Alors qu’elles sont les principales victimes des escrocs, les données de 19,7 millions de personnes âgées en Thaïlande sont vendus sur le dark web.
Voir : Comment des centres d’appels ruines les personnes vulnérables en Thaïlande ?
Selon un rapport publié le 22 janvier par Resecurity, une société privée américaine de cybersécurité, 19 718 687 lignes d’informations personnelles identifiables (PII), comprenant des noms, des adresses, des numéros de téléphone, des numéros de carte d’identité, des courriels, des signatures et des photos de cartes d’identité de citoyens thaïlandais ont été trouvées sur le dark web.
Le rapport indique que les données ont été divulguées par le Département des personnes âgées (DOP).
Le Conseil thaïlandais des consommateurs a donc exhorté le DOP à prendre des mesures et à informer 19,7 millions de ses membres que leurs données personnelles sont vendues sur le dark web.
Le conseil a demandé au DOP d’informer ses membres des risques qu’ils encourent et de mettre en place des mesures pour garantir la sécurité de leurs données.
Supinya Klangnarong, présidente de la sous-commission des télécommunications et des TIC du Conseil des consommateurs de Thaïlande, a déclaré le samedi 10 février :
« Le DOP doit admettre que la fuite de données s’est produite et en informer les propriétaires pour leur permettre de se préparer à tout risque potentiel. »

Un enfant apporte un verre d’eau à une femme âgée dans un hôpital de Thaïlande. Photo : Bangkok Post
Mme Supinya a fait part de ses inquiétudes concernant cette fuite.
Malgré l’existence de la loi sur la protection des données personnelles (PDPA), il existe des retards dans la prise de mesures et des problèmes liés à l’absence d’application stricte de la loi, a-t-elle déclaré.
Elle a également mentionné le manque de connaissances des personnes âgées en matière de technologie moderne, suggérant que le gouvernement devait développer des fonctions numériques adaptées à ces personnes.
Cela pourrait inclure la possibilité de suspendre les transferts d’argent sur le système de paiement PromptPay pendant 15 ou 30 minutes avant que les transactions ne soient traitées, ce qui leur donnerait le temps de vérifier leurs transactions et de s’assurer qu’ils ne sont pas victimes d’une escroquerie.
Voir : D’après un escroc, les Thaïlandais sont les plus faciles à arnaquer en Asie
Le gouvernement devrait distribuer régulièrement des mises à jour aux personnes âgées, avec des avertissements et des conseils sur la façon dont elles peuvent rester en sécurité en ligne, a déclaré Mme Supinya.
De son côté, le ministre du Développement social et de la sécurité humaine, Varawut Silpa-archa, a déclaré que la quantité réelle de données ayant fait l’objet d’une fuite était inférieure à ce qui a été rapporté dans les médias.
« En tant que ministre, je tiens à présenter mes excuses les plus sincères », a-t-il déclaré.
Le ministère a travaillé avec diverses parties, y compris le Bureau du Comité de protection des données personnelles et l’Agence nationale de cybersécurité, pour revoir les mesures de cybersécurité afin de protéger les données des citoyens, a-t-il déclaré.
Le DOP a déposé une plainte auprès du Bureau d’enquête sur la cybercriminalité (CIB).
Reste à savoir si le DOP a été piraté ou si des personnes malveillantes au sein du département ont vendu ces précieuses données.
Voir aussi :
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Source : Bangkok Post
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1 commentaire
Il est de notoriété publique et depuis de nombreuses années que la grande majorité de sites internet thaïlandais, y compris les sites d’administrations publiques, d’entreprises, d’offices de l’État, du gouvernement, de la police, de l’Armée, d’établissements de santé publique, ont été par le passé piratés, certains à plusieurs reprises ou ont fait l’objet de « bugs informatiques » monstrueux, mettant les sites concernés hors service ou à la merci d’intrusions de virus et autres malwares et devenant de la sorte des mines d’or de renseignements pour les arnaqueurs et criminels cybernétiques…
Un épisode de plus dans une longue série qui démontre les niveaux de formation et de compétence médiocres de certains ingénieurs thaïlandais « spécialisés » en informatique et cyber(in)sécurité !