Une Thaïlandaise a porté plainte dans un poste de police à Chon Buri après que son petit ami l’ait mordue au visage parce qu’elle avait refusé d’aller boire un verre avec lui.
Elle a dit qu’elle craignait que l’affaire soit ignorée parce que son petit ami avait des liens étroits avec un officier de police haut gradé.
Lorsque l’on vit en Thaïlande, on entend souvent des histoires d’agressions ou de meurtre commis par des policiers ou leurs proches en toute impunité.
Mais il semble que les temps changent et de plus en plus de victimes ont compris qu’il fallait passer par les médias et les médias sociaux pour être entendu et protégé.
La femme, identifiée comme étant Bee, a déclaré aux médias qu’elle était une animatrice de soirées et que son petit ami était un ancien client.
Elle l’a connu au travail et est ensuite sortie avec lui.
Ils ont vécu ensemble pendant environ deux mois avant que l’incident ne se produise.
Bee a déclaré avoir été agressée à 20 heures le lundi 2 janvier dans une maison de location du district de Panthong, dans la province de Chon Buri.
Son petit ami lui a demandé de boire de l’alcool avec lui.
Elle est allée à sa rencontre, mais ne voulait pas boire, car elle était épuisée par son travail.
Selon Bee, son petit ami s’est mis en colère et l’a entraînée dans une salle de bains où il l’a étranglée avant de lui mordre méchamment le visage à plusieurs reprises.
Il l’a mordue très fort près des yeux de Bee, la faisant saigner abondamment.
Elle l’a supplié d’arrêter et a dit qu’elle était désolée d’avoir refusé de boire avec lui.
Puis elle l’a exhorté à l’emmener à l’hôpital.
Bee a ajouté qu’elle avait déjà été mordue par lui le mercredi 7 décembre, mais qu’elle n’avait pas porté plainte.
Elle s’inquiète pour sa sécurité et craint également que l’affaire soit ignorée par la police, car son petit ami est proche d’un officier supérieur de la police.
Elle a déposé une plainte le mercredi 4 janvier, mais il n’y a eu aucun développement depuis.
Bee a dit :
« Il a passé un appel à un inspecteur de police, qu’il a prétendu être son parent.
Cet officier m’a vu avec une blessure sanglante au visage, mais il ne m’a pas aidé. »
Le surintendant adjoint du poste de police de Pan Thong, Arnuparp Kadeevee, a insisté sur le fait que les agents rendraient justice à la femme.
D’après ses dires, et certainement le fait que l’affaire a été porté dans les médias, la relation entre l’homme et l’officier de police n’affectera pas l’affaire.
En attendant, il semble que l’agresseur n’ait toujours pas été arrêté.
Les policiers qui commettent des crimes en Thaïlande sont rarement renvoyés de la police, en général, selon la gravité des crimes commis, ils sont mutés dans une autre région où ils peuvent recommencer.
Source : The Thaiger
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2 commentaires
Beaucoup de travail sur la table du gouvernement pour se pencher sur la protection des femmes en Thaïlande et particulièrement sur les violences physiques dont elles sont victimes de la part de leurs conjoints, connaissances, parents plus ou moins proches, ou encore d’inconnus, surtout quand ceux-ci sont liés de près ou de loin ou sont eux-mêmes des personnes d’influence à un niveau d’autorité politique ou policier…
Cette jeune femme a raison de dénoncer les actes dont elle a été victime dans les réseaux sociaux et cela devrait devenir un réflexe systématique, à l’instar de la création du mouvement « MeToo » et autres dénonçant les faits de viol-ences faites aux femmes partout dans le monde…
Sans cette médiatisation, beaucoup trop de crimes et d’agressions de ce genre restent encore impunis en Thaïlande et dans de nombreux pays à travers le monde.
Il serait temps d’en finir avec la corruption et les passe-droits.