Des touristes français ont provoqué la colère des habitants à Phuket après une série d’incidents survenus pendant le festival de Songkran.
Plusieurs vidéos devenues virales montrent un groupe de sept Français accusés de comportements agressifs, notamment le blocage de routes, le harcèlement d’automobilistes et des gestes inappropriés envers des femmes.
Voir : 7 touristes français arrêtés à Phuket lors du Songkran : « Ils sont allés trop loin »
Dans un autre incident distinct, deux Français, sans lien avec ce premier groupe, ont également été impliqués dans une agression visant un motard thaïlandais, toujours à Phuket.
Interpellation des sept Français après des vidéos virales

À gauche, des touristes participent aux batailles d’eau du Songkran à Patong. À droite, la police thaïlandaise interpelle un homme après des incidents survenus lors des festivités à Phuket.
Le 14 avril, des agents du commissariat de Patong sont intervenus pour interpeller les individus après la diffusion d’images les montrant en train de forcer la porte d’une camionnette et d’asperger son conducteur ainsi que l’intérieur du véhicule.
Ils ont été inculpés pour trouble à l’ordre public et obstruction à la circulation.
Selon la police, ces infractions sont passibles d’une peine maximale de trois mois de prison et d’une amende de 10 000 bahts (environ 265 euros).
Les sanctions effectivement prononcées n’ont pas été précisées.
De nouvelles plaintes émergent

Un motard thaïlandais abandonne sa moto face aux attaques des touristes français.
L’affaire a suscité de nombreuses réactions en ligne, alimentées par la diffusion d’autres images relayées par les médias thaïlandais.
Les membres du groupe sont présentés sur les réseaux sociaux comme des délinquants français qui viennent régulièrement passer leurs vacances et semer le trouble à Phuket.
Voir : Bagarres, actes délictueux, les délinquants français se lâchent en Thaïlande
L’une des vidéos, partagée sur la page Facebook de Phuket Times par un touriste étranger, montre une Thaïlandaise circulant à moto se faire asperger d’eau avant que des membres du groupe ne lui versent du shampoing sur la tête et ne lui lavent les cheveux sans son consentement.
Une autre séquence montre un motard stoppé en pleine route et encerclé par plusieurs individus, qui lui jettent de l’eau de manière répétée jusqu’à ce qu’il quitte son véhicule pour se mettre à l’écart.
Des accusations de harcèlement et d’extorsion

Des policiers thaïlandais sont la cible des touristes français lors du Songkran à Phuket.
D’après plusieurs témoignages, le groupe aurait également bloqué des voies publiques, contraint des automobilistes à s’arrêter et exigé de l’argent pour les laisser passer.
Certaines personnes auraient été forcées de participer aux batailles d’eau, tandis que celles refusant se seraient exposées à des insultes ou à du harcèlement.
Le média thaïlandais ThaiRath a par ailleurs publié des images montrant un groupe d’étrangers, soupçonné d’être le même, en train de bloquer des véhicules et d’asperger un poste de contrôle de police.
Deux autres Français agressent un motard thaïlandais

Le motard thaïlandais agressé par deux Français lors du Songkran à Phuket.
Un incident plus grave s’est produit le 13 avril, lorsqu’un Thaïlandais de 29 ans, Kunanya Phokham, a été agressé après avoir refusé de participer à une bataille d’eau.
Selon le témoignage de sa compagne, Maytinee Sila, l’homme se rendait à moto pour la rejoindre lorsqu’il a croisé un groupe d’étrangers bloquant la route dans une ruelle du district de Kathu.
Après avoir fait signe qu’il ne souhaitait pas s’arrêter, il a été aspergé d’eau puis frappé au visage avec un pistolet à eau.
La situation a rapidement dégénéré : plusieurs individus l’auraient attaqué, le frappant à plusieurs reprises.
La victime a subi des blessures au visage et des contusions, nécessitant une prise en charge à l’hôpital de Patong.
Les deux ressortissants français placés en garde à vue

Les deux Français arrêtés à Phuket après l’agression d’un motard thaïlandais.
La police a arrêté les deux suspects le lendemain, le 14 avril.
Ils ont été identifiés comme étant les ressortissants français Nicolas B. et Abdelkrim H.
À ce stade, les autorités n’ont pas encore précisé les chefs d’accusation retenus ni les sanctions envisagées.
Les deux hommes restent en garde à vue pour interrogatoire.
Colère grandissante et appels à des sanctions exemplaires
Ces incidents ont ravivé les critiques sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes dénoncent des comportements jugés irrespectueux et nuisibles à l’image du pays.
Plusieurs appels ont été lancés pour que les autorités appliquent des sanctions plus sévères, allant jusqu’à demander l’expulsion des personnes impliquées et leur inscription sur une liste noire des services d’immigration.
Certains commentaires atteignent une violence extrême, allant jusqu’à suggérer l’intervention de groupes criminels locaux pour ‘régler le problème’, illustrant l’immense tension générée par ces comportements.
L’affaire relance ainsi le débat sur le comportement de certains touristes pendant les grandes festivités en Thaïlande, dans un contexte où les autorités rappellent chaque année l’importance du consentement et du respect des règles locales pendant le Songkran.
Voir : Songkran 2026 : à faire et à éviter en Thaïlande, la police met en garde
Source : The Thaiger 1, The Thaiger 2
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7 commentaires
Ces personnes sont indésirables en Thaïlande : expulsions à vie.
Comportements inacceptables… Il faut que ces gens soient sanctionnés, puis expulsés et mis sur la liste noire.
Cela ternit l’image des touristes respectueux et de la France…
Regrettable.
Oh que oui, François !
Mais il semble que le gouvernement préfère les « punitions collectives » au cas par cas.
Les touristes respectueux, comme vous, tant d’autres et moi, sont mis dans le même sac que ces nuisibles et payons l’addition avec le retour de mesures contraignantes.
Quand nos raca… partent en vacances… elles restent des raca…
Les Thaïs sauront-ils faire ce que nos politicards et juges laxistes sont incapables de réaliser chez nous ?
Une bonne amende, peine de prison, expulsion et inscription sur liste noire, et le problème sera réglé.
Dramatique, de plus ce genre d’olibrius, une fois en France, raconteront avec fierté leurs méfaits.
Il est mentionné dans l’article que les « performeurs » ont été identifiés comme étant des ressortissants français ; Nicolas B. et Abdelkrim H.
Là, franchement, ça met à mal le célèbre « C’est Nicolas qui paie » car, dans ce cas, le floutage de la photo n’est pas suffisant pour nous laisser supposer que le premier paierait pour le second (au prénom prédestiné, comme avait dit jadis un juge qui s’était lâché un chouia).
C’est bien nous tous qui payons pour ces deux artistes incompris.
Le plus regrettable étant que ces comportements à répétition de ces french-artistes provoquent un ras-le-bol et une colère bien compréhensifs de la part des autochtones qui, pour beaucoup d’entre eux, mettent tous les farangs et, plus particulièrement, tous les farangsèts dans le même sac.
J’espère que les Thaïs ont compris qu’il y avait plusieurs sortes de Français et ne nous mettent pas tous dans le même panier.
Par sortes, je veux dire des touristes respectueux, et d’autres qui sont juste des hurluberlus.
Et franchement j’aimerais tellement pouvoir dire le contraire, mais force est de constater que ces derniers ont souvent le même profil… et malheureusement en agissant ainsi ils nourrissent le discours des extrêmes, ce qui entraîne des retombées sur toute une communauté dont la majorité est civilisée et n’a rien à se reprocher.