Environ 1,32 million de personnes en Thaïlande ont été touchées par des maladies liées à la pollution de l’air entre le début de l’année 2023 et le 5 mars.
Il est conseillé aux touristes souffrants de problème respiratoire ou voyageant avec des enfants de privilégier le sud de la Thaïlande, en dessous de la Province de Prachuap Khiri Khan, car cette zone n’est pas touchée par la pollution.
Les niveaux de pollution de l’air devraient normalement s’abaisser lors du mois d’avril et revenir à des niveaux acceptables en mai.
Un spécialiste des maladies respiratoires et de la tuberculose a avertit que les poussières PM2,5 peuvent également affecter les enfants à naître, si les femmes enceintes sont exposées à des niveaux excessifs de ces poussières fines.
Selon le secrétaire permanent à la santé publique, le Dr Opart Karnkawinpong, la pollution de l’air est principalement due aux poussières PM2.5, à la fumée des feux de forêt et à l’incinération des déchets agricoles.
Il a attribué l’augmentation des PM2,5 dans l’atmosphère cette année à l’augmentation des déplacements, par rapport à la pandémie de Covid-19.
Mais ces niveaux de pollution augmentent chaque année à la même période à cause des incendies provoqués par les agriculteurs en Thaïlande, au Myanmar, au Laos et au Cambodge.
Voir : La Thaïlande en alerte alors que des milliers d’incendies aggravent la pollution de l’air
Parmi les maladies liées à la pollution atmosphérique, on a recensé 583 238 cas de maladies respiratoires, 267 161 cas d’infections cutanées, 242 805 cas d’infections oculaires et 208 880 cas d’accidents vasculaires cérébraux.
Rien que cette semaine, 196 311 cas de maladies liées à la pollution de l’air ont été recensés, a déclaré le Dr Opart le mercredi 8 mars.
Selon un rapport sur la pollution de l’air publié le 8 mars par le département de contrôle de la pollution, un taux excessif de PM2,5, supérieur au niveau de sécurité thaïlandais de 50 microns, a été détecté pendant trois jours consécutifs à :
Chiang Mai, Chiang Rai, Phrae, Phayao, Lamphun, Lampang, Mae Hong Son, Uttaradit, Sukhothai, Tak, Phitsanulok, Nan, Nonthaburi, Phetchabun, ainsi que dans 50 districts de Bangkok.
Voir : Deux villes de Thaïlande classées parmi les plus polluées du monde
36 autres provinces ont également enregistré plus de 50 microns de PM2,5, mais pas pendant trois jours consécutifs.
La pollution atmosphérique devrait toutefois diminuer à partir du 9 et jusqu’au 14 mars à Bangkok et dans sa banlieue, grâce à un vent d’est, mais les niveaux de PM2,5 dans les provinces du nord devraient rester élevés.
Le Dr Nitipat Jiarakul, chef de la division des maladies respiratoires et de la tuberculose à l’hôpital Siriraj, a déclaré que les bébés nés de mères exposées à des niveaux élevés de PM2,5 peuvent présenter une insuffisance pondérale, être sujets à des maladies et risquer de souffrir de déficiences à la naissance, notamment de malformations cardiaques.
Le Dr Nitipat a cité la revue médicale de l’American Heart Association, qui a publié un rapport sur l’exposition des mères à la pollution de l’air et de leurs bébés dans 30 provinces chinoises, compilé entre 2014 et 2017.
Sur 1 434 998 bébés nés durant cette période, 7 335 présentaient des malformations cardiaques.
L’étude montre que les mères de ces bébés ont été exposées à des poussières PM2,5, de 56,51 microns en moyenne, pendant leur grossesse.
Les anomalies observées chez ces enfants comprennent des difficultés à respirer pendant le sommeil et une sensation de somnolence pendant la journée.
Il est intéressant de noter que les anomalies sont plus nombreuses chez les bébés nourris au sein jusqu’à l’âge de six mois.
Le Dr Nitipat a exhorté les autorités concernées à prendre des mesures à court et à long terme pour résoudre le problème des PM2,5 et de leurs effets potentiels sur les femmes enceintes.
Voir aussi :
La pollution de l’air en Thaïlande met en danger la santé des enfants
Pollution de l’air : la Thaïlande peut-elle briser le cycle annuel des PM2,5 ?
Source : Thai PBS World
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4 commentaires
Apparemment, et au vu des statistiques au cours de ces 10 dernières années, la Thaïlande est impuissante à interdire les feux « agricoles » dans le pays, ni à avoir une politique commune de lutte contre cette pratique archaïque de brûlis et feux de broussailles avec les pays voisins où cela se pratique également.
On connait les causes depuis toujours, mais on ne prend pas les bonnes décisions, et en l’absence d’une « éducation civique » des agriculteurs par médias interposés, sans concertation avec la Birmanie, le Laos et le Cambodge ni plan global à long terme en y mettant les moyens financiers, logistiques et répressifs adéquats, on ne résoudra rien et cela se répètera indéfiniment, avec les conséquences que l’on connaît sur la santé de la population de ces zones rurales…
C’est quasi de l’auto-empoisonnement !!!
En janvier et février 2023, il y a donc eu 1,32 million de personnes malades, intoxiquées par la pollution aux particules PM2.5…
C’est l’équivalent, en 2 mois de temps, de 28 % des cas de covid recensés sur 3 ans !!!
À ce rythme-là, le masque facial va détrôner l’éléphant comme emblème national de la Thaïlande…
Le seul pays au monde a préconisé de venir visiter un pays avec un masque FPP2.
Il faut les féliciter.
FPP2 ? Sans doute un nouveau type de masque… remplaçant le port du casque à moto !
Pour instaurer des couvre-feu et des fermetures des frontières en cas de grippe, ils sont très forts et très rapides.
Mais pour mettre en œuvre une réglementation sur les pratiques d’incinérations des déchets, ils n’y arrivent pas.
Allô le gouvernement thaïlandais ?
Le peuple souffre par la pollution. Réaction ?