Un couple d’étrangers a été arrêté à Udon Thani dans le nord-est de la Thaïlande, après avoir abandonné un nourrisson près d’un canal.
La petite fille, âgée d’environ deux semaines, n’a pas survécu malgré l’intervention des secours.
Un bébé découvert par des enfants partis pêcher

Les images de vidéosurveillance montrent les deux suspects au bord du canal où le nourrisson a été abandonné avant d’être retrouvé plusieurs heures plus tard.
Le drame s’est noué dans la soirée du 10 juin dans la communauté de Don Udom.
Trois enfants âgés de 10 à 12 ans, partis pêcher au bord d’un canal, ont découvert le nourrisson abandonné près d’un arbre.
Les secours, rapidement alertés, ont pratiqué une réanimation cardio-pulmonaire avant de transporter l’enfant à l’hôpital, où le personnel médical n’a pu le sauver.
La police a établi que le bébé avait en réalité été abandonné bien plus tôt dans la journée, vers 9 h 20, et n’avait été retrouvé qu’à 17 h 30.
Lors de sa découverte, le nourrisson était inconscient et présentait une coloration bleu-vert.
Son corps était encore chaud, mais il ne présentait plus de pouls.
Les caméras de surveillance mènent aux suspects

Les deux suspects ont été filmés au bord du canal avant l’abandon du nourrisson.
L’exploitation des images de vidéosurveillance a permis aux enquêteurs d’identifier rapidement deux étrangers.
Les caméras les ont filmés marchant derrière le temple Santiwan avant d’emprunter la ruelle Chan Charoensuk.
Le couple s’est ensuite arrêté près d’une habitation au bord du canal, a déposé le nourrisson près d’un arbre, puis a quitté les lieux par un autre itinéraire.
En parallèle, les policiers ont interrogé le personnel des établissements d’hébergement voisins.
Un employé a signalé qu’un étranger s’était renseigné sur le prix des chambres, avant de renoncer à y séjourner en apprenant qu’une nuit coûtait 1 400 bahts (environ 37 euros).
Les deux suspects, un Suédois de 39 ans et une Américaine de 29 ans, ont finalement été arrêtés le 11 juin vers 13 heures dans un hôtel du centre-ville d’Udon Thani.
Lors de l’interpellation, le Suédois a opposé une résistance physique aux agents avant d’être maîtrisé, tandis que la femme a fondu en larmes en niant toute implication.
Un comportement troublant en garde à vue
La vérification des passeports a révélé que les deux suspects étaient en situation irrégulière en Thaïlande depuis le mois de mars.
Les enquêteurs ont par ailleurs établi que la femme avait accouché environ deux semaines auparavant dans la province voisine de Nong Khai.
En garde à vue, le comportement du couple a intrigué les autorités.
Les deux suspects ont demandé à réciter des incantations décrites par les policiers comme religieuses ou liées à une secte, ont constamment nié les accusations, refusé de reconnaître les mandats d’arrêt et donné des réponses jugées évasives.
Ils ont également refusé de se soumettre à des tests de dépistage de drogues.
La police affirme en outre que le couple aurait accompli un rituel impliquant le nourrisson dans un café de la province avant l’abandon, sans fournir davantage de précisions sur sa nature.
Face à ce comportement, les autorités ont ordonné des expertises psychiatriques pour les deux accusés, poursuivis pour meurtre et abandon d’enfant ayant entraîné la mort.
Une enquête toujours en cours

Le Suédois de 39 ans et l’Américaine de 29 ans ont été arrêtés par la police d’Udon Thani après avoir été identifiés grâce aux images de vidéosurveillance.
Les résultats de l’autopsie et des analyses ADN, destinées à confirmer formellement l’identité du nourrisson et à déterminer les causes exactes de son décès, sont encore attendus.
La police a également pris contact avec les ambassades de Suède et des États-Unis afin que des représentants diplomatiques puissent suivre le déroulement de l’enquête.
Ces conclusions médico-légales devraient jouer un rôle déterminant dans la suite de la procédure judiciaire.
Source : The Thaiger, ASEAN Now
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3 commentaires
Les images à la télé de ces deux cinglés dans le bureau de la police valaient leur pesant de cacahuètes…
C’est quand on pense qu’on a touché le fond, que certains humains nous montrent qu’on peut creuser encore.
Quelle tristesse pour ce nourrisson.
Absolument abominable !!!
D’abord un couple qui semble adhérer à une secte, adepte de pratiques occultes qui font penser à celles d’un vaudou modernisé à la sauce américano-européenne.
Cette femme, mère du bébé, (que les analyses ADN devront confirmer) faisant manifestement preuve de peu d’instinct et d’amour maternel et cet homme (le père de l’enfant, à confirmer également), probablement à court d’argent car ne pouvant même plus se permettre une chambre d’hôtel à 35 euros la nuit, violent avec les forces de l’ordre, refusant les contrôles anti-drogues, et la reconnaissance des accusations et des preuves de leurs actes meurtriers, en séjour illégal depuis le mois de mars (pourquoi la police de l’immigration ne dispose-t-elle pas d’alertes informatiques qui permettraient d’interpeller rapidement ceux qui ne quittent pas la Thailande à l’expiration de leur permis de séjour ou de visa ?), ayant agi avec préméditation à toutes les étapes horribles de cette « mise à mort », ne semblent pas être très affectés émotionnellement par leur comportement qui a conduit à la mort de ce bébé innocent, jeté dans la nature comme un sac d’ordures !!!
Comme le souligne l’article, des tests psychiatriques s’imposent.
Je pencherais pour des membres d’une secte religieuse qui ont décidé de se débarrasser de ce bébé non désiré bien avant sa naissance (on peut aussi se demander, dans ce cas, pourquoi la mère n’a pas avorté au début de sa grossesse ou serait-elle sous l’emprise morale et physique de son compagnon ?) et qui ont choisi la Thaïlande comme pays « sûr » pour se débarrasser de ce nourrisson de 2 semaines, considérant la Thailande comme un pays où ils ne risquaient pas grand-chose ? Je reste dans une incompréhension totale face à ce drame, car, même sans tenir compte de tous les actes qui ont débouché sur la mort du bébé, comment ce couple comptait quitter la Thaïlande avec un permis de séjour ou un visa expiré depuis plus de 3 mois sans attirer l’attention des autorités ?….
Beaucoup de questions et de réflexions qui viennent « plomber » cette affaire à suivre….