Le ministère des Finances surveille de près le niveau de la dette publique pour l’exercice 2026, qui pourrait atteindre le plafond de 70 % du PIB.
Un seuil qui, s’il est franchi, limiterait considérablement les marges de manœuvre économiques du pays.
Selon une source du ministère des Finances, lors de la troisième réunion du Comité de politique et de supervision de la dette publique pour 2025, présidée par le ministre des Finances Pichai Chunhavajira, le comité a approuvé le plan de gestion de la dette publique pour l’exercice 2026.
Dans l’ensemble, le cadre est largement conforme au plan 2025.
Pour 2026, les nouveaux emprunts sont estimés à environ 1 200 milliards de bahts, la gestion de la dette existante à environ 1 700 milliards de bahts et le remboursement de la dette à plus de 400 milliards de bahts.
Le plan sera bientôt soumis au gouvernement pour examen.
Un ratio dette/PIB qui inquiète les autorités
Toutefois, la question clé à surveiller est le ratio dette/PIB pour l’exercice 2026, qui devrait approcher le plafond de la dette publique de 70 % du PIB en raison de l’impact du ralentissement économique et d’une croissance inférieure aux prévisions.
La croissance du PIB thaïlandais en 2025 devrait atteindre seulement 2 %, contre une prévision antérieure de 3 %.
La croissance en 2026 devrait également rester faible.
Au 25 août, la dette publique thaïlandaise s’élevait à 12 000 milliards de bahts, soit 64,2 % du PIB.
Selon la source, dans le cadre du cadre budgétaire à moyen terme (exercices 2026-2029), le PIB devrait croître dans une fourchette de 2,3 % à 3,3 %, avec une valeur médiane de 2,8 %.
Le cadre budgétaire à moyen terme de la Thaïlande restera déficitaire, le gouvernement visant à réduire progressivement le déficit tout en maintenant le ratio de la dette publique au PIB à 70 %.
Le plan de gestion de la dette de 2026 à 2029
Le cadre budgétaire à moyen terme est le suivant :
Pour l’exercice 2026, le cadre des dépenses est fixé à 3 780 milliards de bahts, avec un déficit budgétaire de 860 milliards de bahts, soit 4,3 % du PIB.
La dette publique à la fin de l’exercice devrait s’établir à 67,3 % du PIB.
Pour l’exercice 2027, le cadre des dépenses devrait s’élever à 3 860 milliards de bahts, avec un déficit budgétaire de 760 milliards de bahts, soit 3,6 % du PIB, et la dette publique à la fin de l’exercice devrait s’établir à 68,5 % du PIB.
Pour l’exercice 2028, le cadre des dépenses s’élève à 3 970 milliards de bahts, avec un déficit budgétaire de 720 milliards de bahts, soit 3,3 % du PIB, et la dette publique à la fin de l’exercice devrait s’établir à 69,2 % du PIB.
Pour l’exercice 2029, le cadre des dépenses s’élève à 4 090 milliards de bahts, avec un déficit budgétaire de 700 milliards de bahts, soit 3,1 % du PIB, et la dette publique à la fin de l’exercice devrait s’établir à 69,3 % du PIB.
Voir aussi :
L’économie de la Thaïlande connaît une croissance prolongée en forme de K
Vietnam : le nouveau tigre économique qui menace la Thaïlande
Chute du tourisme, recul industriel : l’économie de la Thaïlande ralentit
Source : Bangkok Post
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10 commentaires
Faire des dettes publiques devrait être illégal.
Dettes sans limites comme les USA, France, au préalable, Afrique, Amérique latine, n’ont engendré que des heurts et des guerres.
Le cas des USA actuellement en est la preuve.
Et endetter des générations à vie qui ne sont pas encore nées à cause de l’incompétence des anciens est criminel aussi.
Que dire de la dette française…
Enfin les retraités expats français (certains en tout cas) en TH vont voir leur pouvoir d’achat mis à mal.
La Thaïlande qui panique parce que sa dette publique va représenter 70 % du PIB, alors que chez nous, pour ne parler que nos pays francophones, en France, elle représente 114% du PIB (le capital, sans compter les intérêts cumulés annuels) et la Belgique 106 % !!!
Mais, il y a pire : la Grèce et l’Italie avec 152 % et 138 % de leur PIB respectif !!!
Et ça ne va pas s’arranger pour la France avec le plan de redressement de François Bayrou qui va très probablement passer aux oubliettes le 8 septembre prochain avec la chute programmée de son gouvernement sous la menace d’un vote massif de défiance d’une majorité des partis de toutes tendances de l’extrême droite à l’extrême gauche !!!
La France va s’enfoncer dans une crise institutionnelle, politique économique et financière majeure avec à la clé, la menace d’un plan de redressement imposé par l’Europe, comme la Grèce l’a connu il y a quelques années et qui continue à ramer sec pour revenir à un équilibre budgétaire dans une dizaine d’années avec une perte de pouvoir d’achat de 30% !!!
C’est la pente que vont prendre les français(e)s dans les mois qui viennent si le projet d’économies de Bayrou ne passe pas le vote de confiance de ce 8 septembre prochain au Parlement…
Au lieu d’accepter le pain gris, on va vers des années de pain noir, car il est clair qu’aucun parti qui sortirait vainqueur et majoritaire des prochaines élections législatives, ni aucune coalition qu’elle soit de gauche, centriste ou de droite n’aura de solution miracle pour limiter la casse et ne pourra proposer une autre solution qui sera mieux acceptée par les français que le projet de François Bayrou…
Les français ne veulent pas de quelques années au Purgatoire ?
Ils iront donc en enfer, avec, cerise sur le gâteau, la menace bien réelle d’un conflit armé qui pourrait se généraliser en Europe de l’Est !!!
On est très très très mal engagé de quelques côtés que l’on se tourne géopolitiquement et économiquement parlant…
Ça va mal finir tout çà !!!
Quel est le rapport de votre logorrhée avec l’article ?
Pourquoi toujours comparer la Thaïlande avec la France ?
Faire des z’efforts ok… les politiques, z ‘élus, etc… même si cela ne réglera pas le problème, et ben si tous ses responsables en faisaient, cela donnerait l’exemple.
Pas question pour toute cette caste ; idem dans bien des pays.
Cher Jean-Pierre,
Je ne fais pas de comparaison, mais un parallèle entre les 2 situations.
En citant la France, mon but était de pouvoir développer mon sentiment face à ce qui nous attend le 8 septembre, les jours, semaines et mois à venir.
Par contre, pour faire une comparaison entre 2 états de choses, 2 situations, il faut une majorité de similitudes et de points communs pour ne se différencier que sur certains détails qui ont fait l’objet de décisions logistiques ou de méthodologies d’actions différentes, et c’est cela qui amène à des résultats différents et donc, ce sont les conséquences qui peuvent être comparées.
Il n’est donc pas question de comparer les 2 pays, leurs points communs basiques (mis à part une superficie territoriale – la Métropole pour la France – et une population globale potentiellement similaires, qui pourraient faire l’objet d’une comparaison dans les spécificités et les détails), étant quasi inexistants.
Mais en ce qui concerne la France, je m’inquiète forcément en tant que citoyen européen de l’avenir politique, économique et financier du pays, car si le 8 novembre prochain, le gouvernement de François Bayrou est désavoué par le vote de méfiance du Parlement, et sans être politiquement ni à gauche, ni centriste, ni à droite je vous pose la question :
Quelle est la personnalité politique française capable de rassembler une majorité solide au Parlement lors de nouvelles négociations d’alliance ou d’élections législatives, serait capable d’élaborer un programme politique alternatif au projet budgétaire de Bayrou qui pourrait sortir la France de l’endettement actuel sans toucher au portefeuille de 50 millions de Français moyen ? Qui ?
Moi, je ne trouve pas, ni à gauche, ni au centre, ni à droite…
Je me répète : la France va dans le mur et risque une prise en main financière de l’Europe dans les prochains mois ou en début de 2026, si les cadors politiques ne mettent pas de côté leurs différents idéologiques et leurs intérêts particuliers pour se serrer les coudes, chose qu’ils ne sont apparemment pas capables de faire, à moins que, après s’être débarrassé de Bayrou, ils ne se mettent d’accord sur un nouveau PM et fasse passer cette fois le même budget…. le ridicule ne tue pas, heureusement…
Voilà cette nouvelle « logorrhée » est terminée, cher Jean-Pierre.
Bonne journée à vous.
Veuillez m’excuser, mais vous êtes totalement hors-sujet.
Il s’agit d’un blog sur la Thaïlande, suivi par des francophones.
Je ne vois pas en quoi les péripéties ou les vicissitudes de la politique franco-française ont un rapport avec les sujets qui sont évoqués.
Bonjour Jean-Pierre,
C’est un site d’information francophone sur la Thaïlande et les commentateurs ont le droit de faire des comparaisons ou des parallèles avec la France ou autres pays.
Cher Jean-Pierre,
Je ne suis pas le seul commentateur à avoir fait ce que vous appelez des « comparaisons » avec la France (je cite la Belgique aussi à ce niveau), ainsi que dans d’autres articles ou circonstances différentes, sur d’autres sujets…
Je tiens à souligner que la rédaction reste seul maître à bord et ultime décideur pour accepter de publier un commentaire ou non qu’elle jugerait creux ou déplacé, hors sujet, et je serais le premier à en accepter les décisions…
Et enfin, en ultime recours, personne ne vous oblige à lire mes commentaires, chacun étant libre de les consulter ou de les ignorer, ce que je vous engage à faire à l’avenir, si vraiment vous me juger imbuvable selon vos opinions, ce que je peux comprendre et accepte de votre part.
On ne peut pas plaire à tout le monde, monde qui serait bien trop monotone, si la polémique née de l’expression du libre examen ne pouvait s’exercer comme c’est le cas pour certaines idéologies et politiques particulières.
Bien à vous, et bonne journée.
Comparaison n’est pas raison.