Plus de la moitié des habitants de la capitale souffrent d’obésité abdominale, selon des données révélées par le ministère de la Santé.
Plus de 56 % des habitants de Bangkok présentent une obésité abdominale, un facteur de risque majeur pour les maladies non transmissibles (MNT), selon les données révélées le dimanche 18 mai par le ministre de la Santé publique, Somsak Thepsutin.
Le ministre a dévoilé ces chiffres à l’occasion d’un événement consacré aux MNT organisé dans la capitale, pointant du doigt les taux plus élevés de diabète, d’hypertension et de maladies cardiaques chez les Bangkokiens par rapport au reste du pays.
Une étude récente a montré que 56,1 % des habitants de Bangkok souffraient d’obésité abdominale, contre 39,4 % au niveau national.
De plus, 12,5 % des Bangkokiens sont diagnostiqués diabétiques, contre 9,5 % dans l’ensemble du pays.
Boissons ultra-sucrées, sucre ajouté dans la nourriture des restaurants… l’addiction au sucre est devenue un véritable problème de santé publique en Thaïlande.
Voir aussi :
Obésité : la Thaïlande veut réglementer les publicités pour la malbouffe
Crise imminente en Thaïlande : hausse de l’obésité et des diabètes de type 2
La Thaïlande frappée par une crise du diabète : plus de 300 000 nouveaux cas par an
Source : Bangkok Post
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2 commentaires
Cette statistique visant les habitants de Bangkok est dans l’ordre des choses et la conséquence (comme d’ailleurs, dans de nombreuses grandes villes et capitales d’États dans le monde) d’une vie urbaine et professionnelle qui laisse peu de place dans une journée de 12h, que ce soit chez soi le matin ou le soir ou à la mi-journée, sur les lieux de travail, à la préparation de repas équilibrés tant au niveau calories qu’au niveau des choix des ingrédients composant les 3 grands repas traditionnels.
Faisant une place de plus en plus importante aux produits industriels préparés, aux fast-foods et autres repas composés à 70% de sucres et de féculents, 20% de protéines et les 10% restants de fibres, légumes et fruits, accompagnés de boissons toutes aussi déséquilibrées, alors que l’idéal au niveau de la nutrition et de l’apport quotidien de calories devrait être composé de l’inverse :
70% de fibres, légumes et fruits, 20% de protéines (viande maigre, volaille, blancs d’œufs, poisson) et de 10% de sucres lents en supprimant les graisses et tous les sucres rapides contenus dans les fast-food, les céréales, pain, riz, pâtes, fritures, matières grasses et boissons de type coke, limonades, ice-tea et autres sodas…
Le rythme social imposé par nos sociétés de consommation à toutes les personnes actives professionnellement ne laisse que peu d’espace et de temps au cours d’une journée pour se réserver le temps nécessaire à élaborer des repas équilibrés ne dépassant pas 2.200 K/calories/jour pour les plus actifs et 1.800 K/calories/jour pour les plus sédentaires.
Ajoutons enfin à cela, le fait que la grande majorité de cette population ne pratique aucune activité physique, aucun sport, ne fut-ce que les week-end et pendant leur loisirs et jours de congés.
Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner que le taux d’obésité et le pourcentage de personnes souffrant des conséquences physiques et physiologiques dus à une mauvaise alimentation soient plus élevés dans les milieux urbains que parmi la population des campagnes qui disposent de plus de temps libre pour la préparation d’une nourriture saine et équilibrée et de moins d’opportunités à chaque coin de rue pour se « goinfrer » de sucreries et de mauvaises graisses.
Plus d’un habitant de Bangkok sur 2 est donc obèse !
C’est le chiffre que l’on recensait aux États-Unis dans les années 80/90…
Et actuellement 1 américain sur 2 est obèse avec 70% d’entre eux souffrant de diabète, d’hypertension et de maladies coronariennes ou autres liées à cette obésité !!!
Cela ne présage rien de bon pour l’avenir des générations futures en général et pour la jeunesse thaïlandaise en particulier, alors qu’il y a à peine 15 à 20 ans, sur un groupe de 100 étudiant(e)s, on comptait les jeunes en « surpoids » sur les doigts d’une main…
Abrège frère…
La bouffe industrielle est en train de remplacer la bouffe traditionnelle de Thaïlande… c’est aussi simple que ça….
Je souhaite que les thaïs s’en rendre compte plus rapidement que les occidentaux… et je pense que cela va être le cas….
Moi, j’évite… vive le jus de fruits traditionnel (ou la bière thaï moins bio, mais local au moins…)