Le Premier ministre thaïlandais sortant a été reconnu coupable de négligence de ses devoirs en matière de pollution par les PM2,5 à Chiang Mai.
Le tribunal administratif de Chiang Mai a condamné le lundi 10 juillet le Premier ministre et le Conseil national de l’environnement pour avoir négligé leurs obligations en matière de lutte contre la pollution atmosphérique qui sévit chaque année à Chiang Mai.
Les deux accusés ont été reconnus coupables d’avoir ignoré leurs devoirs tels que stipulés dans la loi sur l’amélioration et la conservation de la qualité de l’environnement national, B.E. 2535 (1992).
La Cour a également jugé que le Premier ministre Prayut Chan-o-cha avait ignoré ou retardé l’exécution de ses obligations en matière de prévention de la pollution atmosphérique par les PM2,5 à Chiang Mai, comme le prévoit la loi sur la prévention et l’atténuation des catastrophes (Disaster Prevention and Mitigation Act), B.E. 2550 (2007).
La pollution atmosphérique causée par les poussières PM2.5 s’est atténuée depuis le mois de mai, mais le problème revient chaque année de décembre à mai et a tendance à s’aggraver d’année en année.
Le tribunal a donc décidé que, puisqu’il est évident que les problèmes se reproduiront, et par principe de précaution et de prévention, il y a suffisamment de raisons d’ordonner aux deux défendeurs de prendre des mesures rapides et efficaces pour prévenir, atténuer et résoudre le problème.
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Source : Thai PBS World
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1 commentaire
Cette condamnation envers Prayut Chan-O-Cha, à la veille du vote pour élire un nouveau Premier Ministre pour un nouveau gouvernement, arrive évidemment trop tard : le premier Ministre sortant est démissionnaire au lendemain des élections qui ont eu lieu le 14 mai dernier et s’est complètement retiré de la vie politique thaïlandaise et a démissionné de son parti.
Sa condamnation sera donc toute symbolique et n’aura aucune répercussion positive sur la situation de la pollution par les particules PM2,5, que ce soit à Chiang Mai ou ailleurs dans le pays où, comme le dit l’article, le problème se présente chaque année.
Il sera de la responsabilité du prochain gouvernement et de son Premier ministre de changer les choses en prenant des mesures beaucoup plus drastiques et répressives dans leurs applications pour changer les choses…
Évidemment, il y aura des mesures impopulaires (interdiction des feux de campagnes, brûlis le long des routes et en forêts, normes de pollution des entreprises les plus polluantes, circulation routière dans les grandes villes, etc..) qui nuiront aux partis qui seront au pouvoir durant ces 4 prochaines années…
Le courage politique est à ce prix… pas toujours compris par une population rurale et agricole qui n’a pas toujours conscience des effets à long terme sur leur santé.
Cela passe aussi par une conscientisation des responsabilités individuelles et collectives par des campagnes d’information et d’éducation sociale à travers toutes les formes de médias disponibles (radio, presse écrite, TV, médias sociaux internet…)
C’est un travail de fond et à moyen terme qui est indispensable, comme beaucoup de problèmes en Thaïlande qui sont trop souvent traités à court terme par des compresses sur une jambe de bois…