Le chef de la police royale thaïlandaise (RTP) a demandé un délai au ministère de la Justice avant de pouvoir appliquer la nouvelle loi anti-torture.
La loi a été présentée en octobre 2022 et doit entrer en vigueur le 22 février.
Le général de police Damrongsak Kittiprapas a écrit au ministère de la Justice pour demander un délai dans l’application de la loi.
Selon le journal Prachatai English, la lettre de Damrongsak, chef de la police royale thaïlandaise, datée du 6 janvier, énumère les difficultés que ses agents auront à respecter la loi.
Selon lui, la loi exige de la police qu’elle procède à des enregistrements audio ou vidéo depuis le moment de l’arrestation jusqu’à la libération.
Cela nécessitera plus de 170 000 caméras corporelles et de véhicules supplémentaires, ainsi que davantage d’installations, pour un coût d’environ 3,4 milliards de bahts (95,5 millions d’euros), sans parler des coûts du Cloud.
Ce budget peut être soumis pour l’année fiscale 2023 au plus tôt.
La lettre souligne qu’une enquête sur la torture de la police menée auprès des agents à l’échelle nationale a révélé qu’ils sont encore en retard dans la gestion des technologies d’enregistrement et qu’il faudra du temps pour les former.
Enfin, M. Damrongsak indique que la loi manque de lignes directrices concrètes qui doivent être établies par la Commission pour la prévention et la répression de la torture et des disparitions forcées, une entité qui doit encore être mise en place.
La loi fournit des moyens juridiques clairs pour mettre fin à l’impunité dont jouissent les autorités qui torturent les gens pour leur extorquer des informations ou des aveux.
Elle oblige la police à réaliser des enregistrements audio ou vidéo tout au long de ses opérations, dès l’arrestation.
Elle exige également la tenue d’un registre complet des détentions, accessible aux agents administratifs et aux procureurs de la région où la détention a lieu.
Bien que la Thaïlande soit devenue signataire de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants en 2007 et qu’elle ait signé la Convention pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées en 2012, la première tentative d’adoption d’une loi d’application n’a eu lieu qu’en 2014.
Cette loi a une importance toute particulière en Thaïlande alors que certaines affaires ont révélé les pratiques scandaleuses de certains policiers corrompus.
Voir :
Une vidéo montre des policiers torturer et tuer un homme en Thaïlande
L’affaire « Joe Ferrari » met en lumière la corruption de la police en Thaïlande
Source : The Thaiger
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2 commentaires
Chef, chef, on vient d’arrêter un dealer de drogue, dans un bar, chef … On l’a interrogé sur place, dans les toilettes, à l’abri des regards des clients… pas beaucoup de lumière dans la toilette et ma caméra est tombée en panne, chef… cassée dans la bagarre pour arrêter le suspect !
Mais il a avoué… on va le conduire à l’hôpital, il s’est fracturé la mâchoire et 4 doigts en tombant dans le pot !
La France a des leçons à apprendre.