Le président de la Chambre de commerce thaïlandaise (TCC) a déclaré que le tourisme jouait un rôle essentiel dans la stimulation de l’économie.
Dans une récente interview accordée au journal Thai PBS World, le président de la TCC, Sanan Angubolkul, a exhorté le gouvernement à assouplir rapidement les règles relatives aux visas pour les touristes.
En particulier pour les Chinois qui doivent actuellement passer par une longue procédure de demande de visa.
Voir : La Thaïlande envisage de prolonger la durée des visas touristiques à 90 jours
« Le nouveau gouvernement doit attirer davantage de touristes en Thaïlande. Cette année, nous avons fixé un objectif de 28 à 30 millions de touristes, dont 5 millions en provenance de Chine.
Jusqu’à présent, seuls 1,8 million de touristes chinois sont arrivés.
Le nouveau gouvernement devrait faciliter la procédure de visa électronique, car la procédure actuelle est très peu pratique pour les touristes chinois et prend trop de temps.
Un autre problème est qu’il n’y a pas assez de vols sur lesquels les touristes chinois peuvent se rendre », a-t-il déclaré.
Outre les problèmes liés aux visas, les idées fausses et les informations erronées sur la sécurité en Thaïlande ont également dissuadé les touristes potentiels.
Des clips diffusés sur les médias sociaux par certains Chinois sur l’application populaire de partage de vidéos TikTok décrivent la Thaïlande comme une destination dangereuse.
Ces clips mettent en évidence une série d’activités illégales, telles que la fraude en ligne et la traite des êtres humains, qui ciblent les visiteurs chinois.
Voir : La Thaïlande considérée comme un pays dangereux par les touristes chinois
M. Sanan a souligné que le nouveau gouvernement devrait garantir aux touristes qu’ils sont en sécurité en Thaïlande et prendre des mesures pour lutter contre la désinformation sur les médias sociaux.
« Les chefs d’entreprise thaïlandais ont soulevé ces questions avec le Premier ministre Srettha », a-t-il déclaré.
Il faisait référence à une récente réunion que le nouveau dirigeant thaïlandais a eue avec un groupe de chefs d’entreprise de premier plan.
Sanan a suggéré que la prochaine saison touristique pour les Chinois, entre octobre et février, est le moment idéal pour que la Thaïlande mette en œuvre la politique d’exemption de visa.
Crainte à propos de la pénurie d’eau due à El Niño

Photo : earthobservatory.nasa.gov
L’un des sujets abordés lors de la réunion de Srettha avec les chefs d’entreprise a été la pénurie d’eau imminente, qui affectera à la fois les secteurs agricole et industriel.
« Nous avons parlé de la pénurie d’eau due à El Niño et des moyens d’y remédier.
L’un de nos amis du groupe WHA (entreprise qui fournit des services logistiques) a déclaré que, sans mesures préventives, il y aura une pénurie d’eau dans le corridor économique oriental.
Il s’agit d’un défi très sérieux.
L’administration de Srettha devrait profiter de cette occasion pour réaffecter des fonds à la préparation des réservoirs d’eau et des infrastructures correspondantes.
Le nouveau gouvernement devrait fixer un objectif et ces dépenses devraient être effectuées au cours de cette année », a-t-il déclaré.
Faire progresser l’économie rapidement

La nécessité d’une politique éducative à long terme, qui préparerait la future main-d’œuvre thaïlandaise à faire face à la numérisation et à l’essor de l’intelligence artificielle, a également fait l’objet de discussions.
Sanan estime que le nouveau Premier ministre est à la tête d’une équipe dotée d’une grande expérience politique.
« Ils montrent leur volonté de travailler avec le secteur privé.
Les chefs d’entreprise s’inquiètent de la stabilité de la coalition de 11 partis du Pheu Thai.
Il sera difficile pour le Premier ministre Srettha de parvenir à un consensus ».
M. Sanan s’est toutefois dit convaincu que, grâce à ses politiques concrètes, le gouvernement dirigé par le Pheu Thai devrait être en mesure de faire progresser rapidement l’économie.
Liens utiles pour préparer votre voyage en Thaïlande
Souscrire une assurance voyage
Réserver bus, train et bateau en Thaïlande
Gérer son argent en voyage avec Wise
Voyage sur mesure avec Evaneos
Vous pouvez nous suivre sur :
Twitter, LinkedIn, Facebook, Google News
1 commentaire
Étant sur place en permanence, voyageant dans diverses régions du nord et du centre de la Thaïlande, à Bangkok (qui voit lentement naître, mais sûrement, un 2ᵉ « Chinatown » en ville), dans le sud et ayant quelques amis résidents francophones et anglophones dans ces différentes régions qui me tiennent au courant de leurs constatations diverses touchant au tourisme international en « temps réel », je ne peux qu’être d’accord avec le titre de cet article : le tourisme est l’un des rares secteurs qui offre actuellement un bilan positif dans le calcul du PIB national, même s’il engendre malgré lui des nuisances diverses, dont les médias sociaux se font l’écho fréquemment.
Autant la production intérieure, que les exportations et les importations, tous les autres secteurs industriels et commerciaux sont soit en stagnation, soit en régression et certains sont au bord de la ligne rouge…
Quand au tourisme, son bilan, malgré une reprise progressive, mais en dents de scie depuis fin 2022 reste malgré tout mitigé, et il est hasardeux d’espérer 5 millions de Chinois d’ici à la fin de l’année, alors qu’il n’y en a eu que 1,8 million depuis le 1ᵉʳ janvier !!!
Même si la Thaïlande franchira le pas d’une entrée sans visa pour les Chinois au 1ᵉʳ octobre, avec une autorisation de séjour de 90 jours, identique à ce qui se prépare pour nous, européens et occidentaux, je doute que cette barre des 5 millions sera atteinte, ainsi que la barre annuelle espérée des 30 millions pour l’ensemble des touristes internationaux.
Quand on analyse la position du tout nouveau gouvernement installé depuis à peine 15 jours, on constate dans tous les médias que les efforts pour relancer l’économie stagnante de la Thaïlande se focalisent sur le tourisme, car c’est le seul secteur suffisamment rentable sur lequel la Thaïlande peut agir avec la consommation et le marché intérieur, les autres secteurs des importations/ exportations, indispensables à la bonne santé d’une économie globale étant tributaires d’une mondialisation économique dont les principales puissances sont au bord encore et toujours d’une récession latente à laquelle nous espérons tous échapper…
Quand à la consommation intérieure, avec une dette des ménages qui ne cesse de croitre et atteint en moyenne plus de 90 % des revenus mensuels d’une famille, on ne peut pas vraiment compter sur des Thaïlandais qui vivent avec le couteau sous la gorge pour relancer une politique de consommation intérieure qui est en mode survie pour 70 à 80 % de la population.
Reste donc effectivement les revenus du tourisme sur lesquels le gouvernement peut compter pour freiner un déficit économique global et amoindrir l’impact d’une inflation qui pourrait s’emballer à la moindre crise touchant une des grandes puissances économiques mondiales…
Dans ce contexte global, la Thaïlande n’est pas la plus mal classée, mais ne peut pas, comme beaucoup de nations, crier victoire en considérant être à l’abri d’un bilan juste satisfaisant et d’un bulletin scolaire aux résultats lui permettant tout juste le passage à l’année prochaine avec 51% des points…
La question est : peut-elle se permettre d’accepter n’importe quelle concession pour espérer augmenter le volume de ses entrées de touristes provenant de Chine en sachant que déjà actuellement, sans ces facilités qui seraient octroyées, des problèmes importants et graves sur les plans financiers, économiques et humain gangrènent la société et la nomenklatura chinoise et sino-thailandaise implantée et « bétonnée » depuis des dizaines d’années dans le pays ???
Il est à craindre, au vu de l’expérience acquise et des affaires criminelles récentes, particulièrement importantes et violentes, essentiellement liées à la mafia chinoise, que les conséquences des mesures qui seront prises pour faciliter l’entrée des touristes chinois, seront accompagnées d’un certain nombre de problèmes que les dirigeants politiques et la police, déjà fortement sollicitée depuis plusieurs mois, devront anticiper pour empêcher une augmentation de la criminalité internationale sur son territoire national…
Or l’anticipation et la prévention n’est pas une des principales qualités des politiques thaïlandais !
On assiste déjà depuis notamment la prise de pouvoir des militaires au Myanmar et la réouverture des frontières post-covid, à une invasion économique et physique du nord de la Thaïlande par différents réseaux, installés plus ou moins légalement dans les provinces de l’extrême nord et qui servent de « ponts » entre la Chine toute proche (300 km par la route) et la Thaïlande.
Il suffit de se rendre quelques jours dans la région entre Chiang Rai et Mae Sai (frontière birmane), ou dans la région de Mae Sot (Poste frontière avec un point de passage (pont) vers la Birmanie, fermé, rouvert, refermé …) pour se rendre compte de l’implantation des commerces illégaux chinois juste derrière la ligne frontalière (casinos, salles de jeux, commerces illégaux d’animaux sauvages, trafic d’êtres humains, prostitution, etc…) et de « l’invasion pacifique » mais très envahissante de l’économie rurale majoritairement aux mains de commerçants chinois venus s’implanter en vendant leurs produits moins chers que les produits similaires thaïlandais, dans des boutiques et sur les marchés populaires de Chiang Rai notamment. et ça, c’est l’aspect visible du problème, le côté « légal »…
Quand aux commerces illégaux, étant donné leur caractère principal, leur importance est difficilement quantifiable…
Le seul signe visible apparent de cette main-mise pour le touriste en visite dans la région, ce sont les enseignes de plus en plus nombreuses en langue chinoise qui remplacent les enseignes en langue thaïlandaise.
Quant à l’influence dominatrice du contrôle direct ou indirect de la mafia chinoise dans ce « melting-pot » disons en termes policés, qu’elle « gère » la situation.
N’oublions pas que nous sommes ici au centre du « Triangle d’Or » qui est, avec la Colombie, la plaque tournante mondiale des narcotrafics en tous genres…
Et je ne parle pas, dans le même ordre d’idées, des problèmes transfrontaliers qui s’intensifient actuellement avec le Cambodge, à l’est du pays !