Accueil Actualités en ThaïlandeBoire en Thaïlande : de nouveaux tests surprenants pour juger si vous êtes ivre

Boire en Thaïlande : de nouveaux tests surprenants pour juger si vous êtes ivre

4 commentaires 3 minutes à lire
Un groupe de personnes trinque avec des bouteilles d'alcool

La Thaïlande précise désormais comment les vendeurs doivent évaluer l’état d’ébriété des clients avant de leur servir de l’alcool.

Cela fait suite à une nouvelle réglementation qui interdit toute vente aux personnes déjà ivres.

Voir : Thaïlande : une nouvelle loi interdit la vente d’alcool aux clients ivres

Le Journal officiel thaïlandais, la Gazette royale, a publié de nouvelles directives détaillant les méthodes à utiliser pour déterminer si un client est en état d’ébriété.

Cette mesure, annoncée en décembre dernier, s’inscrit dans le cadre de l’article 29 de la loi sur le contrôle de l’alcool, qui interdit strictement la vente d’alcool à une personne déjà ivre.

Les vendeurs qui continuent de servir un client en état d’ébriété s’exposent à des sanctions légales, notamment si cette consommation entraîne ensuite des dommages, des blessures ou un décès.

Jusqu’à présent, aucun critère précis n’avait été défini, laissant les commerçants juger eux-mêmes de la situation.

Mais une annonce publiée le 30 mars dans la Gazette royale vient clarifier les règles à appliquer.

Des critères précis pour identifier une personne ivre

Selon Monthian Kanasawat, directeur du Département de contrôle des maladies, une personne doit être considérée comme ivre dès lors qu’elle présente des troubles évidents de l’équilibre ou de la motricité.

Cela inclut notamment une difficulté à se tenir debout, un manque de stabilité ou tout comportement susceptible de mettre en danger sa propre sécurité, celle des autres ou de perturber l’ordre public.

Les directives précisent également qu’une odeur d’alcool associée à certains signes physiques, verbaux ou comportementaux doit alerter les vendeurs.

Parmi les signes physiques figurent :

  • des yeux rouges ou des contractions oculaires
  • une perte de coordination
  • une démarche instable
  • des difficultés à marcher droit ou à rester debout
  • des chutes ou des tremblements visibles des mains

Les signes verbaux et comportementaux incluent :

  • un discours incohérent, indistinct ou répétitif
  • des sautes d’humeur ou de l’irritabilité
  • de l’agressivité ou du harcèlement
  • un comportement à connotation sexuelle
  • des menaces ou propos provocateurs
  • un état de conscience altéré, comme la confusion ou la somnolence

Trois tests recommandés pour vérifier l’état d’ébriété

Les autorités recommandent trois méthodes simples permettant aux vendeurs d’évaluer concrètement l’état d’un client.

Le test du doigt sur le nez consiste à demander à la personne de fermer les yeux, tendre un bras vers l’avant, puis ramener son doigt pour toucher son nez.

Si la personne tremble ou rate son nez de plus d’un centimètre, elle est considérée comme en état d’ébriété.

Le test de marche en ligne droite impose de faire dix pas en posant le talon contre la pointe du pied, avant de faire demi-tour sur un pied et de revenir en arrière.

Plusieurs anomalies peuvent indiquer une ivresse :

  • incapacité à marcher de manière fluide
  • sortie de la ligne ou perte d’équilibre
  • besoin d’étendre les bras pour se stabiliser
  • arrêt avant les dix pas
  • difficulté à effectuer le demi-tour

Si au moins deux de ces anomalies sont observées, la personne est considérée comme ivre.

Le test d’équilibre sur une jambe consiste à lever une jambe à environ 15 centimètres du sol et à compter à partir de 1001 pendant 30 secondes.

Le test est considéré comme échoué si la personne :

  • repose le pied trop tôt
  • vacille
  • utilise ses bras pour garder l’équilibre
  • se met sur la pointe des pieds

Une mesure déjà en vigueur

Ces nouvelles directives sont entrées en vigueur le 28 mars.

Les autorités invitent également les consommateurs à évaluer leur propre état avant de commander d’autres boissons et à éviter de boire après les heures autorisées.

Voir aussi :

Thaïlande : un touriste ivre saute sur un taxi et sème le chaos à Phuket

Thaïlande : un conducteur ivre tue un touriste français à Phuket

Thaïlande : un touriste belge ivre saccage un magasin à Pattaya


Source : The Thaiger

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4 commentaires

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er 31 mars, 2026 - 13 h 13 min

Un jour, ils vont faire comme en France, une auto-attestation pour boire à télécharger à présenter aux bars et débits de boissons comme quoi t’es ouvert en deux mais t’es encore chaud pour un tour.

C’est au gars qui présente cette proposition de loi à qui il faut faire un test d’équilibre. Même deux.

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HANSSON 31 mars, 2026 - 21 h 07 min

Waouh… Extraordinaire !

Et il a trouvé toutes ces constatations et ces conclusions tout seul ? Comme un grand garçon ? Super !!!

Je suppose que ce monsieur Monthian Kanasawat,directeur es-sciences alcooliques, a suivi toute la filière universitaire thaïlandaise en ingénierie brassicole + 5 ans de spécialisation en pathologie éthylique pour arriver à ces conclusions pleines de bon sens, en plus d’être l’heureux propriétaire d’un don de l’observation hors du commun…

Un petit verre d’eau pour cet homme, mais un océan de compassion pour tous les barmans et serveuses du pays qui maintenant, n’auront plus d’excuse pour confondre un mec bourré jusqu’aux oreilles avec un infirme moteur cérébral (avec tout le respect du monde que j’ai pour ce dernier).

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LAUNAY 1 avril, 2026 - 5 h 56 min

À la place du test numéro 3, on pourra éventuellement demander d’effectuer un salto arrière avec ou sans vrille ????

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Charles Alexis 1 avril, 2026 - 20 h 34 min

Un vieil expat’ m’avait dit quand j’étais tout fraîchement arrivé à Chiang Mai en 2001 :

– « Celui qui remonte à contre-sens, en moto comme en camion, celui qui, sur la piste tout à gauche, tourne à droite, celui qui passe au rouge encore 5 secondes après le signal, celui qui roule à 100 dans un village et à 50 sur l’autoroute, etc… et bien, dis-toi qu’ils sont dans un état tout à fait normal ! « .

– « Et quand ils ont bu, ça donne quoi ? » m’étais-je aventuré.

– « Alors, là, on rentre dans une autre dimension… »

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