La Thaïlande cherche à attirer les riches et les retraités fortunés du monde entier pour stimuler son économie, comme de nombreux pays d’Asie du Sud-Est.
Le visa LTR (Résidence de longue durée) de la Thaïlande n’a jusqu’à présent pas suscité un grand intérêt de la part du public.
Il fait double emploi avec d’autres visas, ne permet pas d’obtenir une résidence permanente ou un second passeport et exige un investissement de 40 millions de bahts (plus d’un million de dollars américains) pour pouvoir acheter un petit terrain.
Le Board of Investment a fait peu de commentaires à ce jour, bien que le secrétaire général adjoint Narit Therdsteerasukdi affirme que la Thaïlande ne peut plus compter sur les touristes à court terme pour obtenir les revenus dont elle a tant besoin.
En revanche, le SRIV (Visa de résident pour investisseurs spéciaux) récemment annoncé aux Philippines offre immédiatement la résidence permanente pour autant qu’un étranger investisse au moins 75 000 dollars US dans des affaires ou des titres.
En contrepartie, les investisseurs peuvent aller et venir à leur guise et inclure leurs épouses et enfants à charge sans frais d’enregistrement supplémentaires.
Gill Harris, porte-parole d’International Move, a déclaré :
« Si le visa doré philippin est commercialisé correctement, sa simplicité même se comparera favorablement aux produits concurrents d’autres pays. »
La Malaisie a également rejoint la mêlée avec son PViP (Programme de visa premium) offrant 20 ans de résidence pour un dépôt d’investissement d’environ 220 000 dollars.
Toutefois, ce programme recoupe largement les options de visa existantes telles que MM2H (La Malaisie, ma deuxième maison) et, selon le député malaisien Lim Lip Eng, il souffre d’ambiguïté quant aux détails financiers.
Le pays s’est également fait une mauvaise publicité en interdisant aux détenteurs de MM2H d’entrer en Malaisie pendant une période de six mois lors de la crise du Covid.
En 2022, Manille surpasse la plupart des autres capitales de la région.
Le programme cambodgien CM2H (Le Cambodge, ma deuxième maison) a suscité beaucoup d’intérêt lors de son annonce en juillet dernier.
Il semblait offrir une voie possible vers la citoyenneté en cinq ans pour les investisseurs apportant plus de 100 000 dollars US.
Toutefois, l’opération nécessite un investissement immobilier dans l’association caritative Khmer Home, une organisation caritative enregistrée, qui a des liens étroits avec la Chine.
Néanmoins, le détail comprend un permis de travail automatique, tout comme le LTR thaïlandais.
Les variantes malaisiennes et philippines ne le font pas, même pour les nomades numériques.
Gill Harris conclut :
« Tous les régimes de visa dorés ont leurs propres particularités.
Il peut y avoir des frais d’inscription exorbitants, comme dans le cas de la Malaisie, ou une bureaucratie pesante avec la version thaïlandaise.
Il peut y avoir des demi-promesses concernant la citoyenneté, la résidence permanente ou le droit d’acheter des biens immobiliers qui ne sont pas contraignantes pour les gouvernements.
En l’état actuel des choses, le visa doré philippin semble être le meilleur investissement pour les expatriés qui souhaitent avoir une base régulière en Asie du Sud-Est. »
De même que de nombreux nomades numériques attendent impatiemment le futur visa indonésien, qui leurs permettra de rester 5 ans sans avoir à payer d’impôt.
Inutile de dire que si le visa tient ses promesses, de nombreux nomades qui sont en situation irrégulière en Thaïlande, rejoindront ce nouveau paradis.
Source : Pattaya Mail
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3 commentaires
Qui sont les meilleurs, pas le gouvernement thaïlandais.
Franchement, cela était à prévoir… Encore un beau raté.
Mais franchement, vous connaissez beaucoup de millionnaires qui vont aller vivre en Thaïlande, Cambodge, Malaisie ou Philippines ?
Faut pas rêver !
C’était couru d’avance et je n’y ai jamais cru…
Présenté en grande pompe il y a quelques mois, à l’aube de la réouverture de la Thaïlande au tourisme international et appliqué dès le 1er septembre dernier, il était prévisible, étant donné les exigences et conditions d’octroi de ce visa pour super riches, qu’il n’aurait pas le succès qu’escomptait le gouvernement auprès des intéressés, plus attirés par des paradis fiscaux beaucoup plus attractifs et faciles d’accès.
Le visa thaïlandais LTR est donc promis à une mort prématurée et à un enterrement de première classe…
La raison majeure ? le fait, qu’en réalité, son but n’est pas de favoriser la venue des touristes riches, rentiers multimillionnaires et travailleurs à hauts revenus avec des conditions financières favorables pour EUX, mais à faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’ETAT thaïlandais.
Les responsables de ce projet visa LTR se sont trompés de cible, aveuglés par leur avarice nationale… aussi simple et élémentaire que ça !!!
Malheureusement, pour « fabriquer » un aimant à touristes, faut voir à long terme et surtout faire preuve d’intelligence et non de cupidité !