Les autorités thaïlandaises élaborent une proposition nationale sur le pétrole afin de promouvoir les carburants durables pour l’aviation.
Afin de soutenir les efforts déployés par l’industrie aéronautique pour réduire les émissions de dioxyde de carbone, les autorités thaïlandaises chargées de l’énergie sont en train d’élaborer une nouvelle proposition nationale sur le pétrole.
Ce projet prévoit l’évolution du Carburant durable d’aviation (SAF), une variante de biocarburant pour les avions qui peut être fabriqué à partir d’huiles de cuisson usagées.
Voir : La Thaïlande veut faire voler ses avions avec de l’huile de cuisson usagée
L’intérêt du SAF réside dans sa forte ressemblance avec le carburéacteur en termes de propriétés, mais avec une empreinte carbone considérablement réduite.
Patteera Saipratumtip, directeur général adjoint du département des affaires énergétiques, a indiqué que la société travaillait sur des facteurs susceptibles de faire du SAF un autre carburant courant et de soutenir la production nationale de ce biocarburant.
Le directeur général adjoint a également indiqué qu’une proposition d’incitations à l’investissement pour la production de SAF devrait être finalisée au début de l’année 2024.
L’industrie aéronautique est actuellement confrontée à un problème de coût avec les SAF, dont le prix est deux à trois fois plus élevé que celui du kérosène conventionnel.
C’est pourquoi les autorités envisagent également de réduire les droits d’accise sur le carburéacteur, qui représentent 20 % du prix de vente au détail, afin d’encourager l’utilisation des SAF.
C’est ce qu’a suggéré Nathasit Diskul, président de Bangkok Aviation Fuel Services Plc.
La Thaïlande n’est pas la seule à plaider en faveur de l’utilisation des SAF.
L’Organisation de l’aviation civile internationale encourage son utilisation en tant que stratégie permettant aux pays membres d’atteindre l’objectif de zéro émission nette d’ici 2050.
Il s’agit de parvenir à un équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre et leur absorption.
Des pays et des organismes internationaux ont approuvé l’utilisation des SAF à l’échelle mondiale.
Les États-Unis, par exemple, offrent des incitations fiscales aux fabricants de SAF.
L’Union européenne a adopté un mandat qui impose un quota minimum de SAF dans l’approvisionnement total en carburant aviation, avec des objectifs projetés de 2 % d’ici 2025, 5 % d’ici 2030, et un objectif ambitieux de 70 % d’ici 2050.
Le Japon a fixé un objectif pour les vols internationaux transitant par ses aéroports, stipulant un taux de mélange de 10 % de SAF d’ici 2030.
Conformément à cette tendance mondiale, les sociétés thaïlandaises Bangchak Corp Plc et Energy Absolute Plc ont déclaré leur intention de fabriquer des SAF à partir d’huiles de cuisson usagées.
En outre, en 2023, le conglomérat pétrolier et gazier national PTT Plc a annoncé que sa filiale PTT Oil and Retail Business Plc collaborait avec Thai Airways pour tester l’utilisation de SAF sur un vol entre Bangkok et Phuket.
La société s’est abstenue de donner plus de détails, se contentant d’indiquer que le projet implique une collaboration avec plusieurs sociétés, dont Neste, l’un des principaux producteurs de SAF basé en Finlande.
Cette utilisation pilote de SAF par Thai Airways s’inscrit dans le cadre de son objectif de minimiser son empreinte carbone.
Source : The Thaiger
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