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La Thaïlande test un aspirateur géant pour lutter contre la pollution de l’air

2 commentaires 3 minutes à lire
La Thaïlande test un aspirateur géant pour lutter contre la pollution de l'air

Le département thaïlandais des catastrophes naturelles teste un aspirateur géant pour lutter contre la pollution par les PM2,5 à Chiang Mai, dans le nord du pays.

Chaque année, les agriculteurs thaïlandais font partir leurs forêts et leurs champs en fumée, car c’est le moyen le moins coûteux de préparer les nouvelles cultures, ce qui fait grimper en flèche les niveaux de PM2,5.

Le problème est exacerbé par le manque de pluie à cette époque de l’année.

Voir : Pollution de l’air : la Thaïlande peut-elle briser le cycle annuel des PM2,5 ?

La ville de Chiang Mai est particulièrement touchée en raison du grand nombre d’incendies agricoles dans sa région, qui envoient de la fumée directement dans la ville, située dans une vallée.

Le vendredi 10 février, le département de la prévention et de l’atténuation des catastrophes a apporté le prototype d’un aspirateur géant au centre civique de Chiang Mai afin de tester l’aspiration de la poussière PM2,5 dans l’air.

Le prototype a été conçu en collaboration avec le centre de recherche scientifique et d’innovation en Thaïlande pour éliminer les minuscules particules ou gouttelettes présentes dans l’air dont la largeur est inférieure ou égale à deux microns et demi, soit environ 30 fois la largeur d’un cheveu humain.

L’opérateur de la machine, Montree Trichoho, a expliqué que l’aspirateur utilise un moteur de 3 000 cm3 pour actionner un grand ventilateur qui aspire la poussière de l’air dans la machine.

Ensuite, de l’eau est pulvérisée sur les minuscules particules de poussière pour les transformer en sédiments.

C’est une machine sans fumée, a ajouté Montree.

Pendant ce temps, le gouverneur de Chiang Mai, Nirat Pongsitthaworn, a ordonné aux hélicoptères de localiser les feux de forêt dans les zones rurales et de les éteindre d’en haut, comme les feux en altitude dans les montagnes du district de Hot.

Le bureau de santé publique de la province de Chiang Mai et les autorités locales se préparent à ouvrir des « salles sans poussière » dans les 25 districts au cas où les PM2,5 atteindraient des niveaux dangereux.

La semaine dernière, Bangkok a été classée pendant un court moment comme la troisième ville la plus polluée du monde en raison des niveaux « malsains » de PM2,5.

Les particules de poussière PM2,5 sont si petites qu’elles peuvent pénétrer profondément dans les voies respiratoires et dans les poumons.

Les effets à court terme sur la santé comprennent l’irritation des yeux, du nez, de la gorge et des poumons, la toux, les éternuements, l’écoulement nasal et l’essoufflement.

L’exposition aux PM2,5 peut affecter la fonction pulmonaire et aggraver l’asthme et les maladies cardiaques.

Des études ont établi un lien entre l’exposition aux PM2,5 et l’augmentation du nombre d’admissions dans les hôpitaux pour maladies cardiovasculaires, de visites aux services d’urgence et de décès.

Voir aussi :

La pollution de l’air en Thaïlande met en danger la santé des enfants


Source : The Thaiger

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2 commentaires

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pilou 11 février, 2023 - 9 h 31 min

Le moyen le plus efficace, c’est d’interdire les feux et de mettre à disposition déchetterie pour végétaux et autres.

À Chiang Mai je n’ai pas trop souffert de la pollution, mais à Bangkok, je toussais et pourtant, je ne fume pas.

Réponse
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HANSSON 12 février, 2023 - 6 h 53 min

S’il s’agit d’une machine sans fumée, j’en conclus que le ventilateur est alimenté par un moteur électrique… mais alors, pourquoi le fabricant parle-t-il d’une puissance de 3.000 cc, comme s’il s’agissait d’un moteur à essence ?

Par contre, il ne parle pas de la puissance d’aspiration (nombre de M3 brassé par heure), ni de la capacité des filtres et de leur fréquence de remplacement…

Mais même sans tenir compte de ces éléments, il faudrait des dizaines de ces unités pour filtrer l’air de l’ensemble des quartiers du centre-ville, car une seule unité, tournant à plein régime, jour et nuit, ne pourra « aspirer à lui et rejeter de l’air nettoyé de ses particules que dans un rayon de quelques centaines de mètres…

Je conçois mal un appareil de ce type, installé au centre de la vieille ville d’une superficie de 1,3 km carré, être capable d’aspirer l’air se trouvant sur le pont de la rivière Ping à 3 km de là…

Sans parler de la pollution sonore que ce genre d’appareil doit produire. Je suis très sceptique sur ce genre de solution pour combattre la pollution de l’air !

A titre expérimental, aux Pays-Bas, il existe une « tour » dépolluante qui aspire 30 000 mètres cubes d’air par heure et qui capte grâce à des ions positifs pulvérisés, les particules fines dans l’air et les emprisonnent par électro-magnétisme…

Mais cela ne fonctionne que sur quelques centaines de mètres autour de la tour, max sur 1 km2 !

New Delhi en Inde, prévoit aussi l’installation de telles tours qui aspireraient l’air hyper pollué de la ville pour le filtrer…

Ce ne sera donc pas le super-ventilateur / aspirateur de Chiang Mai qui va permettre une dépollution de la ville…

Il faudra voir les résultats des tests sur la qualité de l’air autour de l’appareil après une semaine d’utilisation par rapport à des prélèvements effectués dans d’autres quartiers de la ville.

Imaginez le nombre d’appareils nécessaires pour dépolluer rien que le centre-ville de Bangkok !!!

Je vois mieux ce genre de système utile pour purifier l’air dans des centres commerciaux et des parkings automobiles..

Peut-être aussi le long des axes routiers de la capitale, embouteillés en permanence…

Mais cela restera une solution très « locale » pour une dépollution temporaire.

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