Un classement des pays du monde selon le niveau d’anglais laisse la Thaïlande presque au dernier rang mondial, Singapour et les Philippines sont en tête en Asie.
Une société suédoise appelée EF Education First a publié le classement des pays selon leurs compétences en anglais.
Les données de 2,1 millions de résultats de tests effectués auprès de locuteurs non natifs ont été utilisées pour établir une liste de 111 pays classés en cinq catégories :
1. Compétence très élevée – les Pays-Bas arrivent en tête, suivis de Singapour, de l’Autriche, de la Norvège et du Danemark en cinquième position.
Sans surprise, la Thaïlande n’y figure pas.
2. Compétence élevée – les Philippines arrivent en 22e position sur cette liste, suivies de la Malaisie en 24e position.
Toujours pas de Thaïlande, mais toujours pas de surprise majeure.
3. Compétence modérée – la Thaïlande pourrait peut-être figurer dans cette liste.
Encore une fois, c’est faux.
Cette liste plus large contient des pays comme l’Italie en 32e position, la France en 34e, la Russie en 40e, l’Inde en 52e et le Vietnam en 60e.
4. Compétences faibles – toujours pas de Thaïlande.
Chine, 62, Népal, 65, Bangladesh, 66, Japon, 80.
5. Compétences très faibles – la Thaïlande apparait enfin, c’est le plus bas des bas.
Le Myanmar est 93e, le Cambodge 94e et la Thaïlande 97e.
Ils peuvent encore se réjouir, car le Laos est dernier !
Le Yémen et la République démocratique du Congo sont également en queue de peloton.
Classement mondial des pays et régions

Source : ASEAN Now
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3 commentaires
Rien d’étonnant à ce classement médiocre quand on a eu l’occasion de tester les connaissances de la langue anglaise en fin d’études secondaires, chez les lycéens de 18-19 ans et pire, chez les universitaires en fin d’études :
Quand on commence à discuter en anglais avec les jeunes « élites » de la nation, fraichement sortis de leurs 4 ou 6 ans d’études universitaires, on se retrouvent devant un mur de silence, des regards d’incompréhension, des bafouillements et bredouillements maladroits.
Seuls les étudiants des coûteux établissements privés d’enseignement supérieur réservés à une élite fortunée et disposant d’un cadre d’enseignants formés à l’étranger et payés en conséquence pourront se prévaloir d’une formation en adéquation avec le monde d’aujourd’hui.
Pour tous les autres, l’apprentissage de la langue consistera en grande partie par l’apprentissage du « par chœur » de phrases courantes.
Du vocabulaire, donc, mais peu ou pas de notions de la conjugaison, des constructions de phrases, de la syntaxe et d’exercices de conversations en situations réelles…
Mais ce n’est pas spécifique à la langue anglaise !
L’enseignement en Thaïlande est à revoir en profondeur, à commencer par la formation des enseignants dans les degrés fondamentaux et secondaires pour l’acquisition de connaissances de leurs élèves avec les méthodes modernes de programmation éducatives actives, capables de les faire « réfléchir » et non pas « répéter »…
Comme je l’ai déjà dit dans d’autres circonstances, en caricaturant l’exemple de l’apprentissage des mathématiques, en Thaïlande, on n’apprend pas aux jeunes thaïlandais à calculer, on leur apprend à utiliser une calculette, alors que chez nous, elles sont interdites dans les classes d’apprentissage pour favoriser le calcul mental et le raisonnement logique.
Et il en va de même pour l’ensemble de l’instruction publique qui n’a pas ou peu évolué depuis ces 50 dernières années, bétonnées dans des traditions éducatives et populaires obsolètes.
Quand la Thaïlande se réveillera-t-elle et mettra à la tête de son système éducatif un Ministre compétent et digne de ce nom qui apportera les réformes fondamentales et indispensables à un changement en profondeur ?
Il y a urgence, car cette réforme, qui doit commencer par la formation des enseignants eux-mêmes, prendra au minimum une à deux générations, avec un calendrier méthodologique programmé de manière logique et progressive…
Pour la prochaine vague des étudiants qui sortiront des écoles d’ici 5 à 10 ans et des universités dans 10 à 15 ans, c’est déjà trop tard !!!
Je ne pense pas que le gouvernement et les élites ont réellement envie de changer les choses…
Avoir des étudiants qui pensent et qui réfléchissent par eux-mêmes plutôt que d’apprendre le plus souvent bêtement ce que les enseignants leur apprennent ce qu’ils ont également appris plutôt bêtement pourrait changer l’ordre des choses…
Et ce à tous les niveaux de la société thaïlandaise…
Tout à fait d’accord avec vous, LUC 555. C’était notamment le leitmotif des Rois de France et d’autres hommes politiques au pouvoir bien avant la révolution industrielle et le réveil des consciences parmi les classes laborieuses.
Mais ce concept est toujours d’actualité dans de nombreux pays en voie de développement ou encore sous-développés en notre 21e siècle !
Laissez le peuple dans une certaine ignorance, en les gavant d’idées toutes faites et d’une instruction juste nécessaire pour les garder dans un espace culturel minimum, joue en faveur de dirigeants appliquant une politique de pouvoir sans partage, ni démocratie…
Un peuple qui pense est un peuple dangereux pour les hommes avides de pouvoir absolu.