Accueil Actualités en ThaïlandeCoup dur pour la Thaïlande : échec du lancement du satellite THEOS-2A

Coup dur pour la Thaïlande : échec du lancement du satellite THEOS-2A

Publié : Dernière mise à jour le 1 commentaire 4 minutes à lire
Le satellite THEOS-2A a été lancé lundi, mais n'a pas réussi à atteindre son orbite en raison d'anomalies qui ont perturbé la rotation de la fusée, détournant sa trajectoire de vol. Photo : GISTDA

Une anomalie détectée lors du lancement depuis l’Inde a empêché le satellite thaïlandais THEOS-2A d’atteindre l’orbite prévue.

Cela a compromis la mission développée par les ingénieurs de la Gistda pour l’observation de la Terre.

Voir : La Thaïlande s’apprête à lancer le satellite haute résolution THEOS-2A

À retenir
  • Une anomalie détectée lors du troisième étage du lanceur indien PSLV a empêché THEOS-2A d’atteindre l’orbite prévue.
  • Le satellite pourrait ne jamais avoir atteint l’orbite et avoir été perdu, selon les ingénieurs de la Gistda.
  • THEOS-2A a été conçu et fabriqué par une équipe de 20 ingénieurs thaïlandais.
  • Il devait fournir des données essentielles pour la gestion des catastrophes, l’agriculture et l’environnement.
  • L’incident pourrait retarder le développement du futur satellite thaïlandais THEOS-3.

Que s’est-il passé pendant le lancement du PSLV ?

Lanceur PSLV du satellite haute résolution THEOS-2A

Lanceur PSLV du satellite haute résolution THEOS-2A.

L’Organisation indienne de recherche spatiale (ISRO) a confirmé qu’une anomalie survenue pendant la séquence de lancement d’une fusée transportant le satellite thaïlandais d’observation terrestre à haute résolution THEOS-2A a empêché l’engin spatial d’atteindre l’orbite prévue.

Le lancement était effectué par le lanceur indien PSLV-C62, dans le cadre de la mission EOS-N1, depuis le centre spatial Satish Dhawan à Sriharikota, dans l’État de l’Andhra Pradesh, en Inde.

Le premier satellite d’observation de la Terre construit en Thaïlande, THEOS-2A, devait décoller lundi à 11h48, heure thaïlandaise.

Cependant, l’Agence de développement des technologies spatiales et de la géo-informatique (Gistda) a confirmé par la suite que THEOS-2A n’avait pas atteint l’orbite prévue.

La Gistda, citant une déclaration du président de l’ISRO, V Narayanan, a déclaré que le lanceur polaire (PSLV) comportait quatre étages, deux utilisant du combustible solide et deux du combustible liquide.

Le lancement s’est déroulé sans encombre jusqu’à la fin du troisième étage, lorsqu’un défaut a été détecté, provoquant une légère anomalie dans la vitesse de roulis de la fusée.

La trajectoire de la fusée s’est alors écartée de son alignement prévu, a déclaré M. Narayanan.

La fusée PSLV-C62 transportait, outre le satellite thaïlandais THEOS-2A, une quinzaine d’autres satellites secondaires dans le cadre d’un lancement groupé à coûts partagés.

L’anomalie pourrait donc avoir affecté plusieurs missions simultanément.

Le lancement a été retransmis en direct sur la page Facebook de la Gistda, mais la diffusion a été interrompue après quelques minutes avant de reprendre avec M. Narayanan expliquant qu’une anomalie avait été détectée lors du fonctionnement du troisième étage du lanceur.

La Gistda a déclaré que de telles irrégularités peuvent se produire et que son équipe d’ingénieurs travaille en étroite collaboration avec l’ISRO pour analyser les données de vol.

Le scénario du pire : le satellite a-t-il été perdu ?

Selon l’équipe d’ingénieurs, le pire scénario serait que le satellite n’ait pas atteint son orbite et soit retombé sur Terre.

Une autre possibilité est qu’il ait atteint l’orbite, mais pas la position désignée requise pour fonctionner pleinement.

Mise à jour au 14 janvier

Voir : La Thaïlande a perdu un satellite mais pas ses ambitions spatiales

THEOS-2A, un satellite clé pour la Thaïlande

Le satellite Theos-2

Le satellite Theos-2. Image : The Nation Thailand

Le THEOS-2A, qui pèse 100 kg, a été développé par une équipe de 20 ingénieurs spatiaux thaïlandais, qui se sont chargés à la fois de la conception et de la fabrication.

Il s’agit du premier satellite thaïlandais construit à partir de matériaux de qualité industrielle.

Il s’inscrit dans le cadre de la politique économique spatiale du gouvernement, qui vise à encourager les entreprises nationales à développer et à investir dans les technologies et les matériaux spatiaux.

Selon la Gistda, THEOS-2A était destiné à servir d’« œil dans l’espace », fournissant des données plus précises pour soutenir l’élaboration de politiques en matière de :

  • Réponse aux catastrophes
  • Gestion des ressources naturelles
  • Agriculture intelligente
  • Urbanisme
  • Protection de l’environnement

Il devait également jeter les bases technologiques du futur satellite THEOS-3.

L’enquête conjointe ISRO–Gistda devra déterminer si THEOS-2A peut encore être récupéré ou si la mission est définitivement perdue.

Voir aussi :

La NASA va aider la Thaïlande dans son projet de conquête spatiale

La Thaïlande s’associe à la France dans le domaine des technologies spatiales

La Thaïlande va partir à la conquête de l’espace en 2023-2027


Source : Bangkok Post

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1 commentaire

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HANSSON 13 janvier, 2026 - 11 h 06 min

Apparemment, cet échec a pour objet une défectuosité du lanceur indien et ne met pas en cause le satellite thaïlandais en lui-même.

Malheureusement, les conséquences mettent en échec la mission du satellite THEOS 2.

Quand on sait le coût d’une telle opération, on est en droit de se demander si le choix du lanceur indien était judicieux, au lieu de le confier à un lanceur européen ou américain, dont la fiabilité est reconnue…

Je suppose que ce choix avait un coût bien moindre pour les finances de l’État thaïlandais comparé aux lanceurs de l’Eurospace, de la Nasa ou de SpaceX… en cas de réussite de la mission !!!

Cet échec, au final, risque de coûter plus cher qu’un lancement réussi en Guyane ou aux États-Unis et va retarder la suite du programme spatial thaïlandais de plusieurs années, tant au niveau technologique que par manque de moyens financiers, disparus dans l’espace !

Il reste l’espoir que les ingénieurs thaïlandais, avec l’aide de la NASA, puissent récupérer les commandes du satellite, et si la technologie embarquée le permet (notamment une propulsion intégrée de secours), contrôler et rectifier sa trajectoire et le remettre sur son orbite initialement prévue pour limiter les dégâts à tous les niveaux du programme spatial thaïlandais.

Sinon, il faudra repartir à zéro, ou presque, et, fort de cette expérience, faire un autre choix de lanceur plus fiable…

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