La Thaïlande a intensifié sa lutte contre la criminalité transnationale depuis le début de l’année 2026.
Près de 30 000 étrangers se sont vus refuser l’entrée sur le territoire, tandis que plus de 14 000 arrestations ont été réalisées dans le cadre d’une vaste opération du Bureau de l’immigration.
Une liste noire de plus de 169 000 personnes

Zone de contrôle des passeports dans un aéroport en Thaïlande.
Le général de division Cherngron Rimphadee, commissaire adjoint et porte-parole du Bureau de l’immigration, a indiqué que le chef de la police nationale, le général Kitrat Phanphet, avait ordonné un renforcement des contrôles à l’échelle nationale.
Cette opération vise les réseaux criminels transnationaux ainsi que les étrangers utilisant le statut de touriste comme couverture pour mener des activités illégales.
Cette politique est mise en œuvre à travers une stratégie baptisée « trois non » :
- pas d’entrée
- pas de séjour
- pas de fuite
Pour empêcher l’accès au territoire des personnes jugées indésirables, les autorités s’appuient notamment sur le système avancé d’information préalable sur les passagers (APPS), qui permet d’identifier les voyageurs avant leur embarquement.
La liste noire de l’immigration thaïlandaise comprend actuellement 169 506 noms.
Elle regroupe notamment des personnes ayant déjà été condamnées ou emprisonnées en Thaïlande ainsi que des individus faisant l’objet de notices d’Interpol.
Les personnes inscrites sur cette liste sont empêchées d’embarquer sur des vols à destination du royaume ou se voient refuser l’entrée aux postes-frontières terrestres.
Près de 30 000 étrangers refoulés aux frontières

Le passage frontalier entre la province thaïlandaise de Tak et la ville birmane de Myawaddy. Photo : Pattaya Mail
Les services de l’immigration ont également renforcé les contrôles visant les voyageurs bénéficiant d’une exemption de visa.
Les agents peuvent désormais soumettre certains arrivants à des interrogatoires approfondis lorsque leur comportement laisse supposer une intention de travailler illégalement en Thaïlande ou une implication dans des réseaux d’escroquerie opérant depuis des pays voisins.
Ces mesures ont conduit au refus d’entrée de 29 490 ressortissants étrangers au cours des cinq premiers mois de l’année.
Plus de 14 000 arrestations et 668 expulsions

Un agent de la police de l’immigration thaïlandaise devant une zone de détention ou de rétention sécurisée. Photo: Romeo Gacad/AFP
Le deuxième volet de l’opération cible les étrangers qui enfreignent les conditions de leur visa après leur arrivée dans le pays.
Les autorités ont notamment révoqué les visas de personnes exerçant des activités incompatibles avec leur statut, en particulier certains titulaires de visas étudiants qui ne suivaient pas réellement de cursus scolaire.
Au total, 668 étrangers ont vu leur autorisation de séjour annulée avant d’être expulsés.
Parallèlement, les services d’immigration ont mené des opérations de contrôle dans l’ensemble du pays.
Ces actions ont abouti à l’arrestation de 14 161 ressortissants étrangers pour diverses infractions entre le 1ᵉʳ janvier et le 30 avril 2026.
Les principales destinations touristiques sous surveillance

Devantures de boutiques affichant des langues étrangères et passants de plusieurs nationalités dans une rue de Pattaya. Photo : Pattaya Mail
La troisième composante de la stratégie repose sur le renseignement et la coopération avec les forces de police locales afin d’identifier les individus recherchés et les communautés considérées comme à risque.
Les services de l’immigration ont ainsi recensé 190 cibles liées à des ressortissants étrangers dans différentes régions du pays.
La province de Chonburi (Pattaya) concentre à elle seule 147 de ces cibles, loin devant Surat Thani (22), Phuket (10), Chiang Mai (9) et Mae Hong Son (2).
Les opérations menées jusqu’à présent ont débouché sur 31 arrestations.
Les enquêtes concernant les autres cibles identifiées se poursuivent.
Les autorités ont assuré qu’elles continueraient à surveiller les individus et les communautés considérés comme présentant un risque pour l’ordre public, notamment dans les principales zones touristiques du royaume.
Voir aussi :
- La Thaïlande durcit sa lutte contre les réseaux criminels étrangers
- La Thaïlande prépare une super-application pour les touristes et expats
- Fin du visa de 60 jours en Thaïlande : ce qui va changer pour les voyageurs
Source : Khaosod
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4 commentaires
Il faut comprendre : Nous avons arrêté toutes les personnes qui n’ont pas jugé nécessaire de payer de pots-de-vin, les têtes en l’air qui n’ont pas bien suivi leur visa, les routards fêtards qui pensaient passer entre les mailles du filet…
Bref, de la com à la thaïlandaise, mais qui ne règle pas les vrais problèmes.
Les réseaux criminels payent des agents corrompus pour mener en toute impunité leur «business» et autres activités.
L’attitude de la Thaïlande nuit à son image de pays accueillant et les touristes « longue durée » paient pour tout cela avec beaucoup de complications administratives qui n’ont pas lieu d’être à la lumière des façons de voyager actuelles. (Plus longtemps au même endroit pour réduire son empreinte écologique et tisser du lien avec le pays d’accueil).
Il suffit de regarder la Malaisie, possibilité de deux exemptions de 90 jours par an, soit 180 jours, moins de «criminalité» qu’en Thaïlande. Confort et qualité de vie similaires (si ce n’est pas, ou peu, de bars à p***, ou de fêtes déjantées, mais c’est aussi bien ainsi)…
Bref, la Thaïlande a tout faux comme d’habitude…
« Il suffit de regarder la Malaisie ».
Je ne suis pas certain que les touristes se bousculent pour rester des mois en Malaisie.
Tu ressens tout de suite la différence en traversant la frontière.
On te fait vite comprendre que les autorités malaisiennes ne badinent pas.
Le sourire a disparu et a laissé place à une rigueur évidente.
Fini le sabai sabai…
Cher Spartacus,
Allez donc à Kuala Lumpur, Penang, Langkawi, Johor…
Vous verrez beaucoup de touristes, y compris de longue durée…
Maintenant, si vous souhaitez des full moon parties déjantées, des « divertissements » nocturnes etc… c’est sûr que la Malaisie n’est pas faite pour vous…
Mais c’est peut-être ça que la Thaïlande n’a pas compris : les problèmes et criminalités ne viennent pas de la politique migratoire mais plutôt d’un manque évident de rigueur et d’un laisser-aller corrompu généralisé.
La Thaïlande ne vaut guère mieux que le Cambodge voisin, simplement elle arrive à faire (encore) illusion.
Je ne pense pas que l’on puisse comparer la TH avec le CAMBODGE et la MALAISIE, rien que pour juste « la location » des personnes du genre féminin…
Bon, je n’ai pas l’expérience de ces 2 pays… Tous ne viennent pas pour ça !
Hors sujet le 15 avril, il m’a fallu 2 h pour sortir de CDG Roissy: 1.
Le 6 juin, il a fallu 1 h 30 à ma conjointe pour sortir de CDG ROISSY 2 C.
À BKK, c’est quand même plus rapide, surtout pour les vieux, comme moi.