Lors de la consultation publique sur le projet visant à reclasser le cannabis comme stupéfiant, une majorité s’est opposée au projet.
Le 13 juin 2024, le ministre thaïlandais de la Santé publique, Somsak Thepsuthin, a fait le point sur la consultation publique concernant le projet visant à reclasser le cannabis comme stupéfiant illégal de type 5.
Voir : La Thaïlande reclassera le cannabis comme stupéfiants en 2025
Somsak a indiqué que la majorité des réactions du public s’opposent à ce que le cannabis redevienne illégal.
De nombreuses personnes préfèrent que le cannabis soit réglementé et taxé comme l’alcool ou les cigarettes.
Il a encouragé le public à continuer à participer, assurant que tous les commentaires seraient pris en compte avant de finaliser tout projet de loi.
Une fois la décision finale prise, le ministère de la Santé publique présentera les réglementations relatives à l’usage légal du cannabis.
M. Somsak a expliqué que les fonctionnaires recueilleraient des informations détaillées sur la consommation de cannabis afin de rédiger ces réglementations secondaires, qui suivront l’annonce du ministère.
Interrogé par les médias nationaux sur la possibilité d’arrêter immédiatement les personnes qui cultivent du cannabis, M. Somsak a précisé que l’application de la loi, si elle est adoptée, ne serait pas effective avant le 1ᵉʳ janvier 2025.

Champ de marijuana.
D’ici là, toutes les plantes de cannabis existantes seront naturellement mortes en raison de leur courte durée de vie de 90 à 100 jours.
Il a également laissé entendre que, même si la loi est adoptée, il pourrait y avoir des tolérances pour la possession de petites quantités de cannabis afin d’éviter des arrestations inutiles.
La question de savoir si le projet implique la culture légale du cannabis à domicile a suscité des discussions.
Somsak a déclaré qu’il était trop tôt pour tirer des conclusions.
Les réactions du public seront cruciales pour l’élaboration de la réglementation finale, qui fera l’objet d’un examen plus approfondi par l’Organe de contrôle des stupéfiants.
Le même jour, M. Prasitchai Nunual, secrétaire général du Réseau pour l’avenir du cannabis thaïlandais, a critiqué la décision du ministère de récriminaliser le cannabis sans former de comité mixte pour l’établissement des faits.
Selon lui, cette décision est influencée par des intérêts financiers qui font pression sur le gouvernement pour monopoliser le contrôle du cannabis.
En réponse, le réseau a annoncé une pause dans ses protestations afin de préparer une grande manifestation le 8 juillet 2024.
Il prévoit de collaborer avec les réseaux nationaux de cannabis pour résister au contrôle monopolistique et aborder des questions économiques plus larges dans l’histoire de la Thaïlande.
Voir aussi :
Thaïlande : une pétition pour la recriminalisation du cannabis obtient 100 000 signatures
Le marché du cannabis en Thaïlande pourrait perdre 10 milliards de bahts
Le cannabis est-il encore légale en Thaïlande ? Ce que les touristes doivent savoir
Source : ASEAN Now
Liens utiles pour préparer votre voyage en Thaïlande
Souscrire une assurance voyage
Réserver bus, train et bateau en Thaïlande
Gérer son argent en voyage avec Wise
Voyage sur mesure avec Evaneos
Vous pouvez nous suivre sur :
1 commentaire
Si le ministre de la Santé tient compte effectivement de la consultation publique qu’il a lui-même lancée, on se dirigerait donc au final vers une version très édulcorée de la nouvelle mouture d’une loi sur la détention et l’usage du cannabis à titre récréatif, assez éloignée d’une interdiction pure et simple et du retour à la loi d’avant 2022…
Va-t-on vers une interdiction partielle, afin d’éviter et de sanctionner les abus et l’usage de produits dérivés contenant plus de 0,2 de THC…
La grande inconnue restera la survie ou non des 7 700 magasins « cannabis-free » disséminés dans tout le pays et en grande majorité dans les centres touristiques et les grandes agglomérations.
Pourront-ils s’adapter à la nouvelle loi si elle en donne la possibilité ou devront-ils disparaitre purement et simplement dans le cas de re-pénalisation de la vente à titre récréatif de toutes les parties de la plante ?
Il y a là un gros enjeu économique, autant du côté des magasins et des vendeurs que du côté des consommateurs…
Voyons donc, si la vague « référendum » à laquelle les politiques semblent vouloir habituer la population en la consultant avant de pondre de nouvelles lois, sera suivie d’effets en tenant compte réellement des avis populaires et majoritaires…
Exemple de démocratie directe dans un pays où la corruption pèse trop souvent sur les décisions et prend le pas sur tous les intérêts de la population concernée…
À suivre donc de près !!!