Richard Burrows, un pédophile britannique, a été traduit en justice après avoir vécu 27 ans sous une fausse identité en Thaïlande.
L’homme, âgé de 81 ans, a été accusé en 1997 d’avoir abusé de 24 jeunes garçons âgés d’à peine neuf ans dans le Cheshire et les West Midlands entre 1968 et 1995.
En tant que directeur d’internat et chef scout, il a abusé de sa position pour s’en prendre à des garçons vulnérables.
Dans les années 1990, encouragées par des scandales similaires, les victimes ont commencé à parler.
Une enquête approfondie menée par la police du Cheshire a conduit à l’arrestation initiale de Burrows en avril 1997.
Cependant, il s’est échappé après avoir été libéré sous caution, ce qui a déclenché une chasse à l’homme à l’échelle nationale.
Malgré de nombreux appels, on est resté sans nouvelles de lui pendant des années.
Retrouvé en Thaïlande grâce à un logiciel de reconnaissance faciale utilisant l’IA

Richard Burrows a été reconnu grâce à un bouton distinct sur son cou, des photos récentes avaient été publiées dans un média thaïlandais où il apparaissait comme un certain « Peter Smith ». Photos : Police du Cheshire
La percée a eu lieu en avril 2023, lorsqu’un logiciel de reconnaissance faciale sophistiqué utilisant l’IA l’a identifié sous le nom de « Peter Smith » à Phuket, en Thaïlande.
L’homme a été formellement reconnu grâce à un bouton distinct sur son cou.
Il vivait sous une identité volée en toute impunité dans la baie de Chalong, « Le paradis », selon ses déclarations aux enquêteurs.
Il était connu localement pour son implication dans la publicité et la voile.
Après cette découverte, il a été surveillé par la police thaïlandaise et l’Agence nationale contre la criminalité du Royaume-Uni.
Ironie du sort, c’est Burrows lui-même qui décide de rentrer en achetant un billet retour pour le Royaume-Uni…
Il a été arrêté lors de son arrivée à l’aéroport d’Heathrow, en mars 2024.
Auprès des enquêteurs, Burrows a déclaré qu’il était revenu au pays, car il connaissait des difficultés financières et souffre d’un cancer.
Condamné à 46 ans de prison

Richard Burrows lors de son arrestation en marrs 2024.
Burrows a été reconnu coupable par un jury de la Cour de la Couronne de Chester en mars dernier de 54 délits, dont agression indécente sur des garçons, sodomie, tentative de sodomie et indécence avec un enfant.
Il a plaidé coupable lors d’une audience antérieure à 43 autres infractions, notamment agression indécente, réalisation d’images indécentes d’enfants, possession d’images indécentes d’enfants et quatre chefs d’accusation de possession de faux documents d’identité.
Près de 30 ans après avoir été inculpé, le juge honoraire de Chester, Steven Everett, a condamné Burrows à 46 ans de prison le mercredi 30 avril 2025.
Phil Clemo, qui défendait l’accusé, a déclaré : « Pour parler franchement, quelle que soit la sentence prononcée par votre Honneur, il mourra en prison. »
Plusieurs victimes ont exprimé auprès de la BBC leur « colère » que l’homme ait pu vaquer à ses occupations en toute impunité pendant 27 ans.
Source : ITV
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3 commentaires
En français, on écrit et dit pédocriminel pour ceux qui ne connaissent pas le grec !!!
Pédophile, c’est la traduction anglaise de pédocriminel.
En effet, cher Oliv, les 2 termes sont acceptés par l’Académie, car ils définissent 2 « statuts » différents, relevant de la justice : le terme pédocriminel regroupe l’ensemble des délits liés aux agissements coupables d’un adulte envers un mineur d’âge, tel que défini par la loi.
Un pédocriminel peut donc être un tortionnaire, un meurtrier, un kidnappeur, un violeur…
Tandis que le terme « pédophile », traduction du grec » παιδεραστία » et qui auparavant était traduit par « pédérastrie » ou « pédérastre », désigne l’attirance sexuelle d’un adulte envers les jeunes enfants, pré-adolescents et adolescents et relève, dans nos sociétés modernes moralisatrices, de la psychiatrie, condamnable civilement et pénalement, contrairement à la civilisation grecque antique qui considérait ce penchant sexuel adulte « non-violent » vers de jeunes enfants et adolescents comme faisant partie d’une éducation sociale admise, tolérée et non condamnable au vu de la morale de cette époque en Grèce, mais aussi en Italie, jusqu’à la Renaissance et en Chine impériale notamment.
Les 2 termes se chevauchent donc dans leur définition, la pédophilie n’étant pas nécessairement jumelée à la notion de violence « physique » ou à l’usage d’une autorité sociétale de l’adulte sur l’enfant ou l’adolescent pour le contraindre à accepter et à subir des attouchements et actes sexuels que notre morale et nos civilisations réprouvent et condamnent, mais il faut bien admettre que l’existence de relations sexuelles consentantes à 100% entre un ou une enfant pré-adolescent(e) et un ou une adulte est rarissime et sujet à caution dans sa pérennité même…
La pédocriminalité, par contre désigne l’ensemble non restrictif des criminels, psychopathes, assassins, kidnappeurs, tortionnaires, coupables de délits sur mineurs d’âge, qu’ils soient d’ordre sexuel ou non.
Comme toujours dans ce domaine très sensible et complexe, comme dans d’autres touchant au relationnel des générations, tout est question de morale, de vie sociale et de règles de société au fil des générations…
Bien dommage qu’il ait pu vivre près de 28 ans en Thaïlande en toute impunité en profitant d’une vie sans souci, à l’abri de toute poursuite internationale, en passant sous les radars des services de police internationaux et de la police de l’immigration thaïlandaise.
Mais il n’est jamais trop tard pour que justice soit rendue et étant donné son passé judiciaire notoire, il est probable qu’il ait également exercé ses penchants sexuels pour les jeunes garçons en Thaïlande au cours de ces 27 dernières années…
Dans pareil cas, certaines langues se délieront-elles dans le pays après son retour en Grande-Bretagne ?
Un fait est certain, comme l’a souligné son avocat qui plaidait une cause perdue d’avance : ce sinistre individu obsédé sexuel pédophile mourra en prison…
C’est le moins que l’on puisse offrir aux victimes pour soulager leur colère, leur indignation et leurs souffrances face à la justice anglaise qui, au fil des ans, a abandonné ce dossier non résolu.