Accueil Actualités en ThaïlandeIncroyable volte-face en Thaïlande qui va faire plaisir aux amateurs de cannabis

Incroyable volte-face en Thaïlande qui va faire plaisir aux amateurs de cannabis

3 commentaires 5 minutes à lire
La Thaïlande veut réglementer le cannabis tout en le maintenant légal

Dans un surprenant revirement, le gouvernement thaïlandais a annoncé que le cannabis ne serait pas reclassé sur la liste des stupéfiants.

Le vice-premier ministre Anutin Charnvirakul a déclaré le mardi 23 juillet :

« La Thaïlande s’efforcera de contrôler la consommation de cannabis par la voie législative au lieu de le réinscrire sur la liste des stupéfiants. »

Le plus « stupéfiant » dans cette affaire, c’est que le revirement s’est fait après une rencontre entre Anutin, l’homme politique à l’origine de la dépénalisation, et l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra.

Ce qui a tendance à confirmer les accusations de certains qui affirment que ce n’est pas Srettha Thavisin, le Premier ministre actuel, qui dirige la Thaïlande, mais Thaksin.

Voir aussi : Guerre des polices en Thaïlande : l’ombre de Thaksin Shinawatra ?

Avant ce retournement, il avait été annoncé que le cannabis serait reclassé sur la liste des stupéfiants en 2025.

Voir : Le cannabis est-il encore légal en Thaïlande ? Ce que les touristes doivent savoir

M. Anutin, dont le parti Bhumjaithai a longtemps défendu la dépénalisation du cannabis à des fins médicales et économiques, a déclaré :

« Le Premier ministre Srettha Thavisin est désormais d’accord pour dire que la législation est la mesure appropriée à prendre.

Je voudrais le remercier d’avoir examiné cette question et d’avoir décidé de promulguer une loi ».

Il a fait ces commentaires après s’être entretenu avec M. Srettha et le ministre de la Santé publique, Somsak Thepsutin, mardi.

Le Premier ministre aurait donné des directives pour la promulgation d’une loi visant à contrôler la plante au lieu de la réinscrire sur la liste des stupéfiants.

Le ministre du Commerce, Phumtham Wechayachai, et Prommin Lertsuridej, secrétaire général du Premier ministre, ont également participé aux entretiens.

« Il s’agira d’une question de droit qui sera débattue au Parlement, où il existe déjà un projet de loi », a déclaré M. Prommin à Reuters.

« La question de savoir s’il s’agit ou non d’un stupéfiant est du ressort du Parlement. »

En 2022, la Thaïlande est devenue l’un des premiers pays d’Asie à dépénaliser la marijuana, mais sans loi pour la régir ni réglementation claire pour empêcher son utilisation à des fins récréatives.

M. Anutin était alors ministre de la Santé publique.

Cette décision a provoqué une explosion de l’usage récréatif, des cafés de cannabis et des détaillants, ainsi qu’une inquiétude du public quant à l’abus de cette substance.

Voir : 60 % des Thaïlandais favorables au reclassement du cannabis en stupéfiant

Le parti Bhumjaithai avait ensuite rédigé un projet de loi visant à réglementer l’usage du cannabis, mais celui-ci n’avait pas passé le cap de la première lecture avant que les élections ne soient convoquées l’année dernière.

Le gouvernement actuel, dirigé par le parti Pheu Thai, a maintenu que l’usage récréatif du cannabis ne serait pas autorisé dans le cadre de la nouvelle réglementation élaborée par le ministère de la Santé publique.

M. Srettha a déclaré précédemment que la plante serait réinscrite sur la liste des stupéfiants, avec des exceptions pour l’usage médical et la recherche.

Il a donné aux fonctionnaires jusqu’à la fin de l’année pour rédiger les règles nécessaires.

Tension au sein de la coalition

La Thaïlande ne reclassera pas le cannabis sur la liste des stupéfiants

Le vice-Premier ministre Anutin Charnvirakul, avec le leader du Pheu Thai Paetongtarn Shinawatra et son père, Thaksin Shinawatra, chantent ensemble au karaoké. Photo : compte Instagram de Maynatchira

Au cours du week-end, M. Anutin a reçu l’ancien premier ministre Thaksin Shinawatra, considéré comme le véritable leader du Pheu Thai, au Rancho Charnvee Resort & Country Club, propriété du leader du Bhumjaithai, près de Khao Yai, à Nakhon Ratchasima dans le nord est de la Thaïlande.

Mardi, M. Anutin a déclaré aux journalistes qu’il s’agissait d’une occasion strictement sociale et non politique.

Il y a eu des spéculations sur le fait que le désaccord sur le cannabis commençait à menacer l’unité de la coalition.

La Thaïlande a connu une croissance rapide du secteur de la vente au détail de marijuana, avec des dizaines de milliers de boutiques et d’entreprises qui ont vu le jour au cours des deux dernières années, dans une industrie dont la valeur devrait atteindre 1,2 milliard de dollars d’ici 2025.

Bhumjaithai, le deuxième parti le plus important de la coalition actuelle, a toujours insisté sur le fait qu’il était favorable à la marijuana à des fins sanitaires et économiques, mais pas à des fins récréatives, et s’est opposé à la récriminalisation de la marijuana.

M. Anutin, qui est également ministre de l’Intérieur, a déclaré que le gouvernement allait maintenant discuter d’un projet de loi visant à réglementer l’industrie du cannabis, et que les partis politiques pourraient soumettre des projets au Parlement.

Des propositions de réglementation visant à recriminaliser le cannabis ont déjà été mises en œuvre, mais elles doivent encore être approuvées par l’Organe de contrôle des stupéfiants.

En tant que membre du conseil, M. Anutin s’est engagé à voter contre le projet.

Le Bureau du contrôle des stupéfiants a proposé que les changements soient effectifs à partir du 1ᵉʳ janvier 2025 afin de donner une période de grâce de quelques mois aux opérateurs préoccupés par leur statut légal pour s’adapter et demander de nouvelles licences.

Les nouvelles règles interdiraient la possession, l’importation et la vente de fleurs et de résine de cannabis, sauf si l’on dispose d’une licence délivrée par le ministère de la Santé publique.

Les graines de cannabis ainsi que les parties à faible teneur en tétrahydrocannabinol (THC), telles que les feuilles, les racines, les fibres et les tiges, ne seront pas récriminalisées.

Voir aussi :

Thaïlande : vote majoritaire pour reclasser le cannabis comme stupéfiants

Thaïlande : une majorité s’oppose à la recriminalisation du cannabis

Le marché du cannabis en Thaïlande pourrait perdre 10 milliards de bahts


Source : Bangkok Post

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3 commentaires

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HANSSON 24 juillet, 2024 - 11 h 02 min

Je cite : « Le Premier ministre Srettha Thavisin est désormais d’accord pour dire que la législation est la mesure appropriée à prendre. » Fin de citation.

On se croirait vivre en live un épisode du feuilleton américain « Dallas »….

D’abord, le ministre de l’Intérieur et ancien ministre de la Santé Anutin, à la base de la loi de dépénalisation rencontre presque « par hasard » Taksin Shinawatra venu lui rendre une petite visite de courtoisie dans sa propriété en Issan et entre 2 verres de whisky de 22 ans d’âge, et un homard au champagne et mousse de caviar, ils discutent « par hasard » du sort de cette loi controversée depuis quelques mois.

Et comme par miracle, après ce week-end de « détente sociale », le ministre Anutin, après s’être concerté avec le Premier ministre Srettha et les responsables des ministères concernés, déclare que tout le monde s’est mis d’accord en à peine 48 h pour laisser la loi en place, tout en contrôlant son application de manière plus stricte, alors que la coalition au pouvoir est en désaccord sur un retour ou non du cannabis sur la liste des stupéfiants depuis plusieurs mois.

Que les hommes politiques thaïlandais soient de piètres comédiens, peu enclins à la discrétion ne surprendra plus personne.

Mais, au-delà de cette remarquable (dans tous les sens du terme) prestation politique, la classe politique, à travers le gouvernement actuel, démontre une fois de plus que le retour aux affaires du pays de Taksin Shinawatra n’est pas un leurre et qu’il pèse de tout son poids sur la ligne directrice de la politique de « son » gouvernement et de « son » parti…

Je suis curieux de voir de quelle manière le Pheu Thai va s’engager dans la campagne des prochaines législatives de 2028, si la présente coalition arrive au terme de son mandat et comment le parti Move Forward de Pita, majoritaire en voix lors des dernières élections de mai 2023, va pouvoir se positionner sur l’échiquier des élections, si en coulisses, on n’arrive pas à « disqualifier » son leader pour une raison ou l’autre, de la même manière par laquelle il fut évincé du pouvoir en 2023.

Comedia del Arte avec une véritable cohorte de guignols dont les grosses ficelles sont tirées par Arlequin lui-même…

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Rmanu 24 juillet, 2024 - 16 h 26 min

Ce qui me semble incroyable et dommage en Thaïlande, c’est que d’un côté le Cannabis est « Légal » et de l’autre, vapoter est « Illégal ». Bizarre…

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HANSSON 25 juillet, 2024 - 9 h 41 min

Très simple, RMANU…

En dehors du fait que cela nuit effectivement à la santé (argument vedette avancé par les autorités), vapoter ne rapporte que des miettes à l’État, alors que son usage coûte à la collectivité en soins médicaux et autres conséquences sociales !

Tandis que les revenus taxables sur la culture, la commercialisation (plus de 8 000 points de vente en 2024, essentiellement installés dans les zones touristiques), la vente (environ 20.000 emplois directs) et la consommation illimitée du cannabis à moins de 0,2 de THC, tout comme la cigarette-tabac, rapportent des milliards de baths et tout porte à croire que les bénéfices pour l’État, sous forme de taxes directes et indirectes ne cessera de croître dans les années à venir…

Encore une question de gros sous, comme d’habitude…

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