Un éléphant qui avait été offert par la Thaïlande au Sri Lanka va être rapatrié en Thaïlande, car il subit des mauvais traitements dans son pays d’accueil.
Une dizaine d’éléphants thaïlandais vivent encore à l’étranger, mais il est peu probable qu’ils reviennent un jour sur leur Terre-Natale, car tous ont été offerts par le gouvernement thaïlandais à des pays alliés en tant que « messagers de la paix ».
Ce titre leurs confèrent un statut d’ambassadeur diplomatique, a indiqué le ministre des Ressources Naturelles et de l’Environnement Varawut Silpa-archa.
Le ministre en a profité pour rappeler que la Thaïlande avait cessé d’envoyer des éléphants thaïlandais à l’étranger il y a environ trois ans à la suite des protestations de groupes de défense de l’environnement qui s’y étaient fortement opposés.
Sak Surin, cet éléphant âgé de 30 ans reconnaissable d’entre tous par sa remarquable paire de défense, avait été offert par la Thaïlande au Sri Lanka en janvier 2001.
Il fait dans le contexte actuel office d’exception.
Le cas du pachyderme a défrayé la chronique et a suscité beaucoup d’émotion.
Voir : Diplomatie : quand le Sri Lanka torture un éléphant offert par la Thaïlande
Il sera sans doute le dernier éléphant thaïlandais envoyé à l’étranger qui aura la possibilité de revenir et finir sa vie dans son pays d’origine.
Sak Surin présentait de nombreuses séquelles et blessures à cause des maltraitances dues à ses mauvaises conditions de vie et de détention.
Mais il est depuis soigné par une équipe de vétérinaires thaïlandais spécialement envoyés au Sri Lanka pour préparer son départ.
Les deux abcès sur son dos sont en bonne voie de guérison.
Il est désormais suffisamment en forme pour être ramené par avion en Thaïlande.
L’éléphant montre des signes de bonne humeur et semble comprendre les instructions qui lui sont données en thaïlandais.
Son rapatriement est programmé pour le 1er juillet de cette année.
Outre Sak Surin, deux autres éléphants thaïlandais vivent encore au Sri Lanka.
Ces deux-là se trouvent être en bonne santé et il est peu probable qu’ils reviennent un jour en Thaïlande.
Le seul coût du rapatriement de Sak Surin est estimé à environ 20 millions de bahts (537 045 euros).
Il comprend l’assistance vétérinaire pour prendre soin de l’éléphant tout au long du rapatriement ainsi que le coût de la construction d’une cage de transport spécialement construite pour l’affrètement ainsi que le vol.
Le vol affrété entre le Sri Lanka et Chiang Mai durera environ six heures et aura lieu dans la soirée du 1er juillet.
Il est prévu que Sak Surin puisse passer une nuit au zoo de Chiang Mai si son état de fatigue le nécessite après ce long voyage éprouvant.
Il sera ensuite emmené au centre de conservation des éléphants de Lampang où il pourra y être soigné, réhabilité et hébergé définitivement.
La cage spécialement construite pour accueillir l’éléphant pendant le voyage est maintenant presque terminée et devrait être envoyée au Sri Lanka dans le courant de la semaine prochaine.
Le rapatriement de Sak Surin vers son pays d’origine devrait être le dernier à être programmé.
La Thaïlande ayant interdit l’exportation d’éléphants en 2009.
Mais elle était revenue sur cette décision en 2019 quand le ministère thaïlandais du commerce extérieur avait proposé de relancer les exportations d’éléphants.
Ce retour en arrière avait suscité de nombreuses protestations de la part du public en général et des associations de protection de la nature et des animaux en particulier.
L’association Watchdog Thailand s’était particulièrement illustrée par sa mobilisation qui avait déclenché la vague de protestation.
Selon la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), dont la Thaïlande est signataire, les éléphants sont listés comme espèce en voie de disparition et leur commerce est interdit.
Les seules exceptions qu’autorise la convention concernent les éléphants offerts gracieusement à titre diplomatique sans contrepartie d’argent ou ceux qui le sont à fin de recherche scientifique.
Rungnapar Pattanavibool, directeur général adjoint du département des parcs nationaux, de la faune et de la flore, a déclaré que le département surveillera de près les conditions de vie et de bien-être des éléphants thaïlandais restant à l’étranger, ajoutant toutefois qu’il ne demandera pas leur rapatriement.
Le 26 mai 2016, Hanako, une éléphante thaïlandaise de 69 ans offerte au Japon en 1949 est morte de vieillesse dans son pays d’accueil.
La mort de la messagère de paix avait suscité une profonde et émouvante vague de tristesse à travers tout le pays.
Source : Thai PBS World
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1 commentaire
Il ne faut avoir aucune empathie envers les animaux pour les offrir comme des objets.