Le gouvernement thaïlandais choisit la St Valentin pour commencer le processus de réconciliation
La première réunion du comité de réconciliation national a lieu en ce moment même (de 09:00 à 12:00) dans les locaux du ministère de la défense.
Trois partis ont accepté d'y participer : Kwamwang Mai (New Aspiration) Party, Kruakhai Chaona Haeng Prathet Thai (Thai Farmers’ Network) Party et le Khon Thammada Haeng Prathet Thai (Ordinary People) Prathet, d'après le porte parole du ministère Lt-Gen Kongcheep Tantravanich.
Mercredi après midi, c'est le Chart Pattana Party qui viendra discuter avec le secrétaire permanent du ministère.
D'autres partis et formations seront invités dans le futur et les rendez-vous seront pris en fonction des disponibilités (s'ils acceptent l’invitation).
Le Chart Pattana est ce que l'on appelle "un petit parti" comparé aux deux grands Pheu Thai et Démocrates. Quant aux trois partis qui se déplacent ce matin, ils sont plutôt du type "groupuscule".
Source : thaivisa.com
Des solutions face à la pollution due aux sacs plastiques
Universal Biopack propose des emballages biodégradables produits à partir de bambou et de manioc pour endiguer le problème considérable de la pollution due aux matières plastiques.
https://www.youtube.com/watch?v=o-5eBexkxo4
La société utilise un brevet déposé par l'université de Bangkok pour fabriquer un emballage qui ne laisse derrière lui aucun déchet.
Un certain nombre de vendeurs d'aliments utilise déjà cet emballage pour remplacer ceux en polystyrène.
Une bonne initiative pour faire face à ça :
Un amas de détritus d’un kilomètre de long aperçu dans le golfe de Thaïlande
Attention à la météo : des conditions très instables
Le "Thai Meteorological Department" confirme, pour la troisième journée consécutive, des conditions très instables.
La partie supérieure du royaume et le sud de la mer de Chine sont dominés par un anticyclone très puissant qui repousse vers le Golfe de Thaïlande et le sud du pays les moussons en provenance du Nord-Est.
La plus grande prudence est recommandée en bord de mer.
Les petites embarcations, notamment celles de pêcheurs, ne doivent pas naviguer.
Les autorités de la province de Prachuap Khiri Khan attire l'attention des habitants et des touristes sur les dangers de pratiquer certains sports nautiques, en raison des vents violents et des fortes vagues qui pourront atteindre 4 mètres par endroit.
Il est impératif de respecter les règles de sécurité, et de s'abstenir de nager en présence d'un drapeau rouge.
La situation est aussi dégragée dans les provinces de Nakhon Si Thammarat, Phatthalung, Songkhla, Pattani, Yala et Narsathiwat.
- températures minimales : 19°C/26°C
- températures maximales : 30°C/32°C
- orages épars
- vents de 25 à 35 km/h
- mer agitée, notamment dans la province de Surat Thani.
Le temps sera également instable dans les provinces de Phuket, Krabi et Trang.
- températures minimales : 21°C/25°C
- températures maximales : 31°C/34°C
- orages épars - vents de 20 à 35 km/h
- mer agitée Il fera froid dans le centre du royaume
- températures minimales : 17°C/19°C
- températures maximales : 31°C/32°C
- vents de 15 à 30 km/h
Froid et brouillards dans le Nord et le Nord-Est
- températures minimales en plaine : 16°C/18°C
- températures maximales en plaine : 29°C/32°C
- Températures inférieures à 10°C en altitude.
- vents de 15 à 30 km/h
Source : Quotidien de Thaïlande
La "Young Buddhists Association of Thailand demande au nouveau Patriarche de défroquer Phra Dhammachayo
La "Young Buddhists Association of Thailand (YBAT)" a demandé au nouveau Patriarche Suprême (qui vient d'être nommé, voir plus haut) de défroquer Phra Dhammachayo, l'abbé honoraire du temple de Dhammakaya actuellement retranché et protégé par ses proches pour empêcher son arrestation.
Plusieurs mandats ont été émis à son encontre dans des affaires de blanchiment d'argent.
Somporn Thepsittha, le président de la YBAT qui dirige également le "National Legislative Assembly (NLA) Committee on religions, arts, culture and tourism", a indiqué hier qu'il avait adressé une demande à Somdet Phra Ariyawongsakhatayan (Ambhorn Ambharo), qui vient de prendre ses fonctions, vacantes depuis la mort en 2013 de l'ancien Patriarche, Somdet Phra Nyanasamvara Sangharaja.
Ce dernier aurait déjà, dans une lettre, proposé l'exclusion de Phra Dhammachayo, accusé d'avoir amassé une fortune considérable en violation des règles imposées aux moines.
Pol Colonel Paisit Wongmuang, le directeur du Department of Special Investigation (DSI), l'équivalent du FBI, a refusé hier d'indiquer comment il comptait s'y prendre pour interpeller Phra Dhammachayo dans l'enceinte du Dhammakaya Temple.
Il a simplement indiqué qu'une partie du complexe religieux occupe sans doute illégalement le domaine public et bloque l'accès à une voie d'eau navigable.
Selon le ministère de la Justice, le commissaire général adjoint de la Police nationale, Dejnarong Sutticharnbancha, aurait été mandaté pour procéder à l'arrestation de Phra Dhammachayo.
Des militaires de la "Army Area 1" seront réquisitionnés pour empêcher le blocage des accès au temple lorsque la police interviendra et perquisitionnera les lieux.
Comprendre la secte Dhammakaya
Phra Dhammachayo est un moine qui enseigne une nouvelle forme de Bouddhisme, complètement à l'opposé de l'enseignement de Bouddha.
Pour comprendre cette secte, et pourquoi elle se déguise sous le qualificatif de "Bouddhiste" il faut connaître les interêts et liens extérieurs.
Le dirigeant, Phra Dhammachayo, est un proche de l'ancien ministre Thaksin (aujourd'hui recherché par la police), l'agent du groupe Carlyle (groupe d’intérêt surnommé "la CIA des affaires) et du banquier George Soros en Thaïlande.
Pour contrôler un pays il faut contrôler la religion, et la CIA envoie des missionnaires évangélistes dans la région depuis des décennies.
D'ailleurs il faut se rappeler que toutes les tribus converties par ces missionnaires avant la guerre au Vietnam ou au Laos, ont ensuite été armées et entraînées par la CIA et ont combattu le communisme au côté des américains.
Ce qui gène le plus ces groupes d’intérêts dans la religion bouddhiste, c'est le fait qu'elle prône le détachement par rapport aux biens matériels, alors comme les conversions au christianisme n'ont pas eu beaucoup de succès en Thaïlande, malgré l'envoi de nombreux évangélistes, la solution c'était de créer une nouvelle forme de bouddhisme, un bouddhisme libéré de Bouddha, un "bouddhisme capitaliste", ultra-libéral, à l’américaine, et qui permet d'avoir un puissant contrôle mental sur les fidèles, c'est ce qu'a fait l'"agent" Phra Dhammachayo en créant la secte Dhammakaya, secte qui a sûrement bénéficié de tout le savoir faire de l'agence en marketing, propagande et d'important moyen financier.
Les idées de la secte sont très inspirés de celles du Dr Joseph Murphy, un prêtre jésuite, auteur de livre comme "La puissance de votre subconscient", ce sont des idées intéressantes mais qui n'ont rien à voir avec l'enseignement du Bouddha et qui sont utilisé pour manipuler les fidèles et leur permettre de prendre le contrôle du bouddhisme thaïlandais.
Grâce à Thaksin qui avait placé un proche de Phra Dhammachayo : Somdet Phra Maha Ratchamangkhlacharn, comme successeur au poste de Patriarche Suprême quand il était premier ministre (ce sont des sacrés stratèges !), ils étaient sur le point de prendre le contrôle du Bouddhisme thaïlandais !
Mais cela ne s'est pas passé comme prévu, les militaires ont refusé de se laisser faire et le nouveau roi a choisi un vrai moine bouddhiste, intègre à sa place (voir l'article) et le pays fait maintenant le ménage pour en finir avec cette secte.
MANIF – Altercations entre moines et soldats près de Bangkok
Réaction suite à la nomination d'un moine intègre au poste de patriarche suprême (voir ci-dessus) :
"Plusieurs milliers de moines bouddhistes ont manifesté lundi à Nakhon Pathom, près de Bangkok, pour protester contre l'ingérence de l'Etat dans les affaires religieuses.
Des heurts ont eu lieu avec les militaires venus disperser la manifestation quelque peu teintée de politique
Des altercations ont eu lieu lundi entre des moines bouddhistes et des militaires, alors qu’environ 3.000 hommes en robe orange s’étaient rassemblés dans le vaste parc de Puttha Monthon, près de Bangkok, pour soutenir le favori au poste de Patriarche Suprême.
La dispute autour de la nomination du chef du clergé bouddhique thaïlandais reflète les fortes divisions politiques qui minent le pays depuis plus d’une décennie.
Le favori, Somdet Phra Maha Ratchamangkhlacharn, est lié au puissant temple Dhammakaya, qui ne fait pas l’unanimité, d’autant qu’il prône un bouddhisme ultra libéral, loin des vœux de simplicité propres au bouddhisme thaïlandais.
Mais par-dessus tout, ses détracteurs dénoncent le fait que Somdet Phra Maha Ratchamangkhlacharn est un proche de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, personage au cœur de la rupture politique du pays, et ils estiment que ce dernier essaye maintenant de dominer aussi la religion.
Lorsque quelque 3.000 moines se sont rassemblés lundi dans la province de Nakhon Pathom, à l’ouest de Bangkok, pour manifester leur soutien la nomination de l’abbé Somdet Phra Maha Ratchamangkhlacharn, des soldats ont tenté de leur barrer le passage vers le Bureau National du Bouddhisme -l’organisme qui supervise la religion- où des fidèles étaient venus donner de la nourriture.
La presse thaïlandaise montrait lundi des images de moines tentant de forcer le barrage, s’en prenant aux militaires en uniforme.
Le Bangkok Post rapporte que le représentant du groupement de moines a été reçu en fin de journée par le vice-Premier ministre et ministre de la Défense, Prawit Wongsuwon, pour déposer des requêtes dont la première est que l’Etat n’interfère pas dans les affaires du bouddhisme.
Le précédent patriarche est décédé en 2013 à l’âge de 100 ans, mais son corps n’a été incinéré qu’en décembre dernier.
La nomination de son successeur a été retardée par une enquête menée sur le principal candidat pour déterminer si ce dernier avait payé ou non des taxes sur une voiture de luxe qui lui avait été offerte.
En avril dernier, le temple Dhammakaya avait restitué la somme de 20 millions de dollars qui lui avaient été donnée par le dirigeant d’une grande entreprise accusé plus tard d’avoir détourné cet argent."
Si le pays n'était pas dans les mains de militaire, il y aurait déjà de nombreuses manifestations et émeutes organisé partout pour déstabiliser le pays et remettre un membre de la famille Shinawatra au pouvoir !
Secte Dhammakaya, le gouvernement sur le point d’arrêter le gourou
Le Premier ministre Prayut Chan-o-cha exerce légalement l'autorité du Wat Phra Dhammakaya, après avoir signé un décret au nom de l'article 44 qui lui accorde les pleins pouvoirs.
L'assaut est imminent. Phra Dhammajayo, le fondateur de la secte Dhammakaya, se cacherait à l'intérieur du temple.
Il est sous le coup de plusieurs mandats d'arrêt dans des procédures de détournements de fonds, de blanchiment d'argent, et d'empiétement sur le domaine public ...
Une source militaire a déclaré que le raid pourrait commencer tôt jeudi.
L'armée serait chargée de mettre en place un cordon pour empêcher les partisans de Phra Dhammajayo d'intervenir et de bloquer les accès.
Source : Quotidien de Thaïlande
Enregistrement des bagages payant pour certains billets NOK AIR
Précédemment, tout passager avait droit à 15 kg en soute sur les vols Nok Air.
Cela reste vrai SAUF pour les billets "PROMO".
A partir du 20 février, si vous avez un billet promo, soit votre bagage est petit et vous le gardez en cabine, soit vous payez 525 thb pour 15 kg en soute (vols domestiques) ou 1600 thb (vols internationaux).
Il existe trois type de tarif chez NOK AIR : PROMO, ECO et FLEXI.
Pas de changement pour ECO et FLEXI, vous avez toujours droit à vos 15 kg et 20 kg respectivement.
Seuls les PROMO sont affectés. NOK AIR était la dernière compagnie low cost à offrir l’enregistrement des bagages gratuits VS AIR ASIA qui fait payer.
Exemple sur Chiang Mai PROMO : 590 thb (mais impossible à trouver) donc + 525 si bagage ECO : 1300 thb FLEXI : 2700 thb
Source : Le Modérateur
Les jeunes thaïlandaise qui se comportent de manière obscène sur Facebook Live seront emprisonnées
La police parle ici de très jeunes filles (mineures ou de 18 - 19 ans) qui restent habillées.
Si elle se trémoussent ou tournoient en uniforme scolaire, c'est la prison.
Le porte parole de la police Krissana Patanacharoen dit que ces comportements lascifs tombent sous le coup de la loi et sont des "actes obscènes".
Il ajoute que c'est encore plus grave si elles portent un uniforme scolaire :
"La police enquête sur quelques cas et les filles pourraient être poursuivies. Ne le faites pas car on vous trouvera."
Elles risquent 5 ans de prison et jusqu'à 100 000 baht d'amende.
Source : Le Modérateur ; Image : Sanook
Le gouvernement autorise la construction d'une centrale électrique à charbon à Krabi
Le premier ministre Prayut Chan-o-cha a présidé une réunion du National Energy Policy Committee au siège du gouvernement.
Le projet de centrale électrique au charbon était en attente depuis deux ans et il fallait prendre une décision.
La décision est OUI, il y aura une nouvelle centrale à charbon à Krabi.
Prayut dit que ce projet bénéficiera à la population et que sa sécurité est garantie.
On le sait, Abhisit, le leader du parti démocrate pourtant favorable à la junte a dit qu'il annulera ce projet s'il arrive au pouvoir (il n'est pas certain que cela soit légalement possible).
Une poignée d’habitants de la province sont montés à Bangkok pour une manifestation symbolique devant le siège du gouvernement.
Le chef de la junte avait pourtant interdit qu'ils entrent à Bangkok et il avait prévenu qu'ils pourraient se faire arrêter puisque tout rassemblement est interdit.
Pourtant on apprend que dans le même temps un fonctionnaire zélé a demander aux chefs de village d'organiser des mini manifestations de soutien localement.
Après avoir nié le processus, le gouverneur a annoncé que le fonctionnaire n'avait pas bien compris ce qu'on lui demandait et qu'il avait perdu son poste.
La semaine dernière un groupe important d'habitants de la province s'étaient réunis pour soutenir le projet dans la province mème.
En l'absence d'élections et de mécanisme de participation de la population aux décisions, les habitants de la province n'ont pas été consultés, de même que n'ont pas été publiés les études d'impact environnemental, si tant est qui y en ait eu car le gouvernement a édicté une loi il y a quelques temps qui lui permet de prendre des décisions rapides sans études environnementales.
Une page Facebook en anglais hostile à cette centrale existe et elle montre qu'une partie (non quantifiable) de la population est opposée au charbon dans une province touristique comme Krabi.
https://www.facebook.com/SayNoToKrabiCoalPowerPlant/
Source : Le Modérateur thaivisa
La police, qui a perquisitionné le temple Dhammakaya et tenté d'interpeller l'abbé Phra Dhammachayo âgé de 72 ans, poursuivis dans le cadre de plusieurs dossiers de malversations financières, a fait chou blanc.
Elle a découvert des oreillers sous les couvertures du lit du moine pour faire croire qu'il dormait.
L'homme très puissant et proche de Thaksin, est sûrement protégé par des policiers.
Phra Dhammachayo, le leader de la secte Dhammakaya échappe encore à la police
La police thaïlandaise a investi jeudi le plus célèbre temple du pays, qui compte des milliers de fidèles, à la recherche d'un moine au cœur d'un immense scandale financier qui tient en haleine le pays depuis des mois.
Dès les premières heures du jour, des milliers de policiers et militaires ont été déployés aux abords de cet immense complexe dans la province de Pathum Thani, à une trentaine de kilomètres au nord de Bangkok.
Lors des précédentes vaines tentatives de raid, des milliers de dévots avaient fait barrage pour empêcher la police d'entrer dans le temple pour arrêter Phra Dhammachayo, le moine septuagénaire qui a fondé cet ordre bouddhique en 1970.
Il lui est notamment reproché d'avoir détourné des millions d'euros de dons faits par ses fidèles, dont plus de 31 millions d'euros versés par un chef d'entreprise accusé d'avoir détourné cet argent.
Quelques moines ont une fois de plus tenté de s'interposer mais la police a réussi après un face-à-face tendu à pénétrer par l'une des portes.
Devant les autres entrées scellées, des dizaines de moines et de fidèles se sont massés pour faire face aux colonnes de policiers alors qu'en fond sonore les hauts-parle urs diffusaient des chants bouddhiques.
"Le temple de Dhammakaya a permis aux policiers et aux fonctionnaires de la DSI d'effectuer une fouille à l'intérieur du temple pour rechercher le suspect", a déclaré le responsable du Département des enquêtes spéciales (DSI) du ministère de la Justice, aux journalistes avant d'entrer dans le complexe.
S'adressant aux médias, un porte-parole du temple a expliqué qu'il ne pouvait pas confirmer la présence du chef spirituel à l'intérieur.
"Je ne sais pas où il se trouve - je ne l'ai pas vu depuis neuf mois environ", a déclaré Phra Sanitwong Wutthiwangso.
Le mouvement Dhammakaya, qui compte 3.000 moines, une fortune colossale et des ramifications dans plus de 30 pays, dont la France, est l'un des temples les plus riches du royaume.
Il est également souvent vu comme proche du milliardaire Thaksin Shinawatra, l'ancien Premier ministre en exil, bête noire des militaires au pouvoir.
(source : lorientlejour/AFP)
Un article complaisant d'Arnaud Dubus pour la secte Dhammakaya, on sent son mépris du bouddhisme theravada qu'il appel "petit véhicule", alors que même les bouddhistes se disant du "grand véhicule" ont pour la plupart cessé d'utiliser cette expression méprisante.
Il est aussi, en bon journaliste français "pro Thaksin" toujours à rajouter le qualificatif de "junte" à diaboliser et souligner le caractère "dictatorial" du gouvernement thaïlandais, alors que quand il parle d'une vraie dictature sanguinaire, comme la Birmanie, il a tendance à être beaucoup plus poli et respectueux.
D'ailleurs, si vous êtes journaliste et voulez écrire un article sur la Thaïlande, pour avoir toutes les chances d'être publié sur les grands médias, vous avez intérêt à faire comme lui !
Thaïlande : L’empire des bonzes attaqué
Par Arnaud Dubus,
Près de Bangkok, le temple Dhammakaya inquiète la junte par son influence. Fréquentée par des centaines de milliers de fidèles pour son bouddhisme moderne, l’institution génère également la controverse par son matérialisme et les soupçons de malversations qui pèsent sur elle.
«Un bouclier humain ? Comment pouvez-vous appeler cela un bouclier humain ? Les fidèles étaient simplement assis sur le bitume et chantaient des versets bouddhiques, comme ceux qui sont ici», lance le moine Phra Pasura Dantamano, massif et jovial dans sa robe safran, en désignant une centaine de fidèles vêtus de blanc qui psalmodient devant une rangée d’autres bonzes.
Guidant le visiteur à travers l’immense enceinte du temple Dhammakaya, dans la province de Pathum Thani, à une trentaine de kilomètres au nord de Bangkok, il évoque entre pointe d’agacement et sourires les deux opérations massives lancées par la police thaïlandaise contre le temple en juin et décembre.
«Nos fidèles ne parlaient même pas, ils n’avaient aucun moyen de défense ; nous n’utilisons pas la violence.
La présence des policiers avec leurs boucliers et leurs matraques était suffisante pour les effrayer», dit ce bonze chargé des relations publiques du temple.
Depuis des mois, l’affaire tient la Thaïlande en haleine. Pour arrêter l’abbé, le très controversé Phra Dhammachayo, accusé entre autres de malversations financières, un millier de policiers ont tenté de lancer un raid. Mais, par deux fois, la puissance de l’Etat thaïlandais a fondu devant quelques centaines de fidèles vêtus de blanc, priant et méditant à même la chaussée.
Après un face-à-face de plusieurs heures, les policiers antiémeute ont finalement battu en retraite.
C’est que le temple Dhammakaya est loin d’être une pagode bouddhique comme les autres. Pour commencer, il est, avec ses 3 000 moines, sa fortune colossale et ses branches dans 33 pays dont la France, le plus influent du royaume.
Le fondateur et leader du temple, Phra Dhammachayo, 72 ans, est considéré comme un saint bouddhiste par les fidèles de Dhammakaya. Le temple a par ailleurs des parts dans une banque et dans plusieurs entreprises.
Il est aussi soutenu par des hommes d’affaires de premier plan. Son influence est devenue telle à travers le pays que certains craignent qu’il prenne tout simplement le contrôle du bouddhisme thaïlandais.
«J’avoue ne pas comprendre pourquoi on s’acharne sur nous. Peut-être avons-nous trop de succès», explique Dantamano en poursuivant la visite à travers l’immense espace de 30 hectares ponctué de grandes stûpas et d’un hall de prière qui peut accueillir jusqu’à 300 000 personnes.
«A chaque fois qu’il y a des troubles politiques, nous sommes ciblés. Dans les années 70, on nous accusait d’être communistes parce que nous formions des étudiants», s’agace-t-il.
Ce succès, le temple Dhammakaya le doit à une combinaison de facteurs : utilisation habile de méthodes marketing pour attirer les fidèles et les donations, valorisation d’une technique de méditation qui produirait des effets psychiques bénéfiques tangibles, gestion moderne du temple qui plaît aux classes moyennes aisées…
Par comparaison, les temples de province, avec leurs rituels répétitifs et mécaniques, paraissent figés dans un passé révolu.
Avec son impressionnant département financier, ses monuments futuristes et ses moines diplômés d’université, Dhammakaya offre une version matérialiste et accessible du bouddhisme, en phase avec le consumérisme qui domine la société thaïlandaise.
«Lors de certaines séances de méditation centrées sur le contrôle de la respiration, l’abbé Dhammachayo remplace les habituels "inspirez, expirez", par des injonctions comme "enrichissez-vous"», raconte Suwanna Satha-Anand, professeure de religions à l’université Chulalongkorn de Bangkok.
Loin d’être embarrassés par ce qui peut apparaître comme une confusion malsaine entre le spirituel et le matériel, les bonzes de Dhammakaya mettent en avant leur pragmatisme. «Le bouddhisme est un excellent produit, mais avec le plus souvent un très mauvais marketing», aime à répéter le moine Thattachivo, abbé-adjoint du temple.
Mercedes de collection
La perspective d’une domination du bouddhisme national par ce temple a commencé à véritablement inquiéter les autorités lorsqu’un bonze âgé de 90 ans et très proche du temple Dhammakaya est apparu comme le seul candidat répondant aux conditions pour être nommé chef de l’Eglise bouddhique thaïlandaise.
Rompant avec la tradition, le leader de la junte et Premier ministre, le général Prayuth Chan-ocha, a préféré refuser de soumettre le nom du bonze au roi pour approbation, prenant prétexte d’une obscure affaire d’évasion fiscale liée à l’importation d’une Mercedes de collection.
Mais dans une société où le pouvoir véritable repose sur les réseaux et où les péripéties judiciaires ne sont le plus souvent qu’une façade, l’image d’un Etat thaïlandais unifié dans sa résolution à mettre au pas une institution religieuse atypique et menaçante ne reflète probablement pas toute la réalité.
Le temple Dhammakaya est simplement trop influent pour ne pas avoir ses propres soutiens au sein même de l’appareil d’Etat thaïlandais. «Quand il s’agit de préparer des cérémonies bouddhiques officielles de grande envergure, le gouvernement fait souvent appel au temple Dhammakaya, car c’est le seul qui a la capacité d’organisation pour cela», indique Vichak Panich, un expert du bouddhisme.
Dans les années 80, des unités de l’armée, notamment les forces spéciales, prêtaient main-forte au temple, alors au début de son expansion, pour préparer les jeunes aux stages intensifs de méditation.
Ce n’est qu’à partir du milieu des années 90, lorsque les premiers scandales, liés à des litiges fonciers, sont apparus, que certains secteurs de l’Etat thaïlandais ont pris leurs distances.
Beaucoup a également été écrit sur les liens entre le temple et les «Chemises rouges» (les partisans de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra) qui militent pour un rééquilibrage politique et social de la société thaïlandaise et s’opposent à la junte qui a pris le pouvoir en mai 2014.
Les dirigeants du temple nient l’existence de tels liens et, de fait, peu d’éléments tangibles en attestent. Mais il est clair que le temple, que certains disent exercer une influence sur près de 2 000 autres pagodes à travers le pays, constitue le seul mouvement organisé et structuré à l’échelle nationale qui échappe au contrôle de l’Etat.
Le dynamisme du temple Dhammakaya et sa faculté d’utiliser à son avantage le système - une bonne partie de la hiérarchie bouddhique officielle lui est acquise - mettent en évidence, par simple effet de contraste, l’état de déliquescence du reste de l’Eglise bouddhique thaïlandaise.
Asservie à l’Etat depuis la fin du XIXe siècle, la communauté monastique est devenue une institution fossilisée, de plus en plus coupée de ce qu’est la Thaïlande du XXIe siècle.
«Le mouvement Dhammakaya - en intégrant le capitalisme dans sa structure - est devenu populaire grâce aux Thaïlandais urbains pour qui l’efficacité, l’ordre, la propreté, l’élégance, la grandeur, le spectacle, la compétition et la réussite matérielle équivalent au bien», écrit Apinya Feungfusakul dans un article universitaire sur le mouvement.
«Endoctrinement des fidèles»
Au-delà de ces aspects sociaux et politiques, certains accusent le temple Dhammakaya de dénaturer l’essence du bouddhisme theravada (ou du Petit Véhicule) thaïlandais.
«Leurs enseignements sont en contradiction avec ceux du Bouddha à tous les niveaux, de la notion de mérite jusqu’au concept du Nibhana - ou Nirvana en sanskrit -, s’indigne le très respecté moine Phra Paisal Visalo, qui dirige un temple de la forêt dans le nord-est du pays.
Leurs méthodes n’essaient pas seulement d’endoctriner les gens subrepticement, mais elles visent tout simplement à les tromper.»
Mano Laohavanich, un ancien moine qui a passé plus de dix ans au temple Dhammakaya avant d’en devenir un des principaux détracteurs.
Le temple Dhammakaya rejette toutes ces accusations d’hétérodoxie, tout en reconnaissant que les cérémonies massives qu’il organise - avec souvent des dizaines de milliers de moines et des centaines de milliers de fidèles, du jamais vu dans le pays - peuvent choquer. «Nous sommes le plus grand temple de Thaïlande.
Notre force est de savoir travailler comme une équipe, ce que ne savent pas faire les petites pagodes au sein des communautés. Beaucoup de gens ne sont pas habitués à voir autant de monde dans un temple, à voir des projets aussi nombreux et d’une telle envergure. C’est peut-être cela qui les effraie», estime Phra Pasura Dantamano.
Arnaud Dubus envoyé spécial à Pathum Thani
Source : liberation.fr
Un spécimen très rare de chat sauvage aperçu à Chiang Mai
Un spécimen extrêmement rare de chat sauvage a été aperçu dans le sanctuaire écologique de Omkoi situé dans dans la province de Chiang Mai.
Une touriste russe arrêtée pour avoir nourri des poissons dans un parc naturel
Faites très attention quand vous vous trouvez dans un parc national protégé, respectez les lieux, sinon cela vous coûtera très cher !
Hier à Koh Racha, une ile au sud de Phuket, plage de Plab Pla, lors d'une patrouille de routine, des officiers ont pris Olga Smirnova, 53 ans, en flagrant délit de donner du pain aux poissons, déclare Suchat Rattanaruengsri le chef de la division de conservation des ressources maritimes.
Elle a été immédiatement arrêtée (elle ne semble pas avoir été menottée) car nourrir les poissons dans un parc naturel est passible de 100 000 thb d'amende et / ou un an de prison !
Suchat ajoute "Nous sommes très stricte. Elle doit payer une caution et doit rester en Thaïlande jusqu'à la fin de son procès."
En mai 2016, c'est un Chinois a pu repartir après avoir payé une caution / amende de 100 000 thb mais lui attrapait les poissons, ce qui est un peu différent.
Précédemment seuls pouvaient être arrêtés les personnes endommageant le corail mais la loi a changé et de "corail" on est passé à "tout, poissons inclus", et de "endommager" à "nourrir et autre".
L'amende est aussi passée de 40 000 à 100 000 thb.
Pour l'instant la touriste russe a payé ou paiera une caution pour rester en liberté et si l'amende infligée est de 100 000 thb, la caution servira à payer l'amende.
Enfin, précédemment, on ne pouvait pas emprisonner pour ces faits, maintenant, certainement à cause de toutes les dégradations constatés, on peut.
Source : Le Modérateur Thaivisa
Suite à des manifestations, le gouvernement suspend la construction de la centrale à charbon de Krabi
Le gouvernement demande que l'enquête d'impact environnemental soit reprise depuis le début
Dans le même temps l'EGAT (compagnie électrique) dit que le délai pourrait mettre la stabilité de l'électricité dans le sud en péril.
Ainsi après les manifestions finalement assez nombreuses à Bangkok et à Krabi, le gouvernement demande que l'on recommence le processus à zéro.
Les manifestants emprisonnés ont été relâchés.
Le premier ministre Prayut Chan-o-cha déclare que la construction de la centrale ne commencera pas tant que l'enquête d'impact environnemental (EHIA en anglais) ne sera pas achevée favorablement.
"Si un comité d'experts considère que la totalité de la EHIA doit être recommencée depuis le début, l'EGAT et le ministère de l'énergie, doivent s'y plier. Il faut suivre les processus selon la loi, en particulier la EHIA."
Les écologistes relâchés, ont été bien traités, et sont évidemment très satisfaits d'entendre cela.
Le premier ministre souhaite que la EHIA suive les recommandations du comité d'experts mais bien évidemment, le projet n'est pas enterré puisque le Sud a besoin d'électricité.
L'EGAT s'inquiète et craint d'autres manifestations dans le futur de personnes qui n'habitent même pas la province.
L'EGAT a peur que le projet soit retardé de 7 ans or la demande va beaucoup augmenter durant de temps.
"Nos nouvelles lignes à haute tension peuvent transporter de 600 à 1000 mégawatts mais ce n'est pas une bonne solution, il nous faut une centrale à Krabi pour assurer la stabilité du courant."
Une autre centrale à charbon sera construite à Songkhla avec une capacité de 1100 MW mais il s'agit là d'un projet indépendant qui verra le jour de manière certaine en 2022.
Source : Le Modérateur Thaivisa





