie.
À ce moment-là mon fils de 7 ans me dit qu’on a peut-être laissé les clés sur le comptoir de l’épicerie, et il propose d’aller vérifier rapidement, l’épicerie étant collée à l’hôtel, j’accepte et je l’attends devant la porte de l’hôtel.
1mn 10 plus tard (nous avons calculé le temps via les caméras de surveillance), mon fils revient extrêmement choqué et il m’explique que le monsieur de l’épicerie l’a fait assoir sur ses genoux, lui a massé le dos, puis lui a touché le sexe et l’a forcé à toucher le sien.
je demande à mon enfant si le monsieur lui a fait autre chose, et je retourne en courant à l’épicerie.
J’arrive sur place, hors de moi, je retrouve l’homme complètement nu.
Je lui hurle dessus et lui demande ce qu’il a fait à mon fils.
Je l’ai giflé, et j’ai retourné son comptoir.
Les femmes de ménage sont arrivées, alertées par les cris.
Elles ont tenté de me calmer, et ont constaté aussi que le monsieur était nu, alors que 5 min avant elles sont passées et il était habillé.
Il a aussi débranché les caméras.
D’autres passants sont également entrés dans l’épicerie pour me calmer, et ont vu l’homme nu.
Nous avons appelé la police afin que je puisse porter plainte.
J’appelle également un Français qui était dans mon hôtel pour qu’il m’aide à traduire, car je ne parle pas anglais.
J’ai donc porté plainte contre ce monsieur, et c’est là que les procédures et les problèmes ont commencé.
À partir du moment où j’ai porté plainte j’ai senti qu’on essayait de me déstabiliser et de me faire abandonner.
On m’a dit qu’il fallait que je donne mon passeport aux autorités et j’allais devoir rester au 8 mois sur place, le temps de l’enquête.
je suis livrée à moi-même, j’ai tenté d’obtenir du soutien de la part de l’ambassade, mes proches et moi sommes obligés de les harceler et jusqu’ici la seule chose que j’ai obtenue de leur part, c’est une liste de tous les frais que je dois payer de ma poche : avocats, traducteur.
Pour couronner le tout, l’agresseur de mon fils a décidé de porter plainte contre moi, pour coups et dégradations.
On m’a retiré mon passeport, je suis coincée ici en Thaïlande en attendant mon jugement.
J’ai été placée en garde à vu et j’ai du payer une caution de 1 000 bahts (25,88 euros) pour ne pas être déférée en prison en attendant d’être jugée.
Tout ça sous les yeux de mon enfant.
On me fait signer des papiers que je ne comprends pas, aucun traducteur n’est là pour m’aider.
Je n’ai quasiment pas de réponses des avocats, et ceux qui me répondent ne veulent pas me représenter.
Après de longues semaines de lutte, j’ai réussir à obtenir que mon fils soit rapatrié en France, auprès de ma famille afin qu’il puisse retourner à l’école, plus d’un mois après l’agression.
Mon fils est traumatisé et je suis totalement impuissante car je suis coincée ici.
Aujourd’hui je me retrouve seule dans un pays étranger, personne ne m’aide, l’ambassade et les avocats ne s’intéressent pas à mon cas.
Je suis complètement en détresse et je ne sais plus quoi faire.
Je ne peux pas travailler et j’arrive au bout de mes ressources financières.
Je dois assumer tout mes frais ici, ma famille m’aide comme elle peut, mais ça commence à être long.
Je suis traitée comme une criminelle pour avoir giflé l’agresseur de mon enfant.
Tout ce que je demande, c’est qu’on me laisse rentrer en France auprès de mon fils et ma famille.
Merci à tout ce qui ont lu, je vous demande svp de partager au maximum et de mentionner toutes les personnes pouvant m’aider, svp.
Merci infiniment à tous.
Si quelqu’un peut identifier n’importe qui susceptible de m’aider, association ou autre quelconque aide serait la bienvenue merci de m’avoir lu.
Je suis complètement choquée de cette situation n’ayant jamais eu de problème de justice, j’ai passé une journée en prison.
Une affaire gênante
Mina a déclaré que la police thaïlandaise l’avait incitée à abandonner l’affaire d’agression sexuelle parce qu’elle était compliquée et prendrait beaucoup de temps.
Les agents ont également demandé à son fils de faire une reconstitution, ce qui a affecté le garçon.
L’homme thaïlandais a porté plainte contre elle pour l’avoir agressé physiquement, ce qui lui a valu une amende de 1 000 bahts et la perte de son passeport par les autorités.
Elle a également dû payer la traduction de documents juridiques, un avocat, etc. pour obtenir justice pour son fils.
Il reste à savoir qui ment, notamment au sujet de la confiscation du passeport par la police et, si le commerçant thaïlandais a donné de l’argent à la police, comme cela arrive malheureusement souvent, pour qu’ils prennent partie pour lui plutôt que pour la victime et sa maman.
En attendant, une cagnotte a été ouverte sur le site Leetchi pour aider Mina à faire face aux frais de justice et à son séjour prolongée en Thaïlande :
Mise à jour au 11 octobre 2023
Suite à la diffusion de l’affaire sur de nombreux médias étrangers, la police a été obligée de prendre les choses en main plus sérieusement et de nouveaux témoins sont apparus qui confirme le témoignage du fils de Mina.
Sur Twitter Mina a annoncé :
« Bonjour à tout le monde, je vous remercie infiniment pour cet élan de solidarité et de partage.
La police a bien pris les choses en main à présent deux témoins qui ont vu la scène sont apparu.
Je pense que les choses vont aller vite maintenant.
Les caméras de surveillance ont été aussi analysés tout va être envoyé au procureur sous peu.
Je remercie également Mme Suda d’avoir vraiment aidé à bouger les choses et la police qui est à fond sur l’histoire, je remercie toutes les personnes qui ont relayé c’est grâce à vous
Une personne thaïlandaise est venu témoigner qui a carrément vu l’homme nu, touchant les fesses de mon enfant et une deuxième personne l’a vu avec mon fils sur les genoux.
Il était nu à ce moment-là, la police est à fond sur l’histoire et j’ai pu avoir le soutien demandé. »
Une nouvelle affaire qui s’ajoute à l’agression d’un touriste saoudien et autres qui donne une mauvaise image à la Thaïlande.
Voir : Les menaces sur le tourisme en Thaïlande s’accumulent
Voir aussi :
Le comportement honteux de policiers après une tentative de viol en Thaïlande
La police thaïlandaise doit servir le peuple, pas les puissants
La série de scandales impliquant la police thaïlandaise appelle à une réforme
Source : The Thaiger
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5 commentaires
Encore une fois de plus, et sans prendre parti pour l’un ou pour l’autre version de cette affaire d’agression-viol-plainte et suspicion de corruption ou tentative d’intimidation, voilà encore un fait divers assez trouble et bien embrouillé quand on lit les diverses versions et déclarations du magasinier thaïlandais d’une part, de la maman et de son gamin français d’autre part et enfin de la police, versions qui, le moins que l’on puisse dire sont entachées de mensonges et de révélations, on ne peut plus incongrues et inattendues, notamment en ce qui concerne la non-intervention de l’Ambassade de France envers une citoyenne en difficulté et le refus d’avocat ou d’hommes de lois chargés en principe de la défense d’une personne inculpée et qui ont refusé tout comme l’Ambassade de France, d’aider juridiquement cette maman et son fils…
Je profite de cette occasion pour rappeler qu’en aucun cas et quelles que soient les menaces que l’on peut vous adresser, de ne jamais signer un document dont vous ne comprenez pas les termes et d’en réclamer une traduction dans une langue que vous comprenez (français ou anglais).
Quoi qu’il en soit, j’espère que cette mère française aura bientôt l’aide dont elle a droit en de pareilles circonstances, notamment de la part de son Ambassade, car même si aux yeux des lois thaïlandaises et du bon vouloir ou intentions objectives ou subjectives des policiers chargés de l’enquête, elle est déclarée coupable de coups sur la personne d’un citoyen thaïlandais, elle a droit à l’aide d’un avocat et à l’aide juridique et diplomatique de son Ambassade à Bangkok pour assurer sa défense devant le tribunal compétent.
Ce fait divers est à classer dans la liste des affaires (heureusement moins dramatique dans le sens où il n’y a pas mort d’homme) qui n’aident pas à donner à la Thaïlande, l’image d’un pays où le respect des droits humains ne sont pas toujours garantis (ici en termes judiciaires de droit à l’assistance d’un avocat et le droit à la présence d’un traducteur pour être interrogé dans sa langue maternelle).
Cette affaire, vue de France, aura tendance à être analysée comme une injustice flagrante envers cette mère et son fils, victime selon eux d’attouchements sexuels pouvant être assimilés à un viol en termes juridiques et comme une preuve supplémentaire de la subjectivité et du comportement douteux d’une police qui protège un « suspect » thaïlandais face à des accusateurs étrangers manquant indéniablement de preuves matérielles pour prouver le comportement de celui-ci…
Je doute qu’en l’occurrence, cette mère française, sa famille, amis et plus largement toute personne relayant, sur les réseaux de médias sociaux, cette fin de vacances thaïlandaises dramatique, va aider les candidats touristes attirés par la Thaïlande et prenant connaissance de ces faits, à avoir de ce pays une idée positive d’un pays accueillant et sécurisé (une fois de plus !)
Décidément, ça s’accumule…
Une cagnotte en ligne ???
L’ambassade en Thaïlande me fait plus penser à une société qui fait de l’événementiel qu’à une administration basée à l’étranger qui est présente pour aider, défendre et protéger ses concitoyens…..surtout sans le sou…
Suite à cette mise au point et à l’évolution de l’enquête, grâce notamment à certains témoins thaïlandais qui n’ont pas hésité à dénoncer l’attitude équivoque et les attouchements à caractère sexuel du gérant de cette épicerie, il faut espérer que ces témoignages soient pris en compte pour leur valeur juridique, malgré l’attitude très « tiède » des policiers au lendemain et dans les semaines qui ont suivi les faits…
Il faut noter surtout le fait qu’il n’y ait pas eu, au minimum, d’inculpation de tentative de viol vis-à-vis de cet homme qui, sans la mobilisation médiatique qui a conduit la police à changer d’attitude, n’aurait jamais été inquiété, la police se contentant dans un premier temps d’instruire l’affaire uniquement sur la plainte du citoyen thaïlandais autour de la gifle que la mère de l’enfant lui a « collée » suite à son comportement à caractère sexuel envers son fils.
Il s’agit là de l’illustration très courante en Thaïlande de l’attitude de certains membres des forces de police quand il s’agit d’un litige à régler entre un citoyen thaïlandais et un étranger, qu’il s’agisse d’un accident de circulation, d’une querelle ou d’un litige consécutif à une arnaque…
On fera tout pour mettre la faute sur le touriste étranger et pour disculper le thaïlandais de toute poursuite judiciaire ou pénale, comme cela a été le cas ici au moment des faits et au cours des jours qui ont suivi.
Encore une fois, la police se fait remarquer pour sa subjectivité, son sens très particulier de la justice et la manière dont certains policiers orientent l’enquête pour faire passer un étranger victime au statut de suspect, voir d’inculpé…
Belle mentalité qui ne va pas redorer une fois de plus le blason bien terne de la police thaïlandaise…
Il est regrettable de constater que ce genre de « dérapage » de la part d’enquêteurs est tellement fréquent qu’il occulte les faits de probité et d’incorruptibilité de quelques officiers de police et de leurs collaborateurs qui se font une fierté d’un travail bien fait, logique, intelligent et respectueux des lois thaïlandaises et des modus operandi des enquêtes et de la manière dont elles doivent être conduites et instruites…
Le plateau de la balance penche malheureusement bien trop souvent du mauvais côté de la justice pour peser de tout son poids du côté de l’injustice, de la médiocrité, de la stupidité et de la corruption.
Je suis français, j’ai une femme thaïlandaise et des enfants.
Depuis plus de 25 ans, je vais en Thaïlande et je connais très bien la Thaïlande.
Personnellement, je n’y crois pas cette histoire, il ne faut pas oublier qu’en Thaïlande les comportements sont complètement différents des Européens.
Le problème, c’est que les femmes françaises s’emballe très vite, le monsieur thaïlandais, je suppose qu’il a dû faire comme ils font tous en Thaïlande, c’est leur fonctionnement cela ne veut pas dire harcèlement sexuel sur mineur et je tiens à signaler que cette dame si elle a raconté des bêtises, ça va lui coûter très cher, le fonctionnement n’a rien à voir avec la France.
Il faut bien se le mettre dans la tête et quand même bon courage à elle.