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70 % des cas de violence en Thaïlande sont des violence domestique

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70 % des cas de violence en Thaïlande sont des violence domestique

Selon les autorités, la violence domestique représente 70 % des cas de violence en Thaïlande au cours des deux derniers mois.

La ministre du Développement social et de la sécurité humaine, Varawut Silpa-archa, a déclaré que ce problème était une préoccupation majeure au cours des derniers mois.

Mme Varawut a annoncé le lundi 10 juin, à l’issue d’une réunion avec des hauts fonctionnaires du ministère, que le Centre de gestion des urgences en matière de sécurité humaine allait intensifier ses initiatives visant à protéger les citoyens confrontés à des problèmes domestiques.

Il s’agit notamment de mettre en place une force de déploiement rapide 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, afin d’aider la population dans l’ensemble du pays.

Le récent rapport du Centre de gestion des urgences en matière de sécurité humaine pour les mois d’avril et de mai a révélé des résultats significatifs.

Selon ce rapport, une enquête a été menée auprès de 6 655 personnes bénéficiant d’une aide de l’État.

Les principaux problèmes identifiés chez ces personnes sont l’insuffisance des revenus, les relations familiales tendues et la violence.

Les données révèlent qu’un total de 410 victimes de violence ont été enregistrées en avril et en mai, dont 281 cas de violence domestique.

Parmi les victimes, on compte 302 femmes, 108 hommes et 223 enfants, a précisé Mme Varawut.

« La violence à l’encontre des enfants et des personnes âgées s’est produite exclusivement au sein de la famille, la plupart des cas impliquant une agression physique. »

Varawut a souligné que la fragilité des relations familiales s’accroît, nécessitant des mesures plus proactives de la part du ministère pour atténuer la violence domestique.

7 femmes victimes d’agressions et d’abus sexuels chaque jour en Thaïlande

70 % des cas de violence en Thaïlande sont des violence domestique

La Commission nationale des droits de l’homme de Thaïlande (NHRC) a lancé un cri d’alarme alors que des statistiques alarmantes révèlent une sombre réalité :

Sept femmes sont victimes d’agressions et d’abus sexuels chaque jour en Thaïlande.

Pornprapai Ganjanarintr, présidente de la NHRC, a lancé un appel retentissant en faveur de l’égalité des sexes dans tous les secteurs.

Dans une société aux structures patriarcales, Mme Ganjanarintr a souligné les répercussions pénibles, notamment la violence domestique et les agressions sexuelles omniprésentes.


Source : ASEAN Now

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2 commentaires

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HANSSON 12 juin, 2024 - 8 h 19 min

Monsieur Varawut a du pain sur la planche !

S’il veut combattre à juste titre toute violence domestique, ces 70 % de toutes les violences « actées » en Thaïlande, ce qui veut dire, si on extrapole avec nos chiffres et la situation en Europe, les 410 victimes thaïlandaises connues des autorités pour les mois d’avril et de mai doivent être multipliées par 8 pour avoir un chiffre qui correspond à la réalité cachée, car la majorité des victimes (des femmes et des enfants) ne se confient pas aux autorités et ne portent pas plainte contre leur agresseur, ceux-ci faisant partie le plus souvent du cercle familial, parents directs en cas de violences physiques, parents au second degré et amis proches en cas de violences sexuelles.

Les chiffres avancés par Monsieur Varawut sont malheureusement la partie émergée de l’iceberg et beaucoup de silence entoure les violences dans le cercle familial élargi, par honte, peur ou soumission, dus à une tradition d’éducation obsolète et ancestrale, perpétuée de génération en génération et basée sur l’autorité patriarcale toute puissante et ne permettant pas l’épanouissement des personnalités des femmes et des enfants.

Cette tradition se retrouve d’ailleurs dans les principes d’autorités et règles de conduite appliquées dans les écoles primaires et secondaires, surtout en régions rurales où les punitions corporelles, bien qu’interdites et en régression, sont toujours vivaces dans le chef de certains enseignants exerçant abusivement de leur autorité envers leurs élèves indisciplinés ou pour profiter d’une position dominante dans le cas d’attouchements ou de relations sexuelles non consentantes…

Il est très rare que des exactions de ce type, dans le milieu scolaire éclate au grand jour et quand elles le sont, plus rares encore sont les cas où l’affaire n’est pas étouffée par la direction même de l’établissement scolaire et portée devant les autorités judiciaires.

Il en va de même dans les milieux professionnels, quel que soit le secteur économique, où les relations patron-personnel subalterne sont souvent gérées par un sentiment de « respect hiérarchique » qui ne se discute pas et qui conduit dans certains cas à des abus, pressions et violences psychologiques et autres.

Il y a donc un travail énorme de fond pour changer ces mentalités (on constate même chez nous encore aujourd’hui les difficultés que certaines personnes en position de détresse physique et psychologique ont à parler et dénoncer, parfois 20 ans ou plus après les faits).

À mon sens les campagnes d’information et de prévention doivent se faire en priorité dans les écoles primaires et secondaires, avec la création de cellules sociales et psychologiques dans chaque établissement, cellules composées de 2 ou 3 personnes (assistante sociale, psychologue, éducateur social) qui , en dehors de leur travail éducatif quotidien au sein de l’établissement seront désignés pour être à l’écoute permanente des conflits et des doléances des élèves et chargées de porter dans les plus brefs délais, les cas de violences physiques, psychologiques et sexuelles à la connaissance d’une autorité éducative supérieure (Office provincial et tribunal des enfants et de la famille, ministères de l’Éducation et des Affaires sociales) afin de médiatiser ces dérives et de faire en sorte qu’elles cessent, la honte se retournant dans ces cas de figure sur les agresseurs et non plus sur les victimes, doublement agressées et pénalisées.

La responsabilisation des comportements adéquats en réaction à des situations inacceptables chez les jeunes en âge scolaire et dans le milieu familial amènera automatiquement un comportement adéquat en réponse à ces violences de toute nature, une fois la majorité atteinte et durant la vie de l’adulte, et cela, en 2 ou 3 générations, les mentalités pouvant changer de manière exponentielle…

Mais pour arriver à ce résultat, les changements et les efforts à faire sur le terrain relèvent d’une organisation et de contrôles permanents, ne laissant aucune place à la langue de bois, au silence coupable des autorités à tous les niveaux et à la corruption des personnes impliquées dans le processus éducatif et judiciaire…

Il n’y a pas la place pour des demi-mesures si Monsieur Varawut veut être efficace et prouver qu’il est la personne à la bonne place et au bon endroit pour mener à bien cette réforme fondamentale touchant d’une manière générale aux droits humains, personnes fragilisées, enfants, adolescents, hommes et femmes en souffrance et détresse physique et psychologique qui, à l’heure actuelle, n’ont personne vers qui se tourner qui les écoutera et leur apportera l’aide indispensable pour sortir de ce cercle vicieux de « violences familiales et hiérarchiques »…

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Rony 12 juin, 2024 - 17 h 11 min

Après avoir lu le commentaire de M. Hansson, je comprends parfaitement que ce monsieur connaît la Thaïlande depuis de nombreuses années et il sait de quoi il parle vraiment.

Moi-même depuis presque 40 ans que je connais ce pays, il m’a fallu longtemps pour ouvrir les yeux et comprendre la Thaïlande profonde et tout ce qu’il s’y passe à l’abri du tourisme et des regards, je crois que M. Hansson à tout dit et c’est toujours un plaisir de le lire, salutations…

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