La Thaïlande a signalé son premier cas de variole du singe (monkeypox), chez un passager aérien en provenance d’Europe qui a fait escale à l’aéroport international de Bangkok.
Le voyageur est resté en transit pendant environ deux heures avant de prendre un vol à destination de l’Australie, où il a ensuite développé des symptômes, selon le département de contrôle des maladies.
Retour du risque d’être mis en quarantaine pour les voyageurs
Douze membres d’équipage et passagers du même vol, qui ont été en contact étroit avec le voyageur infecté, ont été mis en quarantaine en Thaïlande.
Aucun d’entre eux n’a présenté de symptômes associés à la variole du singe, mais ils seront isolés pendant 21 jours afin de garantir leur sécurité, selon le chef du Bureau d’épidémiologie, le Dr Chakkarat Pittayawonganon.
Les tests de laboratoire effectués sur cinq touristes à Phuket, dont trois frères irlandais, que l’on pensait initialement atteints de la variole du singe après qu’ils aient développé des cloques, montrent qu’ils étaient infectés par l’herpès, a déclaré le Dr Chakkarat, et non par la variole du singe.
Voir : Variole du singe en Thaïlande : des cas suspects avaient en fait de l’herpès
Il a ajouté que la vérification des antécédents des trois frères montre qu’ils n’ont pas été en contact étroit avec une personne infectée par la variole du singe.
La chasse aux cloques
En ce qui concerne les mesures de précaution, le Dr Chakkarat a déclaré qu’un patient suspecté d’être atteint de la variole du singe est une personne :
- Présentant des cloques sur le visage et le corps,
- Ayant eu un contact étroit avec une personne infectée au cours des 21 derniers jours,
- Ayant voyagé depuis un pays où la maladie est apparue,
- Ayant participé à des activités avec des personnes infectées ou
- Ayant partagé la même chambre qu’une personne infectée.
Le Dr Chakkarat a déclaré que les cas suspects seront soumis à des tests, à des vérifications des antécédents et des risques, à des enquêtes sur la maladie, à un traitement et à une mise en quarantaine jusqu’à ce qu’il soit prouvé qu’ils sont exempts de la maladie.
Les personnes infectées recevront un traitement et seront isolées pendant 21 jours après le diagnostic.
Dans le monde, 406 cas confirmés et 88 cas suspects ont été recensés dans 32 pays entre le 7 et le 29 mai.
Source : Thai PBS World
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3 commentaires
Apparemment, les autorités sanitaires emploient les mêmes méthodes pour gérer la variole du singe que pour gérer le covid 19, alors que ces 2 maladies virales sont totalement différentes…
Mise en quarantaine, isolement et traitement (antiviral, je suppose).
Alors que pour la variole, il existe depuis plus de 50 ans, un vaccin efficace qu’il suffit d’inoculer à un cas contact pour que celui-ci ne subisse pas les conséquences de la maladie, notamment les cicatrices sur le visage et les parties visibles du corps.
Il faut donc que les hôpitaux se préparent à décongeler les doses de vaccins qu’ils gardent depuis des années (j’espère que les hôpitaux thaïlandais ont ces réserves, comme les hôpitaux européens), et les tiennent à disposition des personnes qui ont été en contact avec les malades…
Mais je me pose quand même la question : est-ce que la Thaïlande dispose d’une réserve de vaccins anti-variolique ?
Si la réponse est non, il est urgent de s’en procurer avant que la maladie n’ait le champ libre devant elle et ne se propage parmi la population, faute de vaccins disponibles !!!
Petit problème, le monkeypox n’est pas connu comme contagieux pendant la phase d’incubation, seulement à partir de l’apparition des signes cliniques !
Manquait plus que cela !
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