La Thaïlande va lancer son 2ᵉ satellite de télédétection depuis le Centre spatial guyanais de Kourou le samedi 7 octobre.
L’Agence thaïlandaise pour le développement de la géo-informatique et des technologies spatiales (Gistda) a annoncé qu’elle retransmettrait le lancement de Theos-2 à 8 h 36, heure de Thaïlande, sur son site web et sa chaîne YouTube.
Le satellite sera déployé par une fusée lancée depuis le Centre spatial de Kourou en Guyane.
Le terme Theos est l’abréviation de Thailand Earth Observation Satellite (satellite thaïlandais d’observation de la Terre).
Theos-2 a été développé par des scientifiques thaïlandais dans le cadre du Gistda, avec la coopération des gouvernements thaïlandais et français.
La ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Supamas Isarabhakdi, a déclaré que le nouveau satellite deviendrait l’un des deux satellites d’observation de la terre exploités par le Gistda.
Elle a précisé que Theos-2 est capable de prendre des images à haute résolution d’objets d’une dimension d’au moins 50×50 centimètres.
Il sera capable de prendre des photos aériennes de la Thaïlande sur 74 000 kilomètres carrés par jour et de les renvoyer à la station terrestre du Gistda dans le district de Si Racha, dans la province de Chonburi.
Les photos aériennes seront utilisées pour mettre à jour les informations géographiques de la Thaïlande afin que le gouvernement puisse réagir à temps aux catastrophes naturelles.
Voir : Des régions de Thaïlande ravagées par les inondations
La ministre a ajouté que les informations actualisées seraient utiles pour la gestion de l’eau et d’autres ressources naturelles, ainsi que pour le développement de l’infrastructure technologique et du personnel spatial de la Thaïlande.
Mme Supamas a précisé que les photos aériennes et les données de Theos-2 seront mises à la disposition des organismes publics et privés ainsi que des établissements d’enseignement à des fins commerciales et éducatives.
Les informations seront accessibles à tous les niveaux, des start-ups aux grandes entreprises, a-t-elle ajouté.
Le directeur exécutif du Gistda, Pakorn Apaphant, a déclaré que Theos-2 est le deuxième satellite développé par la Thaïlande pour la télédétection.
Le premier, Thai Chote ou Theos-1, a été lancé le 1ᵉʳ octobre 2008.
Pakorn a déclaré que les informations fournies par Theos-2 soutiendraient le développement durable du pays et qu’elles seraient utiles au développement pour réduire les disparités économiques à long terme.
Selon le site web du Gistda, le projet Theos-2 a été approuvé par le précédent gouvernement le 14 mars 2017.
Initialement, le deuxième satellite de télédétection devait être lancé en 2021 pour remplacer Theos-1, qui devait expirer en 2013.
Le bon entretien de Theos-1 lui a toutefois permis de poursuivre ses opérations jusqu’à présent.
Theos-2 sera un satellite en orbite basse et se trouvera sur une orbite située à environ 621 kilomètres au-dessus de la Terre.
Il mesure 1,2 mètre de large, 1,2 mètre de long et 1,8 mètre de haut et pèse environ 425 kilogrammes.
Avec le carburant, il pèsera environ 455 kg.
Le nouveau satellite est équipé d’une image optique qui utilise des pixels de 50×50 cm, capable de prendre des photos aériennes d’une largeur de 10,3 km.
Le satellite peut prendre des photos de 74 000 km² et les renvoyer chaque jour à la station terrestre.
La durée de vie du satellite est estimée à 10 ans.
Les autorités thaïlandaises s’attendent toutefois à ce qu’il soit opérationnel pendant au moins deux ou trois fois la durée de vie estimée, sur la base de leur expérience avec Theos-1.
La durée de vie de Theos-1 était estimée à cinq ans, mais il est toujours opérationnel 15 ans plus tard.
Theos-2 aura une orbite solaire synchrone.
Il est conçu pour prendre des photos le long de 386 lignes orbitales et reviendra à la même position tous les 26 jours.
Il passera devant la Thaïlande quatre fois par jour, deux fois pendant la journée et deux fois pendant la nuit.
Il sera contrôlé par la station de base située dans le Space Inspirium du Gistda à Si Racha.
Voir aussi :
La Thaïlande prête à envoyer 2 satellites en orbite
La Thaïlande va partir à la conquête de l’espace en 2023-2027
La NASA va aider la Thaïlande dans son projet de conquête spatiale
La Thaïlande s’associe à la France dans le domaine des technologies spatiales
Source : The Nation Thailand
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1 commentaire
Je cite : « Les photos aériennes seront utilisées pour mettre à jour les informations géographiques de la Thaïlande afin que le gouvernement puisse réagir à temps aux catastrophes naturelles. » Fin de citation
Super, en cette période de fin de la saison des pluies et des grandes crues des rivières et des fleuves de Thaïlande, ce satellite tombe à pic pour évaluer l’étendue de la énième catastrophe naturelle due aux inondations actuelles dans le Nord de la Thaïlande, inondations récurrentes d’année en année, avec comme constat général, une incapacité des autorités à trouver des solutions à court, moyen et long terme pour éviter ou au moins, minimiser l’impact de ces inondations sur les populations rurales des provinces traversées par des rivières en crue, en particulier les rivières « Ping » et « Nan », mais aussi analyser de manière plus précise l’évolution et l’étendue des crues du Chao Praya en amont de Bangkok et son incidence catastrophique dans la capitale, due à sa situation géo-hydrographique, quelques dizaines de kilomètres avant son delta et la fin de son parcours dans le golfe de Thaïlande.
La situation de Bangkok, qui se trouve entre zéro et 1 mètre au-dessus du niveau de la mer, conjugué avec un enfoncement géologique mesuré en centimètres tous les ans et dû au « poids » de l’urbanisation à outrance avec des gratte-ciels de plus en plus hauts et de plus en plus lourds n’offre aucune perspective réjouissante afin d’éviter que les eaux du Cha Praya en crue, alimentées par toutes les rivières se déversant dans son lit, depuis les montagnes du Nord jusqu’aux affluents venant d’Issan ne viennent chaque année inonder de nombreux quartiers de basse altitude de la capitale… et pas de solution à ce problème, Bangkok s’enfonçant lentement, mais sûrement sur ses fondations rocheuses sédimentaires.
Les autorités politiques ainsi que les secteurs ministériels concernés par ces catastrophes naturelles qui, jusqu’à présent n’ont pu être maitrisées, vont (peut-être) mieux se rendre compte de l’étendue et de la manière dont évolue la situation et la détresse des habitants des régions touchées, les pertes en vies humaines et la destruction des biens immobiliers, des terres agricoles, des infrastructures routières, etc….
Les habitants des régions rurales agricoles pour la plupart en bordure des grandes rivières ne possèdent déjà pas grand’chose comme patrimoine propre, et celui-ci est complètement détruit, année après année !!!
Cette année ne fera pas exception à la règle, et avant même que les crues n’affectent la montée des eaux du Chao Praya, plusieurs régions du Nord de la Thaïlande sont déjà sous eaux… et le pire est à venir !
Et jusqu’à présent les gouvernements successifs se sont révélés impuissants à juguler et à limiter le désastre humanitaire et social de ce déferlement furieux et incontrôlé, sans parler d’une impuissance à restaurer les biens détruits des habitants victimes et à fournir une aide sociale de longue durée et suivie jusqu’à restaurer la situation des personnes lésées à l’identique d’avant la catastrophe…
Tout au plus, on assiste à des interventions dans l’urgence d’évacuation des personnes des zones sinistrées vers des hébergements et à des aides temporaires en nourriture et en biens de première nécessité (couvertures, vêtements, chaussures, colis sanitaires et d’alimentation), alors qu’ils ont tout perdu.
Une aide certes bienvenue et indispensable, mais oh combien insuffisante, incomplète et limitée dans le temps. C’est toute l’urbanisation rurale et les zones qui y sont consacrées, ainsi que les plans de localisation des terrains à bâtir, hors des zones sensibles qui doivent faire l’objet d’études et de mises en œuvre pour réévaluer les zones habitables et interdire la construction de maisons et le regroupement d’habitants dans des villages en zone inondables…
Mais apparemment, la volonté politique ne se manifeste vraiment qu’à travers des discours de bonnes intentions, car, année après année, rien ne change et on assiste aux mêmes « scenarii catastrophes » sans y trouver le moindre indice d’amélioration, avec toujours les mêmes victimes !!!