Cinq gardes forestiers paramilitaires ont été tués dans une attaque armée contre un poste de contrôle à Narathiwat, dans le sud de la Thaïlande.
Un premier suspect est recherché et l’armée a lancé une vaste chasse à l’homme.
Six hommes armés attaquent un poste de contrôle

Une image de vidéosurveillance montre un homme armé ouvrant le feu lors de l’attaque contre un poste de contrôle dans le district de Ra-ngae, à Narathiwat.
L’attaque s’est produite le 22 juillet à 18 h 45 au poste de contrôle de Bukeh Sami, situé dans le district de Ra-ngae, dans la province de Narathiwat.
Selon les autorités, six hommes vêtus de noir sont arrivés à bord d’un pick-up Nissan noir, escorté par deux motos.
Les assaillants ont ouvert le feu sur les gardes forestiers paramilitaires avant de lancer plusieurs bombes artisanales.
L’assaut a coûté la vie à cinq rangers.
Six civils, dont deux enfants, ont également été blessés lors des échanges de tirs et des explosions.
Après l’assaut, le commando a pris la fuite par la route 4055 avant d’abandonner et d’incendier le pick-up utilisé pour l’attaque à une trentaine de kilomètres des lieux, vraisemblablement afin de détruire des preuves.
Les forces de sécurité ont rapidement bouclé la zone et les experts médico-légaux ont procédé à des relevés de douilles, de fragments d’engins explosifs et d’autres indices destinés à des analyses ADN.
L’enquête progresse, un premier suspect recherché

Les autorités thaïlandaises ont diffusé le portrait d’Azizan, recherché dans le cadre de l’enquête sur l’attaque contre un poste de contrôle à Narathiwat.
Trois jours après l’attaque, les autorités ont annoncé une première avancée importante dans l’enquête.
Un tribunal a délivré un mandat d’arrêt contre un suspect identifié sous le nom d’Azizan, originaire de la province de Narathiwat.
Selon les enquêteurs, il était déjà recherché dans une autre affaire liée à une attaque armée et à un attentat à la bombe dans le district de Su-ngai Kolok.
Dans une enquête distincte concernant l’attentat à la voiture piégée survenu la veille devant l’ancien commissariat de Tanyong, les autorités ont également obtenu des mandats d’arrêt contre Azmin et Abdul Rahum, soupçonnés d’avoir participé à cette attaque.
Par ailleurs, trois personnes ont été conduites dans des centres d’interrogatoire dans le cadre des investigations : Mahama Sari, Aliyah et Hafizi.
Les autorités précisent qu’elles ne figurent pas parmi les personnes visées par les nouveaux mandats d’arrêt, mais qu’elles sont entendues afin de faire progresser les deux enquêtes.
Les enquêteurs poursuivent l’analyse des preuves recueillies sur les lieux de l’attaque et indiquent que d’autres personnes pourraient encore être identifiées.
L’armée lance une chasse à l’homme

Le chef d’état-major de l’armée thaïlandaise, le général Chaiyapruek Duangprapat, s’est rendu à Narathiwat pour rendre hommage aux cinq rangers tués et superviser les opérations de recherche des assaillants.
Le chef d’état-major de l’armée thaïlandaise, le général Chaiyapruek Duangprapat, s’est rendu sur les lieux de l’attaque afin de rendre hommage aux cinq rangers tués.
Il a assuré que les familles des victimes bénéficieraient de l’ensemble des aides et indemnisations prévues par l’État.
Le général a également ordonné aux unités de police scientifique d’accélérer la collecte des preuves et aux forces de sécurité de poursuivre sans relâche les responsables.
Dans une déclaration particulièrement ferme, il a averti les auteurs de l’attaque :
« Toute personne ou nation offrant refuge aux responsables sera poursuivie sans relâche.
Les auteurs de ces actes doivent surveiller leurs arrières à chaque instant. Vous êtes désormais les proies. »
Il a toutefois rappelé que les opérations de sécurité devaient continuer à respecter les principes de légalité, de nécessité et de proportionnalité.
Une insurrection qui dure depuis plus de vingt ans

Une image de vidéosurveillance montre le pick-up utilisé par les assaillants lors de l’attaque contre un poste de contrôle dans le district de Ra-ngae, à Narathiwat.
Cette attaque est survenue au lendemain d’un attentat à la voiture piégée près d’un poste de police de Narathiwat, illustrant la persistance des violences dans cette région.
Depuis la reprise de l’insurrection séparatiste dans les provinces de Narathiwat, Pattani et Yala en 2004, les violences ont fait environ 7 700 morts, selon les autorités.
Le gouvernement thaïlandais tente actuellement de relancer le processus de paix avec le Barisan Revolusi Nasional (BRN), principal mouvement insurgé actif dans le sud du pays.
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Source : Bangkok Post, ASEAN Now, Thai PBS World, The Nation Thailand
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