La Thaïlande a été retirée du classement des 10 premiers pays touchés par des conditions météorologiques extrêmes de l’indice des risques climatiques.
Le Département du changement climatique et de l’environnement (DCCE) a annoncé la nouvelle le mardi 18 février.
Citant le rapport de l’édition 2025 publié le 12 février, le directeur général du DCCE, Phirun Saiyasitpanich, a expliqué que la Thaïlande était classée 30ᵉ parmi les pays touchés par des conditions météorologiques extrêmes en 1993-2022, soit mieux que la neuvième place en 2000-2019.
Phirun a déclaré :
« L’amélioration de la Thaïlande dans l’indice de risque climatique est entièrement due à la gestion et à l’évaluation efficaces des risques climatiques du pays, qui comprenaient un indicateur pour les populations touchées et un changement dans l’évaluation à long terme de 20 ans à 30 ans. »
Cependant, il a averti que la Thaïlande était toujours exposée à des risques climatiques, tels que la hausse des températures pendant les saisons chaudes et sèches, ainsi que les inondations et les glissements de terrain dus aux fortes pluies.
Selon lui, le plus important est de se préparer à renforcer la résilience au changement climatique en :
- Améliorant l’efficacité des systèmes d’alerte précoce ;
- Communiquant rapidement avec la population ;
- Développant des systèmes de gestion de l’eau ;
- Réduisant les émissions de gaz à effet de serre.
« Ces efforts renforceront la résilience de la Thaïlande et du peuple thaïlandais face au changement climatique dans le contexte de catastrophes graves à l’avenir », a-t-il conclu.
Selon le rapport, les tempêtes (35 %), les vagues de chaleur (30 %) et les inondations (27 %) ont causé le plus grand nombre de décès dans le monde entre 1993 et 2022.
Les inondations ont touché plus de la moitié des personnes concernées, tandis que les tempêtes ont causé les pertes économiques les plus importantes, soit 2 330 milliards de dollars.
Voir aussi :
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Source : The Nation Thailand
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1 commentaire
Je cite : « La Thaïlande a été retirée du classement des 10 premiers pays touchés par des conditions météorologiques extrêmes de l’indice des risques climatiques. » fin de citation.
Je relève en premier lieu, si je comprends bien l’article, qu’il s’agit d’un rapport paru cette année 2025, mais concernant un classement (30ᵉ place) allant depuis 1993 jusqu’à l’année 2022, soit étalé sur 29 ans, alors que la 9ᵉ place occupée, l’a été durant une période de 2 ans, entre 2019 et 2020…
Si je ne fais pas d’erreur dans mon interprétation, les paramètres temporels qui en arrivent à ces conclusions, sont donc totalement différents dans le mode de calcul de la place occupée par la Thaïlande, de la 30ᵉ à la 9ᵉ… Oui ? / non ?
Quoi qu’il en soit, et malheureusement, cela ne va pas changer grand-chose sur le terrain et je parierai jusqu’à mon dernier centime que la Thaïlande va réapparaître dans ce classement des catastrophes météorologiques majeures durant la période de la saison des pluies, avec son cortège d’effondrements, de glissements de terrain, de boues, de rochers, de dégâts électriques, de destruction d’immeubles et de biens matériels, de récoltes, de ponts emportés, de routes effondrées, conséquences des ouragans, typhons, tempêtes et inondations qui vont se succéder dans tout le sud-est asiatique de mai à fin octobre, avec plus ou moins de gravité selon les pays touchés et leur position géographique…
Cela n’est évidemment pas exclusif à la Thaïlande en cette ère de changement climatique mondial dont les conséquences prévisibles avaient déjà été annoncées par de nombreuses ONG et autres spécialistes climatiques bien avant le début des années 2000, mais ignorées jusqu’il y a peu par les gouvernements des pays les plus industrialisés, dont les États-Unis de l’ère trumpiste, allant jusqu’à nier l’existence d’un réchauffement général pourtant aussi évident que 2 et 2 font 4 !
Et bien voilà, maintenant, on y est, et ce n’est que le début, les portes viennent à peine de s’ouvrir et le pire est à venir dans les prochaines décennies !
Les États qui réagissent à présent s’y sont pris bien trop tard et comme souvent, agissent quand les dégâts sont apparents et touchent les populations qui ne peuvent que subir ces phénomènes et leurs conséquences : cyclones, tempêtes tropicales, inondations, incendies, etc…
Sans parler du coût pour la collectivité par manque de prévention globale…
La nature humaine est ainsi faite qu’elle n’engage que peu de moyens pour empêcher une situation potentiellement prévisible, alors que les réparations matérielles, morales, psychologiques, physiques des biens et des personnes engendrent des dépenses bien plus conséquentes.
Fondamentalement, rien ne changera jamais dans ce sens, j’en ai bien peur, la loi du « attendons que ça arrive… on verra ensuite » étant la règle et les exceptions rarissimes, tandis que les dirigeants politiques des plus grandes puissances étant essentiellement préoccupés par l’augmentation toujours plus importante de leur budget d’armement et de ré-armement militaire qui permet déjà à l’heure actuelle de détruire 7 fois toute la planète et de maintenir ad vitam æternam, des tensions et instabilités géo-politiques qui conduisent aux conflits armés à travers le monde et qui ne solutionnent rien du tout, mais détruisent, rasent, tuent et anéantissent des pays et des peuples…
Aaaah…la race humaine et ses valeurs !!! qui se résument en une seule phrase : « faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ».