Consciente des enjeux climatiques pour les années à venir, la Thaïlande tient à inscrire le développement de son industrie touristique dans une direction plus durable.
Krabi, citée l’an passé comme étant la ville la plus accueillante de Thaïlande, s’engage pour sa part à la neutralité carbone d’ici 2040.
Forte de cet engagement, l’université Walailak de Nakhon Si Thammara s’est associée à 22 agences gouvernementales et entreprises touristiques pour faire de Krabi la première province touristique thaïlandaise neutre en carbone d’ici 2040.
Le lundi 5 juin, le professeur Siwarit Pongsakornrungsilp, doyen par intérim de l’université a déclaré :
« L’université travaille avec 10 agences nationales et 12 opérateurs touristiques de la région pour promouvoir le tourisme durable et l’économie créative dans la province touristique de la côte ouest de la Thaïlande.
Cette collaboration vise également à promouvoir les efforts de lutte contre le réchauffement climatique à Krabi.
De par sa situation géographique sur les côtes de la mer d’Andaman, Krabi est aux premières loges des provinces susceptibles d’être affectées par l’impact des phénomènes climatiques.
L’industrie du tourisme contribue environ à 8 % des émissions totales de gaz à effet de serre de la Thaïlande.
Le transport, l’hôtellerie et la restauration ainsi que les manufactures productrices de souvenirs sont répertoriés comme étant les principales sources responsables de ces émissions.
Il est donc du devoir des entrepreneurs travaillant dans ces secteurs de réduire et de compenser leur empreinte carbone ».
Le professeur adjoint Pimlapas Pongsakornrungsilp, directeur du centre d’excellence de l’université pour la gestion des entreprises touristiques et de l’économie créative, a ajouté que l’université travaillait également avec ses partenaires à la création d’un centre de formation.
Celui-ci sera dédié aux entrepreneurs pour les soutenir dans la mise en œuvre d’une politique « zéro carbone ».
Il sera notamment question d’envisager des solutions pour améliorer le transport touristique et la gestion des hôtels dans le but de réduire les émissions de gaz à effet de serre partout où ce sera possible.
L’usage des énergies renouvelables et autres technologies innovantes permettant de réduire ces émissions sera vivement encouragé.
Toutes les entreprises connexes à l’industrie touristique que sont les chaînes d’approvisionnement et celles en charge de la logistique seront également invitées à participer à l’effort collectif.
L’année dernière, Krabi a été désignée comme la ville la plus accueillante de Thaïlande dans le cadre des Traveller Review Awards 2022 organisés par Booking.com.
Voir : Krabi désignée « ville la plus accueillante de Thaïlande » par les voyageurs
Source : The Nation
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2 commentaires
J’aime tellement vos publications.
Il y a quelque chose qui m’échappe dans l’analyse du Professeur Siwarit Pongsakornrungsilp, doyen de l’Université Si Thammarat : dans cet article, il déclare que les activités commerciales et industrielles liées au tourisme représentent 8 % des émissions à effet de serre de la Thaïlande.
D’autre part, il insiste sur le fait que ces entreprises, commerces et activités vouées au tourisme doivent faire les efforts nécessaires pour réduire leurs émissions nocives et arriver à une neutralité carbone, sans donner une échéance calendrier souhaitée.
Question à ce Professeur émérite qui doit être bardé de diplômes et de distinctions honorifiques sur son bel uniforme blanc immaculé :
Comment compte-t-il arriver à une neutralité carbone en s’attaquant aux 8 % de production de gaz à effet de serre par l’industrie touristique, en occultant de son discours les 92 % produits par l’ensemble des autres secteurs industriels du pays ???
Pourquoi s’acharner sur les activités touristiques, alors que d’autres pans économiques de la Thaïlande produisent plus de 90 % du total de cette pollution totale ? (je rappelle en passant que sur une période d’un an, la moyenne de concentration de particules fines dans l’air en Thaïlande est six fois plus élevée que la norme maximale de l’Organisation mondiale de la santé).
Je pense notamment aux gaz à effet de serre et à la pollution de l’air en particules fines produits par le brûlage des paillis agricoles (riz, maïs, broussailles et terres non-agricoles le long des routes et en forêts), la production d’électricité par des énergies fossiles (notamment par du charbon importé de Chine) et le rejet des émissions de gaz des voitures et transports routiers de frêt.
Ces 3 secteurs représentent à eux seuls entre 75 et 80 % de la pollution atmosphérique et de production de gaz à effet de serre de la Thaïlande (À Bangkok, la circulation routière à elle seule, représente plus de 60 % du total de la pollution quotidienne de la ville).
Alors… les 8 % annuels de pollution attribués par ce professeur à l’industrie touristique, me font penser au combat de David contre Goliath, à la différence que dans ce domaine, David n’a vraiment aucune chance de l’emporter…
Je doute que ce commentaire arrive entre les mains de ce digne et éminent professeur, mais à titre gratuit et désintéressé (je serais mort avec que mes poumons ne soit pollués !)
Je me permets humblement de lui suggérer de porter ses efforts sur les solutions à apporter aux pollueurs des 92 % restants et plus particulièrement aux 3 secteurs que j’ai cité plus avant…
Mais pour des raisons évidentes d’intérêts politico-économiques nationaux et internationaux, je doute qu’il ait suffisamment d’influence socio-économique à lui seul pour arriver à son but louable d’une neutralité carbone, prévue en Europe pour… 2035 et en Thaïlande pour ….?
On peut rêver…