Accueil Actualités en Thaïlande40 touristes venant de Thaïlande pris en otage par des Karens en Birmanie (mise à jour 22/01)

40 touristes venant de Thaïlande pris en otage par des Karens en Birmanie (mise à jour 22/01)

Publié : Dernière mise à jour le 0 commentaires 4 minutes à lire
Karen

D’après une chaîne de télévision thaïlandaise, un groupe de soldats Karens a pris en otage une 40enne de touristes en provenance de Thaïlande en Birmanie.

Les Karens auraient demandé aux autorités thaïlandaises de libérer l’un de leurs combattants.

Dans la matinée du 21 janvier, la chaîne de télévision thaïlandaise Nation TV a déclaré en citant une source policière que 40 touristes avaient été pris en otage par un groupe de combattants Karens à la frontière birmane avec la Thaïlande.

D’après les données présentées par une source policière, les Karens auraient demandé aux autorités de Thaïlande de libérer l’un de leurs combattants qui se trouvait dans une prison thaïlandaise pour avoir organisé le passage illégal des migrants.

Mise à jour du 22/01/2017

Les Karens qui ont participé à cette prise d’otage de touriste n’ont rien à voir avec la résistance Karen, comme je le pensais, ce sont des Karens du DKBA (democratic Karen Buddhist Army), un groupe de Karen chrétien qui s’était allié à la junte birmane pour combattre les autres Karens.

Le DKBA était utilisé par la dictature birmane pour attaquer les civils Karens jusque dans les camps de réfugiés en Thaïlande.

Aujourd’hui les membres du DKBA sont utilisés comme garde frontière (BGF : border guard force) et travaillent avec l’armée birmane.

Une prise d’otage liée à la prostitution des mineurs

La prise d’otage de touriste a eu lieu dans le district de Payathonzu, à travers la frontière du district de Sangkhla Buri à Kanchanaburi. Elle a été résolu après une demi-heure de pourparlers mais a souligné les tensions continues dans le territoire de Karen le long de la frontière.

Les 37 touristes (des thaïlandais) sont arrivés vers 9 heures du matin dans trois fourgons sur le marché de Payathonzu en face du col des Trois Pagodes. Un nombre inconnu de karen de la Force de garde des frontières (BGF) est soudainement apparu pour arrêter les touristes.

Les autorités thaïlandaises ont ensuite rapidement envoyé une équipe de fonctionnaires et d’agents de sécurité, dirigée par Khanchai Theerakul, chef du district de Sangkhla Buri, pour tenir des pourparlers avec les autorités militaires du Myanmar.

Après les négociations, les gardes ont accepté de libérer les 37 Thaïlandais, qui sont retournés en toute sécurité sur le sol thaïlandais.

Le colonel Piyapong Klinpan, commandant adjoint du groupe de travail au camp militaire de Surasi, a déclaré que l’incident de samedi semblait découler d’une opération de la police thaïlandaise visant à arrêter les personnes impliquées dans la traite des êtres humains le 18 janvier.

L’opération a impliqué des agents de police de la Division de la lutte contre la traite des êtres humains qui se sont présentés en tant que clients et ont offert d’acheter des services sexuels à six travailleuses du sexe à Payathonzu pour 8 000 bahts.

Après la transaction, deux motards embauchés ont transporté les six femmes de l’autre côté de la frontière vers une station.

Lorsque les six femmes sont arrivées, la police s’est présentée pour les arrêter. Deux d’entre elles ont été libérés comme elles avaient plus de 20 ans. Les quatre autres filles, âgées de 16 et 17 ans, et les deux motocyclistes du Myanmar ont été arrêtées et emmenées à Bangkok.

Suite à l’incident de samedi, le passage de la frontière des trois Pagodes a ré-ouvert et fonctionne normalement.

Les Karens victimes de la France

Les Karens sont un groupe ethnique tibéto-birman installé principalement en Birmanie mais dont une partie vit en Thaïlande.

Dans les années 90 la France a découvert d’important gisement gazier dans la mer d’Andaman, Total a eu le contrat et la France a aidé financièrement et militairement la dictature birmane à éliminer la résistance Karen et faire passer un gazoduc en plein dans ce qui était le pays Karen, le Kawtoolei.

Aujourd’hui les médias français parlent à l’unisson du gouvernement thaïlandais comme d’une dictature, alors que ce n’est pas du tout le cas, par contre, lorsque notre pays participait aux violations des droits de l’homme en soutenant la sanguinaire dictature birmane, là on ne les entendais pas, car ce n’était pas dans leur intérêts de dire la vérité !

Il faut toujours garder en tête que l’information nous est données selon les intérêts économiques de notre pays, qu’il n’y a pas de presse libre, même (et surtout) en France…

Source : bangkokpost.com ;  francais.rt.com/international/ ; photo de soldats Karen en 1996 : PierreTo

 

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