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Pourquoi la Thaïlande veut conclure vite un accord de libre-échange avec l’UE

1 commentaire 3 minutes à lire
Drapeaux de la Thaïlande et de l'Union européenne UE

La Thaïlande accélère ses négociations avec l’Union européenne afin de conclure rapidement un accord de libre-échange.

Face à une concurrence accrue, notamment après l’avancée décisive de l’accord entre l’UE et l’Inde, Bangkok cherche à préserver sa compétitivité sur le marché européen.

La Thaïlande veut finaliser son accord avec l’UE en 2026

Chotima Iemsawasdikul, directrice générale du Département thaïlandais des négociations commerciales (DTN), a indiqué que huit cycles de discussions avaient déjà eu lieu, le dernier à Chiang Mai.

Les négociations progressent régulièrement.

Voir : La Thaïlande et l’UE prévoient un accord de libre-échange historique en 2026

Trois nouveaux chapitres ont récemment été finalisés, portant sur les mesures correctives commerciales, les exceptions liées à la santé publique, à l’environnement et à la sécurité nationale, ainsi que les règles d’accès au marché pour les marchandises.

Un sous-chapitre consacré à la réglementation des services de livraison a également été conclu dans le cadre du volet services et investissements.

À ce stade, 11 chapitres sur 24 ont été finalisés.

Les deux parties espèrent conclure l’ensemble des discussions d’ici la fin de l’année 2026.

L’Union européenne, partenaire majeur de la Thaïlande

En 2025, l’Union européenne était le quatrième partenaire commercial de la Thaïlande.

Les échanges bilatéraux ont atteint 45,03 milliards de dollars, en hausse de 3,44 % sur un an.

Les exportations thaïlandaises vers l’UE se sont élevées à 26,4 milliards de dollars, contre 18,5 milliards d’importations.

La Thaïlande exporte notamment vers l’Europe des ordinateurs, bijoux, climatiseurs, produits en caoutchouc et transformateurs électriques.

En retour, elle importe principalement des machines industrielles, produits pharmaceutiques, composants électriques, produits chimiques et équipements médicaux.

L’accord UE-Inde met la pression sur la Thaïlande

Le 27 janvier 2026, l’Union européenne et l’Inde ont finalisé leurs négociations commerciales après plus de vingt ans de discussions.

Cet accord de grande ampleur couvre près de deux milliards de personnes, soit environ 25 % de la population mondiale, et représente près de 20 % du PIB mondial selon plusieurs analystes.

Avant cet accord, de nombreux produits indiens exportés vers l’Europe restaient soumis à des droits de douane compris entre 4 % et 26 %, notamment dans les secteurs à forte main-d’œuvre comme le textile, l’habillement, les chaussures, le cuir ou les produits de la mer.

Avec la suppression progressive de ces barrières tarifaires, l’Inde bénéficiera désormais d’un avantage compétitif important sur le marché européen.

Quels secteurs thaïlandais sont les plus menacés ?

Selon l’économiste Aat Pisanwanich, les exportations thaïlandaises risquent de subir un détournement des échanges, certains importateurs européens pouvant privilégier les produits indiens devenus moins chers.

Les secteurs thaïlandais les plus exposés sont :

  • le textile et l’habillement ;
  • les fruits de mer et produits transformés ;
  • les produits à forte intensité de main-d’œuvre ;
  • les pierres précieuses et bijoux.

La Thaïlande pourrait toutefois conserver des positions solides sur les segments milieu et haut de gamme grâce à la qualité, au design et à la valeur ajoutée.

Comment la Thaïlande peut réagir

Les experts estiment que Bangkok doit adopter une stratégie offensive plutôt que subir la situation.

Le pays pourrait renforcer ses exportations de biens intermédiaires vers l’Inde, notamment dans les produits chimiques, textiles intermédiaires et pièces automobiles destinées ensuite au marché européen.

La Thaïlande est également appelée à accélérer la conclusion de son propre accord avec l’UE afin d’éviter de perdre des parts de marché, alors que le Vietnam bénéficie déjà lui aussi d’un accord commercial avec Bruxelles.

Enfin, le royaume devra adapter davantage ses normes aux exigences européennes en matière d’environnement, de carbone, de droits humains et de conditions de travail.


Source : Bangkok Post

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1 commentaire

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HANSSON 18 avril, 2026 - 12 h 06 min

À quand une discussion et un accord sur la réciprocité d’un permis de séjour gratuit de 30 jours sans visa pour les touristes thaïlandais(e)s dans l’espace Schengen ?

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