La loi interdisant les importations de déchets plastiques destinés aux usines industrielles entrera en vigueur au début de l’année 2025.
Voir : La Thaïlande va interdire les importations de déchets plastiques d’ici 2025
Le mardi 17 décembre, le ministère du Commerce extérieur a annoncé :
« Les importateurs thaïlandais ne seront pas autorisés à introduire des déchets plastiques dans le royaume à partir du 1ᵉʳ janvier 2025, afin de prévenir les risques pour l’environnement et la santé publique. »
Arada Fuangtong, directrice générale du ministère, a déclaré :
« Cette mesure, proposée par le ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement, a été approuvée par le gouvernement le 3 décembre et publiée dans la Gazette royale le lundi 16 décembre. »
Elle a précisé que cette mesure comprenait un amendement à l’article 39.15 de la liste tarifaire thaïlandaise, qui couvre l’importation de déchets, de rognures et de débris de plastique.
La liste originale stipule que l’importation de déchets plastiques dans le royaume est autorisée en cas d’approvisionnement insuffisant et doit être approuvée par le département des travaux industriels.
Après l’amendement, toutes les importations de déchets plastiques seront interdites à partir du 1ᵉʳ janvier.

Déchets plastiques en Thaïlande. Photo : Cynthia Chang
Le ministère a informé les importateurs qu’ils avaient jusqu’au 31 décembre pour achever leurs importations de produits concernés, a-t-elle ajouté.
Cette mesure fait suite à la résolution du gouvernement du 21 février 2023, qui vise à ce que les agences concernées établissent des mesures pour réglementer l’importation de déchets plastiques destinés à être utilisés comme matières premières dans les usines industrielles.
Les agences sont également tenues de promouvoir le recyclage des déchets plastiques domestiques dans le cadre du modèle d’économie BCG (Bio, Circulaire, Verte).
Voir : Réimaginer la Thaïlande avec une économie bio circulaire verte
« L’interdiction des importations contribuera à stimuler le recyclage du plastique en Thaïlande, en garantissant une utilisation plus efficace des ressources et en réduisant la quantité de déchets plastiques inutilisés », a déclaré M. Arada.
« Cela permettra également de réduire la pollution qui pourrait avoir un impact sur l’environnement et la santé publique. »
Voir aussi :
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La Thaïlande lutte face à l’augmentation des déchets plastiques
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Source : The Nation Thailand
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1 commentaire
Il était temps de prendre cette mesure d’interdiction, tant la Thailande se bat depuis des années et souvent, à peine perdue, contre l’amoncellement de quantités énormes de déchets plastiques accumulées par les industries et les particuliers pour la consommation intérieure.
La disparition des sacs plastiques à usage unique aux caisses des supermarchés a été une première étape (prise par les entreprises elles-mêmes et non pas par les autorités !!!)
Malheureusement, cette mesure n’a pas été suivie par d’autres allant dans le même sens pour réduire la quantité astronomique de plastiques utilisés tout autant pour l’alimentation que pour l’emballage des produits manufacturés, y compris dans le secteur alimentaire et l’E-commerce.
La prochaine étape consistera à mettre en place une politique nationale de récupération sélective des déchets par les services publics de ramassage des ordures ménagères avec l’organisation de tournées de camions bennes ciblant les différents déchets recyclables pour les diriger vers les usines adéquates, à savoir en priorité les déchets plastiques, les métaux alimentaires et autres (nombreuses canettes de boissons entre autres), les papiers et cartons, les déchets biodégradables et enfin le verre…
Actuellement, le ramassage sélectif est l’œuvre de particuliers qui en ont fait leur métier et revendent à bas prix ces déchets (uniquement plastiques, cartons et métaux) vers les usines de recyclages, mais qui ne représentent que quelques % de ce qui serait possible de recycler si ces ramassages sélectifs étaient organisés au niveau national par les service publics actuels de ramassage des ordures ménagères non triées qui finissent dans le meilleur des cas vers des incinérateurs, sinon, sont déversées dans des décharges à ciel ouvert avec toutes les conséquences environnementales, à court, moyen et long terme à l’image de la très connue décharge de Praeksa et ses 8 à 10 millions de tonnes de déchets de toutes espèces, située à une vingtaine de kilomètres à peine du centre de Bangkok et qui, en dehors des émanations odorantes de putréfaction est la source régulière d’incendies et d’émanations de fumées toxiques véhiculées par les vents, dus à des matières inflammables et à des émanations de gaz, le tout, alimenté par une chaleur externe et interne permanente !!!
Pour mettre fin à ce cycle infernal (et l’on voit encore chez nous, en Europe à l’heure actuelle, les difficultés et le coût pour le consommateur), cela nécessite également une information, éducation au civisme et discipline de la population qui devra se conformer à de nouvelles habitudes de tri..
Il en va de même pour les déchets alimentaires et biodégradables où, en régions rurales et agricoles, les paysans et agriculteurs peuvent jouer un rôle important afin d’amender leurs cultures de compost et d’engrais naturels issus de l’épandage des déchets biologiques et mettre fin de cette manière aux brûlis nocifs pour la santé des cultures en friche une bonne partie de l’année…
On le voit, dans ce domaine aussi, il y a du pain sur la planche pour les responsables locaux, régionaux et nationaux…
Là encore, faut se bouger le « Q », nom de Zeus !!!